Toute faute qu’il commettait ou qui lui traversait l’esprit, il en demandait aussitôt pardon, conformément à cette parole du Prophète – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui : « Par Allah, il m’arrive de demander pardon à Allah, le jour et la nuit, cent fois. »
On dit : « âba/ya’ûb » lorsqu’on revient, comme l’a dit le poète :
« Tout être absent finit par revenir…
Seul l’absent emporté par la mort ne revient pas. »
Ainsi Dâwûd était sans cesse revenant vers l’obéissance et l’agrément d’Allah dans toute affaire ; il est donc digne d’être pris pour modèle.
Sourate Ṣâd (38), verset 18 :
« Nous avons assujetti les montagnes à (Dâwûd) ; elles célébraient Notre gloire au crépuscule et au lever du jour. » (18)
Quatre questions se posent à propos de ce verset.
Premièrement – La parole d’Allah : « Nous avons assujetti les montagnes avec lui ; elles proclamaient la gloire (de leur Seigneur). »
Le terme « yusabbiḥna » est à l’accusatif, en fonction circonstancielle. Le Très-Haut évoque ici le signe miraculeux qu’Il accorda à Dâwûd : le fait que les montagnes glorifiaient Allah en sa compagnie.
Maqâtil a dit : lorsque Dâwûd rappelait Allah – Majesté et Grandeur à Lui –, les montagnes Le rappelaient avec lui, et il comprenait leur glorification.
Ibn ‘Abbâs a dit : « yusabbiḥna » signifie : elles prient. Ce phénomène n’est miraculeux que si les gens le voient et le constatent.
Muḥammad Ibn Isḥâq a rapporté : on avait donné à Dâwûd une voix d’une beauté telle qu’un agréable bourdonnement se répercutait dans les montagnes, que les oiseaux tendaient l’oreille à sa beauté et joignaient leurs chants au sien ; telle fut donc la glorification des montagnes et des oiseaux.
D’aucuns ont dit : Allah – Glorifié soit-Il – les avait soumises pour qu’elles cheminent avec lui ; tel est leur « tasbîḥ », car elles sont un signe proclamant la transcendance d’Allah au-dessus de toute ressemblance avec les créatures. Cette question a déjà été traitée dans la sourate Sabaʾ et dans la sourate « Subḥân » (al-Isrâʾ) à la parole divine : « Il n’est rien qui ne célèbre Sa louange, mais vous ne comprenez pas leur glorification » (al-Isrâʾ : 44). Il s’agit bien, selon l’avis le plus correct, d’une glorification verbale. Allah en sait davantage.
« …au crépuscule et au lever du jour. »
Le terme « ishrâq » désigne également l’éclat blanchissant du soleil après son lever. On dit : « sharaqat ach-shams » quand le soleil se lève, et « ashraqat » lorsqu’il illumine. Dâwûd glorifiait donc son Seigneur après la prière qu’il accomplit au lever du soleil, puis au moment de son coucher.
Deuxièmement – Il est rapporté d’Ibn ‘Abbâs qu’il dit : « Je passais sur ce verset : ‟…au crépuscule et au lever du jour”, sans savoir ce qu’il signifiait, jusqu’à ce que Umm Hâniʾ me raconta que le Messager d’Allah – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui – entra chez elle… »