Parole du Très-Haut : « Et si vous êtes reconnaissants, Il l’agrée pour vous. »
C’est-à-dire : Il agrée de votre part l’acte de gratitude, car l’impératif « soyez reconnaissants » l’implique déjà. La question du « remerciement » a été traitée plus haut, dans la sourate al-Baqarah et ailleurs.
Le verbe « Il l’agrée » (yarḍahu) peut aussi signifier : « Il récompense et fait l’éloge ». Le « gré » (riḍâ) renvoie alors, soit à Sa récompense – il s’agit alors d’un attribut d’action, conformément à Sa parole : « Si vous êtes reconnaissants, J’augmenterai assurément (Mes bienfaits) pour vous » (Ibrâhîm, 7) –, soit à Son éloge, auquel cas il s’agit d’un attribut essentiel.
Quant à la récitation de « yarḍahu » : Abû Ja‘far, Abû ‘Amr, Shaybah et Hubayrah d’après ‘Âṣim prononcent avec la voyelle de la troisième personne (hâ) muette. Ibn Dhakwân, Ibn Kathîr, Ibn Muḥayṣin, al-Kisâ’î et Warch d’après Nāfi‘ prolongent la ḍamma ; les autres lecteurs la réduisent.
« Et nul ne portera le fardeau d’autrui ; puis, vers votre Seigneur sera votre retour, et Il vous informera de ce que vous faisiez. Certes, Il est parfaitement connaisseur de ce que recèlent les poitrines. » – Cette expression a déjà été commentée en plusieurs passages.
(Sourate az-Zumar 39, versets 8-9)
« Quand un malheur atteint l’homme, il invoque son Seigneur, se tournant vers Lui avec repentir ; puis, lorsque celui-ci l’a gratifié d’un bienfait venu de Lui, il oublie Celui qu’il invoquait auparavant, et il attribue à Dieu des égaux, afin d’égarer (les gens) loin de Son sentier. Dis-lui : “Jouis un moment de ta mécréance ; certes tu feras partie des hôtes du Feu.”
Ou bien [l’homme] qui, la nuit durant, se tient dévot, prosterné et debout, redoutant l’Au-delà et espérant la miséricorde de son Seigneur ? Dis : “Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ?” Seuls se rappellent les doués d’intelligence. »
Parole du Très-Haut : « Quand l’homme » – c’est-à-dire le mécréant – « est touché par un mal » – une détresse, qu’il s’agisse de pauvreté ou d’épreuve – « il invoque son Seigneur, se tournant vers Lui » : c’est-à-dire qu’il revient vers Lui, humble, soumis, implorant Son secours pour que soit levée cette détresse.
« Puis, lorsque Celui-ci l’a gratifié (khawwalahu) d’un bienfait venu de Lui » : c’est-à-dire qu’Il le lui a donné et en a fait le maître. On dit : « Dieu t’a khawwalah (un bien) », c’est-à-dire t’en a fait possesseur.
Abû ‘Amr ibn al-‘Alâ récitait ces vers :
« Là-bas, s’ils se voient confier (yustakhwalu) des biens, ils en font largesse ;
S’ils demandent, on leur accorde ; et si la fortune leur est propice, ils s’enrichissent. »