Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Sa Parole – exalté soit-Il :

« Un Livre » : c’est-à-dire : voici un Livre ;

« que Nous avons fait descendre vers toi, – béni », ô Muhammad ;

« afin qu’ils méditent » : autrement dit : afin qu’ils se livrent à la méditation (li-yatadabbarû) – la lettre tā a été assimilée à la dāl. Cela constitue une preuve de l’obligation de connaître les significations du Coran, et une preuve que la récitation mesurée (at-tartîl) est préférable à la lecture précipitée (al-hadh), car il n’est pas possible de méditer en lisant à grande vitesse, comme nous l’avons expliqué dans le Kitâb at-Tadhkâr.

Al-Ḥasan a dit : « Méditer les versets d’Allah, c’est les appliquer. » La lecture de la majorité est : « li-yaddabbarû ». Abû Ḥanîfa et Shayba ont lu : « li-tadabbarû », avec un tā et l’allègement du dāl ; c’est aussi la lecture d’ ‘Alî – qu’Allah l’agrée. À l’origine : « li-tatadabbarû », l’une des deux tā ayant été omise pour alléger.

« et afin que se souviennent les doués d’intelligence » : c’est-à-dire les possesseurs de raison, dont le singulier est lubb. On en fait aussi le pluriel alub, comme bu’s devient ab’usu et ni‘m devient an‘um. Abû Ṭâlib a dit :
« Mon cœur, à son égard, se dresse plein de pénétration. »
Il arrive que l’on manifeste la consonne redoublée par nécessité poétique, comme l’a dit al-Kumayt :
« Vers vous, gens de la Famille du Prophète, mes attentes se tournèrent…
Des élans de mon cœur assoiffé et des entendements… »

(Sourate Ṣâd, 38 : 30-33)

« Et Nous accordâmes à Dâwûd Sulaymân. – Quel excellent serviteur ! Il était plein de repentir. »

« Lorsque, au déclin du jour, on lui présenta des coursiers racés, immobiles, »

il dit : « J’ai aimé l’amour du bien, au point qu’il m’a détourné du rappel de mon Seigneur, jusqu’à ce qu’ils disparaissent derrière le voile.

Ramenez-les-moi ! » Alors il se mit à leur frotter les pattes et les cous.

Sa Parole – exalté soit-Il :

« Et Nous accordâmes à Dâwûd Sulaymân. – Quel excellent serviteur ! Il était plein de repentir. »

Après avoir mentionné Dâwûd, Il mentionne Sulaymân. Le terme « awwâb » signifie « obéissant ».

« Lorsque, au déclin du jour, on lui présenta des coursiers racés, immobiles » : il s’agit de chevaux, pluriel de jawâd, qui désigne un cheval prompt à la course, comme on décrit un homme jawâd lorsqu’il est très généreux. On dit : qawmun ajwâd (des gens généreux), khaylun jiyâd (des chevaux d’élite). On dit aussi : jâda ar-rajulu bi-mâlihi yajûdu jûdan : l’homme a fait largesse de son bien, il est jawâd ; et un peuple jûd, par exemple

قَوْلُهُ تَعَالَى: " كِتابٌ" أَيْ هَذَا كِتَابٌ " أَنْزَلْناهُ إِلَيْكَ مُبارَكٌ" يا محمد " لِيَدَّبَّرُوا" أَيْ لِيَتَدَبَّرُوا فَأُدْغِمَتِ التَّاءُ فِي الدَّالِ. وَفِي هَذَا دَلِيلٌ عَلَى، وُجُوبِ مَعْرِفَةِ مَعَانِي الْقُرْآنِ، وَدَلِيلٌ عَلَى أَنَّ التَّرْتِيلَ أَفْضَلُ مِنَ الْهَذِّ «١» ، إِذْ لَا يَصِحُّ التَّدَبُّرُ مَعَ الْهَذِّ عَلَى مَا بَيَّنَّاهُ فِي كِتَابِ التَّذْكَارِ. وَقَالَ الْحَسَنُ: تَدَبُّرُ آيَاتِ اللَّهِ اتِّبَاعُهَا. وَقِرَاءَةُ الْعَامَّةِ " لِيَدَّبَّرُوا" . وَقَرَأَ أَبُو حَنِيفَةَ وَشَيْبَةُ " لِتَدَبَّرُوا" بِتَاءٍ وَتَخْفِيفِ الدَّالِ، وَهِيَ قِرَاءَةُ عَلِيٍّ «٢» رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ، وَالْأَصْلُ لِتَتَدَبَّرُوا فَحُذِفَ إِحْدَى التَّاءَيْنِ تَخْفِيفًا " وَلِيَتَذَكَّرَ أُولُوا الْأَلْبابِ" أَيْ أَصْحَابُ الْعُقُولِ وَاحِدُهَا لُبٌّ، وَقَدْ جُمِعَ عَلَى أَلُبٍّ، كَمَا جُمِعَ بُؤْسٌ عَلَى أَبْؤُسٍ، وَنُعْمٍ عَلَى أَنْعُمٍ، قَالَ أَبُو طَالِبٍ قَلْبِي إِلَيْهِ مُشْرِفُ الْأَلُبِّ وَرُبَّمَا أَظْهَرُوا التَّضْعِيفَ فِي ضَرُورَةِ الشِّعْرِ، قَالَ الْكُمَيْتُ: إِلَيْكُمْ ذَوِي آل النبي تطلعت ... ونوازع من قلبي ظماء وألبب [سورة ص (٣٨) : الآيات ٣٠ الى ٣٣] وَوَهَبْنا لِداوُدَ سُلَيْمانَ نِعْمَ الْعَبْدُ إِنَّهُ أَوَّابٌ (٣٠) إِذْ عُرِضَ عَلَيْهِ بِالْعَشِيِّ الصَّافِناتُ الْجِيادُ (٣١) فَقالَ إِنِّي أَحْبَبْتُ حُبَّ الْخَيْرِ عَنْ ذِكْرِ رَبِّي حَتَّى تَوارَتْ بِالْحِجابِ (٣٢) رُدُّوها عَلَيَّ فَطَفِقَ مَسْحاً بِالسُّوقِ وَالْأَعْناقِ (٣٣) قَوْلُهُ تَعَالَى: " وَوَهَبْنا لِداوُدَ سُلَيْمانَ نِعْمَ الْعَبْدُ إِنَّهُ أَوَّابٌ" لَمَّا ذَكَرَ دَاوُدَ ذَكَرَ سُلَيْمَانَ وَ " أَوَّابٌ" مَعْنَاهُ مُطِيعٌ. " إِذْ عُرِضَ عَلَيْهِ بِالْعَشِيِّ الصَّافِناتُ الْجِيادُ" يَعْنِي الْخَيْلَ جَمْعُ جَوَادٍ لِلْفَرَسِ إِذَا كَانَ شَدِيدَ الْحَضَرِ، كَمَا يُقَالُ لِلْإِنْسَانِ جَوَادٌ إِذَا كَانَ كَثِيرَ الْعَطِيَّةِ غَزِيرَهَا، يُقَالُ: قَوْمٌ أَجُوَادٌ وَخَيْلٌ جِيَادٌ، جَادَ الرَّجُلُ بِمَالِهِ يَجُودُ جُودًا فَهُوَ جَوَادٌ، وقوم جود مثال
(١). الهذ: سرعة القراءة. (٢). وفي الألوسي أن عليا قرأ" ليتدبروا" بتاء بعد الياء آخر الحروف وكذا في البحر لأبى حيان.

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