une paire. – Nous en avons déjà parlé précédemment.
« Il vous crée dans les ventres de vos mères, création après création ».
Qatâdah et As-Suddi expliquent : une goutte de sperme, puis une adhérence sanguinolente, puis une masse charnue, ensuite un squelette, enfin une chair revêtant ces os.
Ibn Zayd dit : « création après création » signifie : Il vous a créés dans les ventres de vos mères après vous avoir créés dans les reins d’Âdam.
D’autres ont dit : dans le dos du père, puis création dans le ventre de la mère, puis création après la naissance – ainsi l’a rapporté al-Mâwardî.
« Dans trois ténèbres » : la ténèbre du ventre, la ténèbre de l’utérus et la ténèbre du placenta – selon Ibn ‘Abbâs, ‘Ikrimah, Mujâhid, Qatâdah et Ad-Dahhâk.
Ibn Jubayr dit : la ténèbre du placenta, la ténèbre de l’utérus et la ténèbre de la nuit. L’opinion première est la plus correcte.
Il a également été dit : la ténèbre des reins de l’homme, la ténèbre du ventre de la femme et la ténèbre de l’utérus – c’est l’avis d’Abû ‘Ubaydah ; c’est-à-dire que l’obscurité ne Le gêne pas comme elle gêne les créatures.
« Tel est Allah – votre Seigneur ; à Lui la Royauté, point de divinité en dehors de Lui. »
« Comment donc pouvez-vous être détournés ? » c’est-à-dire : comment changez-vous d’orientation et vous détournez-vous de Son adoration pour adorer autre que Lui ?
Hamzah lit « immihâtikum » avec kasrah sur le hamzah et sur le mîm ; Al-Kisâ’î avec kasrah du hamzah et fatha du mîm ; les autres avec dhammah du hamzah et fatha du mîm.
[Sourate Az-Zumar (39), verset 7]
« Si vous mécroyez, Allah se passe de vous ; Il n’agrée pas la mécréance pour Ses serviteurs. Et si vous remerciez, Il l’agrée pour vous. Nulle âme chargée ne portera le fardeau d’une autre. Puis vers votre Seigneur sera votre retour ; Il vous informera alors de ce que vous faisiez. Il connaît parfaitement le contenu des poitrines. » (v. 7)
Parole du Très-Haut :
« Si vous mécroyez, Allah se passe de vous » : proposition conditionnelle et sa réponse.
« Il n’agrée pas la mécréance pour Ses serviteurs » : c’est-à-dire, s’ils mécroient, Il n’aime pas cela d’eux.
Ibn ‘Abbâs et As-Suddi disent : le sens est : Il n’agrée pas la mécréance pour Ses serviteurs croyants, ceux au sujet desquels Allah dit : « Mes serviteurs, sur eux tu n’auras aucun pouvoir » [Al-Isrâ’ : 65], et comme Sa parole : « Une source dont boiront les serviteurs d’Allah » [Al-Insân : 6], c’est-à-dire les croyants. Ceci est selon ceux qui ne distinguent pas entre agrément (ridâ) et volonté (irâdah).
D’autres ont dit : Il n’agrée pas la mécréance, même s’Il la veut (qadar). En vérité, Allah veut la mécréance du mécréant, et c’est par Sa volonté qu’il mécroit, mais Il ne l’agrée ni ne l’aime ; ainsi Il veut l’existence de ce qu’Il n’agrée pas. Allah – exalté soit-Il – a voulu la création d’Iblîs tout en ne l’agréant pas ; la volonté (irâdah) est donc distincte de l’agrément (ridâ). Tel est le dogme des gens de la Sunna.