Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

‘Atâ’ al-Khurâsânî – ainsi que d’autres – a dit : « Dâwûd se prosterna quarante jours durant, jusqu’à ce que l’herbe poussât sous l’ardeur qui brûlait son ventre et recouvrît sa tête. On l’interpella alors : “Es-tu affamé pour qu’on te nourrisse, ou nu pour qu’on t’habille ?” Il poussa alors un sanglot si profond que le pâturage s’agita sous la chaleur de sa poitrine. Sa faute lui fut alors pardonnée et voilée.

Il dit : “Seigneur ! Ce péché qui ne concerne que Toi et moi, Tu l’as certes effacé ; mais qu’en est-il de tel homme, et de tant d’autres parmi les Fils d’Israël ? J’ai laissé leurs enfants orphelins et leurs femmes veuves !”

[Allah] dit : “Ô Dâwûd, nulle injustice ne Me dépassera au Jour de la Résurrection : Je donnerai d’abord au lésé pouvoir sur toi, puis Je lui ferai remise en échange de la récompense du Paradis.”

Il reprit : “Ô Seigneur, est-ce là le pardon facile !”

Puis il fut dit : “Ô Dâwûd, relève la tête.” Il voulut la relever, mais elle était restée collée à la terre. Jibrîl vint alors et l’arracha du sol comme on arrache la résine d’un arbre. (Ce récit est rapporté par al-Walîd ibn Muslim, d’après Ibn Jâbir, d’après ‘Atâ’.)

Al-Walîd dit : Mûnîr ibn az-Zubayr m’informa que les endroits où son visage touchait la terre restèrent collés au sol par les poils de sa face, aussi longtemps qu’Allah le voulut.

Al-Walîd – citant Ibn Lahî‘a – ajouta : Il disait dans sa prosternation : « Gloire à Toi ! Voici ma boisson : mes larmes ; et voici ma nourriture : de la cendre, placée devant moi. »

Dans une autre version : Il demeura prosterné quarante jours, ne levant la tête que pour accomplir les prières obligatoires, et il pleura tant que l’herbe poussa de ses larmes.

Il est également rapporté, dans un ḥadith marfû‘ transmis par Abû Hurayra, que le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a dit : « Dâwûd resta quarante nuits prosterné, jusqu’à ce que l’herbe naquît de ses larmes et recouvrît sa tête, et que la terre entamât son front. Il répétait dans sa prosternation : “Seigneur ! Dâwûd a commis un faux pas qui l’a éloigné autant que l’Orient de l’Occident. Si Tu n’as pas pitié de la faiblesse de Dâwûd et ne lui pardonnes pas sa faute, Tu feras de son péché un récit parmi les créatures après lui.” Après quarante ans, Jibrîl lui dit : “Ô Dâwûd, Allah t’a pardonné le simple dessein que tu avais nourri.” »

Wahb rapporte, quant à lui : On appela Dâwûd – paix sur lui – : « Je t’ai pardonné. » Il ne leva pourtant pas la tête, jusqu’à ce que Jibrîl vînt et lui demandât : « Pourquoi ne relèves-tu pas la tête alors que ton Seigneur t’a absous ? » Il répondit : « Ô Seigneur ! Comment le pourrais-je alors que Tu n’opprimes personne ? »

Allah dit alors à Jibrîl : « Va trouver Dâwûd et dis-lui de se rendre sur la tombe d’Uryâ et de solliciter de lui le déliement ; Je lui ferai entendre sa réponse. » Dâwûd revêtit un vêtement rêche de laine, s’assit près de la tombe d’Uryâ et appela : « Ô Uryâ ! » Celui-ci répondit : « Me voici ! Qui donc interrompt ma félicité et me réveille ? » Il dit : « Je suis ton frère Dâwûd ; je te demande de me déclarer quitte, car je t’ai exposé à la mort. » Uryâ répondit : « Tu m’as exposé au Paradis ; tu es donc quitte. »

Al-Ḥasan et d’autres ont dit : Après sa faute, Dâwûd – paix sur lui – ne fréquentait plus que des pécheurs. Il disait : « Venez à Dâwûd, le grand fautif ! » Il ne buvait aucune boisson sans y mêler les larmes de ses yeux, et il mettait du pain d’orge sec dans un plat, de sorte qu’il ne cessait

وَقَالَ عَطَاءٌ الْخُرَاسَانِيُّ وَغَيْرُهُ: إِنَّ دَاوُدَ سَجَدَ أربعين يوما حتى نبت المرعى من حر جوفه وغمر رأسه، فنودي: أجائع فتطعم وأعار فَتُكْسَى، فَنَحَبَ نَحْبَةً هَاجَ الْمَرْعَى مِنْ حَرِّ جَوْفِهِ، فَغُفِرَ لَهُ وَسُتِرَ بِهَا. فَقَالَ: يَا رَبِّ هَذَا ذَنْبِي فِيمَا بَيْنِي وَبَيْنَكَ قَدْ غَفَرْتَهُ، وَكَيْفَ بِفُلَانٍ وَكَذَا وَكَذَا رَجُلًا مِنْ بَنِي إِسْرَائِيلَ، تَرَكْتُ أَوْلَادَهُمْ أَيْتَامًا، وَنِسَاءَهُمْ أَرَامِلَ؟ قَالَ: يَا دَاوُدُ لَا يُجَاوِزُنِي يَوْمَ الْقِيَامَةِ ظُلْمٌ أُمَكِّنُهُ مِنْكَ ثُمَّ أَسْتَوْهِبُكَ مِنْهُ بِثَوَابِ الْجَنَّةِ. قَالَ: يَا رَبِّ هَكَذَا تَكُونُ الْمَغْفِرَةُ الْهَيِّنَةُ. ثُمَّ قِيلَ: يَا دَاوُدُ ارْفَعْ رَأْسَكَ. فَذَهَبَ لِيَرْفَعَ رَأْسَهُ فَإِذَا بِهِ قَدْ نَشِبَ فِي الْأَرْضِ، فَأَتَاهُ جِبْرِيلُ فَاقْتَلَعَهُ عَنْ وَجْهِ الْأَرْضِ كَمَا يُقْتَلَعُ مِنَ الشَّجَرَةِ صَمْغُهَا. رَوَاهُ الْوَلِيدُ بْنُ مُسْلِمٍ عَنِ ابْنِ جَابِرٍ عَنْ عَطَاءٍ. قَالَ الْوَلِيدُ: وَأَخْبَرَنِي مُنِيرُ بْنُ الزُّبَيْرِ، قَالَ: فَلَزِقَ مَوَاضِعُ مَسَاجِدِهِ عَلَى الْأَرْضِ مِنْ فَرْوَةِ وَجْهِهِ مَا شَاءَ اللَّهُ. قَالَ الْوَلِيدُ قَالَ ابْنُ لَهِيعَةَ: فَكَانَ يَقُولُ فِي سُجُودِهِ سُبْحَانَكَ هَذَا شَرَابِي دُمُوعِي وَهَذَا طَعَامِي فِي رَمَادٍ بَيْنَ يَدَيَّ. فِي رِوَايَةٍ: إِنَّهُ سَجَدَ أَرْبَعِينَ يَوْمًا لَا يَرْفَعُ رَأْسَهُ إِلَّا لِلصَّلَاةِ الْمَكْتُوبَةِ، فَبَكَى حَتَّى نَبَتَ الْعُشْبُ مِنْ دُمُوعِهِ. وَرُوِيَ مَرْفُوعًا مِنْ حَدِيثُ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: " إِنَّ دَاوُدَ مَكَثَ أَرْبَعِينَ لَيْلَةً سَاجِدًا حَتَّى نَبَتَ الْعُشْبُ مِنْ دُمُوعِهِ عَلَى رَأْسِهِ وَأَكَلَتِ الْأَرْضُ مِنْ جَبِينِهِ وَهُوَ يَقُولُ فِي سُجُودِهِ: يَا رَبِّ دَاوُدُ زَلَّ زَلَّةً بَعُدَ بِهَا مَا بَيْنَ الْمَشْرِقِ وَالْمَغْرِبِ رَبِّ إِنْ لَمْ تَرْحَمْ ضَعْفَ دَاوُدَ وَتَغْفِرْ ذَنْبَهُ جَعَلْتَ ذَنْبَهُ حَدِيثًا فِي الْخَلْقِ مِنْ بَعْدِهِ فَقَالَ لَهُ جِبْرِيلُ بَعْدَ أَرْبَعِينَ سَنَةً يَا دَاوُدُ إِنَّ اللَّهَ قَدْ غَفَرَ لَكَ الْهَمَّ الَّذِي هَمَمْتَ بِهِ" وَقَالَ وَهْبٌ: إِنَّ دَاوُدَ عَلَيْهِ السَّلَامُ نُودِيَ إِنِّي قَدْ غَفَرْتُ لَكَ. فَلَمْ يَرْفَعْ رَأْسَهُ حَتَّى جَاءَهُ جِبْرِيلُ فَقَالَ: لِمَ لَا تَرْفَعُ رَأْسَكَ وَرَبُّكُ قَدْ غَفَرَ لَكَ؟ قَالَ يَا رَبِّ كَيْفَ وَأَنْتَ لَا تَظْلِمُ أَحَدًا. فَقَالَ اللَّهُ لِجِبْرِيلَ: اذْهَبْ إِلَى دَاوُدَ فَقُلْ لَهُ يَذْهَبُ إِلَى قَبْرِ أُورِيَّا فَيَتَحَلَّلُ مِنْهُ، فَأَنَا أُسْمِعُهُ نِدَاءَهُ. فَلَبِسَ دَاوُدُ الْمُسُوحَ وَجَلَسَ عِنْدَ قَبْرِ أُورِيَّا وَنَادَى يَا أُورِيَّا فَقَالَ: لَبَّيْكَ! مَنْ هَذَا الَّذِي قَطَعَ عَلَيَّ لَذَّتِي وَأَيْقَظَنِي؟ فَقَالَ: أَنَا أَخُوكَ دَاوُدُ أَسْأَلُكَ أَنْ تَجْعَلَنِي فِي حِلٍّ فَإِنِّي عَرَّضْتُكَ لِلْقَتْلِ قَالَ: عَرَّضْتَنِي لِلْجَنَّةِ فَأَنْتَ فِي حِلٍّ. وَقَالَ الْحَسَنُ وَغَيْرُهُ: كَانَ دَاوُدُ عَلَيْهِ السَّلَامُ بَعْدَ الْخَطِيئَةِ لَا يُجَالِسُ إِلَّا الْخَاطِئِينَ، وَيَقُولُ: تَعَالَوْا إِلَى دَاوُدَ الْخَطَّاءِ، وَلَا يَشْرَبُ شَرَابًا إِلَّا مَزَجَهُ بِدُمُوعِ عَيْنَيْهِ. وَكَانَ يَجْعَلُ خُبْزَ الشَّعِيرِ الْيَابِسَ فِي قَصْعَةٍ فلا يزال

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies