[Exégèse de la sourate Az-Zumar]
La sourate « Az-Zumar » — on l’appelle aussi « Sourate Al-Ghuraf » (Les Appartements élevés).
Wahb Ibn Munabbih a dit : « Quiconque souhaite connaître le décret qu’Allâh – exalté soit-Il – a arrêté pour Ses créatures, qu’il récite la Sourate Al-Ghuraf. »
Elle est considérée comme mecquoise d’après Al-Ḥasan, ‘Ikrima, ‘Aṭâ’ et Jâbir Ibn Zayd.
Ibn ‘Abbâs a toutefois rapporté qu’à l’exception de deux versets révélés à Médine : le premier est
« Allâh a fait descendre le Meilleur des discours » (Az-Zumar, v. 23),
et le second :
« Dis : Ô Mes serviteurs qui avez excessivement péché contre vous-mêmes… » (Az-Zumar, v. 53).
D’autres ont affirmé qu’il s’agit en réalité de sept versets – depuis Sa parole :
« Dis : Ô Mes serviteurs qui avez excessivement péché contre vous-mêmes… »
jusqu’à la fin des sept derniers versets, révélés au sujet de Wahshî et de ses compagnons, comme il sera expliqué.
At-Tirmidhî rapporte d’après ‘Â’isha : « Le Messager d’Allâh – paix et salut sur lui – ne s’endormait jamais sans avoir récité Az-Zumar et Banî Isrâ’îl (Al-Isrâ’). »
La sourate compte soixante-quinze versets, et l’on a aussi dit : soixante-douze.
Au nom d’Allâh, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux
[Az-Zumar (39) : versets 1 à 4]
Au nom d’Allâh, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
- La révélation du Livre émane d’Allâh, le Tout-Puissant, le Sage ;
- Nous avons fait descendre vers toi le Livre en toute vérité ; adore donc Allâh en Lui vouant un culte exclusif.
- « Certes, à Allâh appartient le culte pur ; ceux qui, en dehors de Lui, se sont pris des alliés disent : “Nous ne les adorons que pour qu’ils nous rapprochent d’Allâh, d’un rapprochement intime.” » Allâh jugera entre eux sur ce en quoi ils divergent. En vérité, Allâh ne guide pas celui qui est menteur, ingrat.
- Si Allâh avait voulu Se choisir un enfant, Il aurait élu parmi ce qu’Il crée ce qu’Il veut. Gloire à Lui ! Il est Allâh, l’Unique, le Dominateur Suprême.
Paroles du Très-Haut :
« La révélation du Livre… »
Le terme « tanzîl » est au nominatif en tant que sujet ; son prédicat est « de la part d’Allâh, le Tout-Puissant, le Sage ». Al-Farrâ’ explique qu’il peut également être au nominatif avec le sens : « Ceci est une révélation. »
Al-Kisâ’î et Al-Farrâ’ autorisent aussi la lecture de « tanzîl » à l’accusatif, en tant que complément d’objet direct.
Al-Kisâ’î dit : c’est-à-dire : « Suivez et récitez : ‘‘la révélation du Livre’’ ».
Al-Farrâ’ précise : c’est un tour d’incitation, comme dans la parole divine : « (Respectez) le “Livre d’Allâh” prescrit pour vous » (An-Nisâ’, v. 24), c’est-à-dire : « Tenez-vous-y fermement. »
Quant au « Livre », il s’agit du Coran ; on l’appelle ainsi parce qu’il est consigné par écrit.