Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

« Avant le Jour du Jugement », c’est-à-dire avant le Jour de la Résurrection, ici-bas, si ce que prêche Muḥammad est véridique. Il ne s’agissait là que de railleries de leur part.

[Sourate Ṣād, 38 : 17]
« Endure patiemment ce qu’ils disent, et rappelle-leur Notre serviteur Dāwūd, doué d’une force exceptionnelle ; il revenait sans cesse (vers Allah). »

Le Très-Haut dit :
« Endure patiemment ce qu’ils disent. »
Il ordonne à Son Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — de faire preuve de patience lorsque les mécréants se moquent de lui. Ce commandement est considéré comme abrogé par le « verset du sabre ».

Puis Il dit :
« Et rappelle (à ton peuple) Notre serviteur Dāwūd, détenteur d’une grande force. »
Après avoir mentionné les récits des mécréants, leur dissension et la réprimande qu’ils méritent du fait de la destruction des peuples d’antan, Allah ordonne à Son Prophète — paix et salut sur lui — de supporter leur nuisance et le réconforte par tout ce qui a été relaté. Il enchaîne ensuite avec l’évocation de Dāwūd et des histoires des prophètes, afin que le Messager trouve consolation dans la patience de ceux qui l’ont précédé et sache qu’il recevra, dans l’Au-delà, des récompenses multiples, bien supérieures à ce qui fut accordé à Dāwūd et aux autres prophètes.

On a également dit : l’expression signifie : « Supporte leurs propos et rapporte-leur les récits des prophètes ; ils constitueront une preuve irréfutable de la véracité de ta mission. »

« Détenteur d’une grande force (dhā l-ayd) » : c’est-à-dire doté d’énergie dans l’adoration. Dāwūd jeûnait un jour sur deux — le jeûne le plus exigeant et le meilleur — priait la moitié de la nuit, ne s’enfuyait jamais lorsqu’il rencontrait l’ennemi, et faisait preuve d’une grande vigueur dans l’appel à Allah, exalté soit-Il.

L’expression « Notre serviteur » manifeste son haut rang par cette attribution honorifique.

On dit : al-aydu et al-ādd, tout comme al-ʿaybu et al-ʿāb. Le vers cite :
« Il ne fut point appelé, puis voici que, le soir venu, c’est moi qu’on appelle. »

De là, on dit : un homme ayyid, c’est-à-dire robuste. Le verbe taʾayyada signifie « se fortifier ». Le poète a dit :
« Lorsque l’arc est bandé par un homme vigoureux
qui décoche alors sa flèche, il atteint les rognons et la graisse. »

Il veut dire : lorsque Allah tend l’arc qui se trouve dans le nuage, Il atteint les reins des chameaux et les engraisse de graisse : allusion aux plantes qu’engendre la pluie.

« Il revenait sans cesse (awwāb) ». Ad-Ḍaḥḥāk explique : c’est-à-dire repentant. D’autres ont dit : chaque fois qu’il se souvenait…

" قَبْلَ يَوْمِ الْحِسابِ" أَيْ قَبْلَ يَوْمِ الْقِيَامَةِ فِي الدُّنْيَا إِنْ كَانَ الْأَمْرُ كَمَا يَقُولُ محمد. وكل هذا استهزاء منهم. [[سورة ص (٣٨) : آية ١٧]] اصْبِرْ عَلى مَا يَقُولُونَ وَاذْكُرْ عَبْدَنا داوُدَ ذَا الْأَيْدِ إِنَّهُ أَوَّابٌ (١٧) قَوْلُهُ تَعَالَى: " اصْبِرْ عَلى مَا يَقُولُونَ" أَمَرَ نَبِيَّهُ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِالصَّبْرِ لَمَّا اسْتَهْزَءُوا بِهِ. وَهَذِهِ مَنْسُوخَةٌ بِآيَةِ السَّيْفِ. قَوْلُهُ تَعَالَى: " وَاذْكُرْ عَبْدَنا داوُدَ ذَا الْأَيْدِ" لَمَّا ذَكَرَ مِنْ أَخْبَارِ الْكُفَّارِ وَشِقَاقِهِمْ وَتَقْرِيعِهِمْ بِإِهْلَاكِ الْقُرُونِ مِنْ قَبْلِهِمْ، أَمَرَ نَبِيَّهُ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ بِالصَّبْرِ عَلَى أَذَاهُمْ، وَسَلَّاهُ بِكُلِّ مَا تَقَدَّمَ ذِكْرُهُ. ثُمَّ أَخَذَ فِي ذِكْرِ دَاوُدَ وَقَصَصِ الْأَنْبِيَاءِ، لِيَتَسَلَّى بِصَبْرِ مَنْ صَبَرَ مِنْهُمْ، وَلِيَعْلَمَ أَنَّ لَهُ فِي الْآخِرَةِ أَضْعَافَ مَا أُعْطِيَهُ دَاوُدُ وَغَيْرُهُ مِنَ الْأَنْبِيَاءِ. وَقِيلَ: الْمَعْنَى اصْبِرْ عَلَى قَوْلِهِمْ، وَاذْكُرْ لَهُمْ أَقَاصِيصَ الْأَنْبِيَاءِ، لِتَكُونَ بُرْهَانًا عَلَى صِحَّةِ نُبُوَّتِكَ. " ذَا الْأَيْدِ" ذَا الْقُوَّةِ فِي الْعِبَادَةِ. وَكَانَ يَصُومُ يَوْمًا وَيُفْطِرُ يَوْمًا، وَذَلِكَ أَشَدُّ الصَّوْمِ وَأَفْضَلُهُ، وَكَانَ يُصَلِّي نِصْفَ اللَّيْلِ، وَكَانَ لَا يَفِرُّ إِذَا لَاقَى الْعَدُوَّ، وَكَانَ قويا في الدعا إِلَى اللَّهِ تَعَالَى. وَقَوْلُهُ: " عَبْدَنا" إِظْهَارًا لِشَرَفِهِ بِهَذِهِ الْإِضَافَةِ. وَيُقَالُ: الْأَيْدُ وَالْآدُّ كَمَا تَقُولُ العيب والعاب. قال» لم يك يناد فأمسى أنا أنادى وَمِنْهُ رَجُلٌ أَيِّدٌ أَيْ قَوِيٌّ. وَتَأَيَّدَ الشَّيْءُ تَقَوَّى، قَالَ الشَّاعِرُ إِذَا الْقَوْسُ وَتَّرَهَا أَيِّدٌ ... ورمى فَأَصَابَ الْكُلَى وَالذُّوَا يَقُولُ: إِذَا اللَّهُ وَتَّرَ الْقَوْسَ الَّتِي فِي السَّحَابِ رَمَى كُلَى الْإِبِلِ وَأَسْمَنَهَا بِالشَّحْمِ. يَعْنِي مِنَ النَّبَاتِ الَّذِي يَكُونُ مِنَ الْمَطَرِ. " إِنَّهُ أَوَّابٌ" قَالَ الضَّحَّاكُ: أَيْ تواب. وعن غيره: أنه كلما ذكر
(١). هو العجاج. وآناد العود يناد انئيادا فهو إذا انثنى واعوج. وصدر البيت من أن تبدلت بادى آدا

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