Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Je dis :
Abû al-Faraj Ibn al-Jawzî a déclaré ce hadith faible, en ces termes : « L’excès des Râfidites dans l’amour qu’ils portent à ʿAlî – qu’Allah l’agrée – les a conduits à forger de nombreux hadiths au sujet de ses mérites, parmi lesquels le récit selon lequel le soleil se serait couché, faisant manquer à ʿAlî – qu’Allah l’agrée – la prière de l’asr, puis qu’il aurait été rendu en arrière pour lui. Du point de vue de la transmission, cela est impossible, et du point de vue de la raison, le temps ayant déjà expiré, son retour sous la forme d’un nouveau lever ne restitue pas l’heure manquée. »

Quant à celui qui soutient que le pronom “-la” (dans « rendez-la ») renvoie aux chevaux, affirmant qu’ils s’éloignaient de la vue de Sulaymân durant la course, il y a là une preuve de la légitimité des compétitions équestres, pratique instituée en religion. Nous en avons déjà parlé dans la sourate « Yûsuf ».

(Sourate Ṣâd, 38, versets 34 à 40)
« Nous avons certes éprouvé Sulaymân, et Nous avons placé sur son trône un corps ; puis il se tourna vers Nous repentant. (34)
Il dit : « Seigneur, pardonne-moi et fais-moi don d’une royauté qu’il ne conviendra à nul autre après moi. Tu es, certes, le Très-Généreux Donateur. » (35)
Nous assujettîmes alors pour lui le vent, qui, docile, soufflait selon son ordre où il voulait. (36)
De même [Nous assujettîmes] les démons, bâtisseurs et plongeurs tous autant qu’ils étaient, (37)
ainsi que d’autres encore, enchaînés dans les fers. (38)
« Voilà Notre largesse ; dispense-la ou retiens-la sans avoir à rendre de compte. » (39)
Et il a, auprès de Nous, une proximité et un beau refuge. (40)

Parole du Très-Haut : « Nous avons certes éprouvé Sulaymân. » On a dit que Sulaymân fut mis à l’épreuve après avoir régné vingt ans, puis qu’il régna encore vingt ans après l’épreuve – ainsi le rapporte az-Zamakhsharî. Le terme « éprouvé » signifie : Nous l’avons testé et châtié.

La cause de cette épreuve est ce qu’a rapporté Saʿîd ibn Jubayr d’après Ibn ʿAbbâs : deux parties vinrent se disputer devant Sulaymân – sur l’une d’elles se trouvaient des gens de Jarâdah, l’épouse que Sulaymân aimait. Il souhaita, par inclination, que le jugement penchât en leur faveur ; puis il rendit malgré tout un verdict équitable. Il fut cependant frappé par ce qui l’a frappé, en punition de cette inclination.

Saʿîd ibn al-Musayyib a dit : Sulaymân se tint caché du peuple trois jours durant, ne jugeant entre personne ni ne restituant le droit du lésé contre l’oppresseur. Allah – Très-haut – lui révéla alors : « Je ne t’ai pas établi comme lieutenant pour que tu te voiles de Mes serviteurs, mais pour que tu juges entre eux et que tu restitues le droit à l’opprimé. »

قُلْتُ: وَضَعَّفَ أَبُو الْفَرْجِ ابْنُ الْجَوْزِيِّ هَذَا الْحَدِيثَ فَقَالَ: وَغُلُوُّ الرَّافِضَةِ فِي حُبِّ عَلِيٍّ عَلَيْهِ السَّلَامُ حَمَلَهُمْ عَلَى أَنْ وَضَعُوا أَحَادِيثَ كَثِيرَةٍ فِي فَضَائِلِهِ، مِنْهَا أَنَّ الشَّمْسَ غَابَتْ فَفَاتَتْ عَلِيًّا عَلَيْهِ السَّلَامُ الْعَصْرُ فَرُدَّتْ لَهُ الشَّمْسُ، وَهَذَا مِنْ حَيْثُ النَّقْلِ مُحَالٌ، وَمِنْ حَيْثُ الْمَعْنَى فَإِنَّ الْوَقْتَ قَدْ فَاتَ وَعَوْدُهَا طُلُوعٌ مُتَجَدِّدٌ لَا يَرُدُّ الْوَقْتَ. وَمَنْ قَالَ: إِنَّ الْهَاءَ تَرْجِعُ إِلَى الْخَيْلِ، وَأَنَّهَا كَانَتْ تَبْعُدُ عَنْ عَيْنِ سُلَيْمَانَ فِي السِّبَاقِ، فَفِيهِ دَلِيلٌ عَلَى الْمُسَابَقَةِ بِالْخَيْلِ وَهُوَ أَمْرٌ مَشْرُوعٌ. وقد مضى القول فيه في " يوسف." «١» [سورة ص (٣٨) : الآيات ٣٤ الى ٤٠] وَلَقَدْ فَتَنَّا سُلَيْمانَ وَأَلْقَيْنا عَلى كُرْسِيِّهِ جَسَداً ثُمَّ أَنابَ (٣٤) قالَ رَبِّ اغْفِرْ لِي وَهَبْ لِي مُلْكاً لَا يَنْبَغِي لِأَحَدٍ مِنْ بَعْدِي إِنَّكَ أَنْتَ الْوَهَّابُ (٣٥) فَسَخَّرْنا لَهُ الرِّيحَ تَجْرِي بِأَمْرِهِ رُخاءً حَيْثُ أَصابَ (٣٦) وَالشَّياطِينَ كُلَّ بَنَّاءٍ وَغَوَّاصٍ (٣٧) وَآخَرِينَ مُقَرَّنِينَ فِي الْأَصْفادِ (٣٨) هَذَا عَطاؤُنا فَامْنُنْ أَوْ أَمْسِكْ بِغَيْرِ حِسابٍ (٣٩) وَإِنَّ لَهُ عِنْدَنا لَزُلْفى وَحُسْنَ مَآبٍ (٤٠) قَوْلُهُ تَعَالَى: " وَلَقَدْ فَتَنَّا سُلَيْمانَ" قِيلَ: فُتِنَ سُلَيْمَانُ بَعْدَ مَا مَلَكَ عِشْرِينَ سَنَةً، وَمَلَكَ بَعْدَ الْفِتْنَةِ عِشْرِينَ سَنَةً، ذَكَرَهُ الزَّمَخْشَرِيُّ. وَ " فَتَنَّا" أَيِ ابْتَلَيْنَا وَعَاقَبْنَا. وَسَبَبُ ذَلِكَ مَا رَوَاهُ سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ: اخْتَصَمَ إِلَى سُلَيْمَانَ عَلَيْهِ السَّلَامُ فَرِيقَانِ أَحَدُهُمَا مِنْ أَهْلِ جَرَادَةَ امْرَأَةِ سُلَيْمَانَ، وَكَانَ يُحِبُّهَا فَهَوَى أَنْ يَقَعَ الْقَضَاءُ لَهُمْ، ثُمَّ قَضَى بَيْنَهُمَا بِالْحَقِّ، فَأَصَابَهُ الَّذِي أَصَابَهُ عُقُوبَةً لِذَلِكَ الْهَوَى. وَقَالَ سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيِّبِ: إِنَّ سُلَيْمَانَ عَلَيْهِ السَّلَامُ احْتَجَبَ عَنِ النَّاسِ ثَلَاثَةَ أَيَّامٍ لَا يَقْضِي بَيْنَ أَحَدٍ، وَلَا يُنْصِفُ مَظْلُومًا مِنْ ظَالِمٍ، فَأَوْحَى اللَّهُ تَعَالَى إِلَيْهِ: " إِنِّي لَمْ أَسْتَخْلِفْكَ لِتَحْتَجِبَ عَنْ عِبَادِي وَلَكِنْ لِتَقْضِيَ بَيْنَهُمْ وَتُنْصِفَ مظلومهم" .
(١). راجع ج ٩ ص ١٤٥ وما بعدها طبعه أولى أو ثانية. [ ..... ]

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