Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Parole du Très-Haut : « Puis il se repentit ». C’est-à-dire : il revint vers Allah et se repentit. Nous l’avons déjà mentionné.

Parole du Très-Haut : « Il dit : “Seigneur, pardonne-moi” », c’est-à-dire : absous-moi de mon péché ; « et fais-moi don d’une royauté qu’il ne conviendra à personne après moi ».

On s’interroge : comment Sulaymân a-t-il pu solliciter la vie d’ici-bas alors qu’Allah – Très-haut soit-Il – l’a blâmée, qu’Il la déteste et la considère méprisable ? La réponse, disent les savants, est que cette demande visait l’acquittement des droits d’Allah, l’administration de son royaume, l’organisation des rangs de Ses créatures, l’établissement de Ses limites légales, la sauvegarde de Ses prescriptions, l’exaltation de Ses emblèmes, la manifestation du culte, l’attachement permanent à Son obéissance, ainsi que la mise en ordre du code de la justice qui s’applique à eux de Sa part. C’était aussi pour confirmer les promesses divines selon lesquelles Il sait ce que nul parmi Ses créatures ne sait, ainsi qu’Il l’avait déclaré aux anges : « Je sais, Moi, ce que vous ne savez pas » (al-Baqarah, 30).

Qu’on mette donc Sulaymân – paix sur lui – à l’abri du soupçon d’avoir réclamé la pure jouissance mondaine ; lui et les prophètes sont en effet les plus détachés des créatures d’Allah vis-à-vis d’elle. Il ne demanda la royauté que pour Allah, tout comme Nûh demanda la destruction de ce monde pour Allah ; tous deux furent loués et exaucés : Nûh obtint l’anéantissement de ceux qui l’habitaient, et Sulaymân reçut la royauté.

On a dit encore : cette requête fut formulée sur ordre d’Allah – glorifié et exalté soit-Il – sous une forme qu’Il savait ne pouvoir être assumée que par Sulaymân seul, à l’exclusion de tous Ses serviteurs ; ou bien il voulut dire « une royauté immense » et s’exprima ainsi : « qu’il ne conviendra à personne après moi ». Cet avis, toutefois, prête à discussion ; le premier est plus juste.

Puis Allah lui dit : « Voilà Notre largesse ; distribue-la ou retiens-la sans compte ». Al-Ḥasan a dit : « Il n’est personne sur qui pèse une redevance envers Allah pour Ses bienfaits, hormis Sulaymân fils de Dâwûd – paix sur eux –, car Allah a dit : “Voilà Notre largesse …” ».

J’ajoute que cette parole réfute ce qui est rapporté dans le récit selon lequel le dernier des prophètes à entrer au Paradis serait Sulaymân fils de Dâwûd – paix sur lui – à cause de la royauté qu’il eut en ce bas-monde. Dans certains récits, il est même dit qu’il y entrerait quarante automnes après les autres prophètes ; l’auteur de « al-Qût » l’a mentionné, mais c’est un ḥadith sans fondement ; car lorsque le don d’Allah est dépourvu de toute redevance, émanant purement de Sa grâce, comment serait-il le dernier des prophètes à entrer au Paradis, alors qu’Il – qu’Il soit exalté – affirme : « Il jouit auprès de Nous d’une proximité et d’un beau retour » ?

Il est rapporté authentiquement : « Chaque prophète possède une invocation exaucée ; chacun d’eux s’est hâté de l’employer … » (le ḥadith). Nous l’avons déjà cité ; Allah avait donc, avant même la demande, décrété pour lui un besoin satisfait, d’où l’absence de redevance envers lui.

Le sens de Sa parole : « qu’il ne conviendra à personne après moi » est : que nul, après moi, ne Le sollicite pour une telle royauté ; comme s’il demandait qu’on en interdise la requête, afin que nul n’y attache d’espoir. Il ne demanda pas, en revanche, qu’Allah en interdise l’octroi.

Et l’on a dit : sa demande d’une royauté qu’il ne conviendrait

قَوْلُهُ تَعَالَى: " ثُمَّ أَنابَ" أَيْ رَجَعَ إِلَى اللَّهِ وَتَابَ. وَقَدْ تَقَدَّمَ. قَوْلُهُ تَعَالَى: " قالَ رَبِّ اغْفِرْ لِي" أَيِ اغْفِرْ لِي ذَنْبِي " وَهَبْ لِي مُلْكاً لَا يَنْبَغِي لِأَحَدٍ مِنْ بَعْدِي" يُقَالُ: كَيْفَ أَقْدَمَ سُلَيْمَانُ عَلَى طَلَبِ الدُّنْيَا مَعَ ذَمِّهَا مِنَ اللَّهِ تَعَالَى، وَبُغْضِهِ لَهَا، وَحَقَارَتِهَا لَدَيْهِ؟. فَالْجَوَابُ أَنَّ ذَلِكَ مَحْمُولٌ عِنْدَ الْعُلَمَاءِ عَلَى أَدَاءِ حُقُوقِ اللَّهِ تَعَالَى وَسِيَاسَةِ مُلْكِهِ، وَتَرْتِيبِ مَنَازِلِ خَلْقِهِ، وَإِقَامَةِ حُدُودِهِ، وَالْمُحَافَظَةِ عَلَى رُسُومِهِ، وَتَعْظِيمِ شَعَائِرِهِ، وَظُهُورِ عِبَادَتِهِ، وَلُزُومِ طَاعَتِهِ، وَنُظُمِ قَانُونِ الْحُكْمِ النَّافِذِ عَلَيْهِمْ مِنْهُ، وَتَحْقِيقِ الْوُعُودِ فِي أَنَّهُ يَعْلَمُ مَا لَا يَعْلَمُ أَحَدٌ مِنْ خَلْقِهِ حَسَبَ مَا صَرَّحَ بِذَلِكَ لِمَلَائِكَتِهِ فَقَالَ: " إِنِّي أَعْلَمُ مَا لا تَعْلَمُونَ" [البقرة: ٣٠] وحوشي سُلَيْمَانُ عَلَيْهِ السَّلَامُ أَنْ يَكُونَ سُؤَالُهُ طَلَبًا لِنَفْسِ الدُّنْيَا، لِأَنَّهُ هُوَ وَالْأَنْبِيَاءُ أَزْهَدُ خَلْقِ اللَّهِ فِيهَا، وَإِنَّمَا سَأَلَ مَمْلَكَتَهَا لِلَّهِ، كَمَا سَأَلَ نُوحٌ دَمَارَهَا وَهَلَاكَهَا لِلَّهِ، فَكَانَا مَحْمُودَيْنِ مُجَابَيْنِ إِلَى ذَلِكَ، فَأُجِيبَ نُوحٌ فَأُهْلِكَ مَنْ عَلَيْهَا، وَأُعْطِيَ سُلَيْمَانُ الْمَمْلَكَةَ. وَقَدْ قِيلَ: إِنَّ ذَلِكَ كَانَ بِأَمْرٍ مِنَ اللَّهِ جَلَّ وَعَزَّ عَلَى الصِّفَةِ الَّتِي عَلِمَ اللَّهُ أَنَّهُ لَا يَضْبِطُهُ إِلَّا هُوَ وَحْدَهُ دُونَ سَائِرِ عِبَادِهِ، أَوْ أَرَادَ أَنْ يَقُولَ مُلْكًا عَظِيمًا فَقَالَ: " لَا يَنْبَغِي لِأَحَدٍ مِنْ بَعْدِي" وَهَذَا فِيهِ نَظَرٌ. وَالْأَوَّلُ أَصَحُّ. ثُمَّ قَالَ لَهُ: " هَذَا عَطَاؤُنَا فَامْنُنْ أَوْ أَمْسِكْ بِغَيْرِ حِسَابٍ" قَالَ الْحَسَنُ: مَا مِنْ أَحَدٍ إِلَّا وَلِلَّهِ عَلَيْهِ تَبِعَةٌ فِي نِعَمِهِ غَيْرَ سُلَيْمَانَ بْنِ دَاوُدَ عليه السلام فإنه قال: " هذا عَطاؤُنا" الْآيَةَ. قُلْتُ: وَهَذَا يَرُدُّ مَا رُوِيَ فِي الْخَبَرِ: إِنَّ آخِرَ الْأَنْبِيَاءِ دُخُولًا الْجَنَّةَ سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ عَلَيْهِ السَّلَامُ لِمَكَانِ مُلْكِهِ فِي الدُّنْيَا. وَفِي بَعْضِ الْأَخْبَارِ: يَدْخُلُ الْجَنَّةَ بَعْدَ الْأَنْبِيَاءِ بِأَرْبَعِينَ خَرِيفًا، ذَكَرَهُ صَاحِبُ الْقُوتِ وَهُوَ حَدِيثٌ لَا أَصْلَ لَهُ، لِأَنَّهُ سُبْحَانَهُ إِذَا كان عطاؤه لَا تَبِعَةَ فِيهِ لِأَنَّهُ مِنْ طَرِيقِ الْمِنَّةِ، فَكَيْفَ يَكُونُ آخِرَ الْأَنْبِيَاءِ دُخُولًا الْجَنَّةَ، وَهُوَ سُبْحَانَهُ يَقُولُ: " وَإِنَّ لَهُ عِنْدَنا لَزُلْفى وَحُسْنَ مَآبٍ" . وَفِي الصَّحِيحِ: " لِكُلِّ نَبِيٍّ دَعْوَةٌ مُسْتَجَابَةٌ فَتَعَجَّلَ كُلُّ نَبِيٍّ دَعَوْتَهُ" الْحَدِيثُ. وَقَدْ تَقَدَّمَ فَجَعَلَ لَهُ مِنْ قَبْلِ السُّؤَالِ حَاجَةً مَقْضِيَّةً، فَلِذَلِكَ لَمْ تَكُنْ عَلَيْهِ تَبِعَةٌ. وَمَعْنَى قَوْلِهِ: " لَا يَنْبَغِي لِأَحَدٍ مِنْ بَعْدِي" أَيْ أَنْ يَسْأَلَهُ. فَكَأَنَّهُ سَأَلَ مَنْعَ السُّؤَالِ بَعْدَهُ، حَتَّى لَا يَتَعَلَّقَ بِهِ أَمَلُ أَحَدٍ، وَلَمْ يَسْأَلْ مَنْعَ الْإِجَابَةِ. وَقِيلَ: إِنَّ سُؤَالَهُ مُلْكًا لَا ينبغي

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies