Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Je dis : Le sens visé est qu’elle est continue, sans aucune interruption.

Abou Hourayra a rapporté : « Le Messager d’Allah – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui – nous raconta, alors que nous étions un groupe de ses Compagnons, le récit suivant ; il y dit : “Allah – Puissant et Majestueux – ordonne à l’ange Isrâfîl de procéder au premier souffle, et Il lui dit : ‘Souffle le souffle d’effroi pour les habitants des cieux et de la terre, à l’exception de ceux qu’Allah voudra (préserver).’ Puis Il lui ordonne de le prolonger, de le faire durer et de l’allonger. Allah – Exalté soit-Il – dit : ﴾Ils n’attendent qu’un seul Cri, lequel n’aura aucun répit﴿.” »
Il a cité le reste du hadith ; ‘Alî ibn Ma‘bad et d’autres l’ont transmis, ainsi que nous l’avons mentionné dans notre ouvrage « At-Tadhkira ».

Parole du Très-Haut : ﴾Et ils disent : « Ô notre Seigneur ! Hâte pour nous notre qitt avant le Jour du Compte. »﴿

– Mujâhid a dit : « c’est notre châtiment. »
– De même Qatâda a dit : « notre part de châtiment. »
– Al-Hassan a dit : « notre part du Paradis afin que nous en jouissions ici-bas », et Sa‘îd ibn Jubayr l’a également affirmé.

Il est connu en langue arabe que le mot qitt désigne la « part » ; on l’emploie aussi pour le document écrit remis à titre de gratification.

Al-Farrâ’ dit : « Dans la parole des Arabes, al-qitt signifie la fortune, la part ; c’est ainsi que le titre de propriété (ṣakk) est appelé qitt. »

Abou ‘Ubayda et Al-Kisâ’î disent : « Al-qitt est le registre des gratifications et son pluriel est al-qutût. » Al-A‘shâ a dit :
« Ni le roi Nu‘mân, le jour où je le rencontrai…
Par sa générosité, il distribue les qutût et rétablit l’équité. »
Il vise par là les lettres de gratification.

On rapporte une autre version : « bi-ummatihi » au lieu de « bi-ghibṭatihi », c’est-à-dire « par sa faveur et sa haute condition ». Quant à « yafiqu », cela signifie : il réforme, il rétablit.

On dit aussi que le pluriel de qitt est qitaṭa, et, pour un nombre restreint, uqut et aqṭâṭ ; An-Nahhâs l’a mentionné.

As-Suddî a dit : « Ils demandèrent que l’on figurât devant eux leurs demeures au Paradis afin de connaître la réalité de ce qu’on leur promet. »

Ismâ‘îl ibn Abî Khâlid a dit : « Le sens est : hâte-nous nos subsistances. »

Et l’on a dit : « Hâte-nous ce qui nous suffit », d’après leur expression : « qaṭnî », c’est-à-dire « cela me suffit ».

Il a également été dit qu’ils prononcèrent ces paroles pour hâter l’obtention des écrits qu’ils recevront de leur main droite ou de leur dos, lorsqu’on leur récita ces versets du Coran : ﴾Quant à celui à qui l’on remettra son livre de sa main droite…﴿ (Al-Hâqqah : 19) et ﴾Quant à celui à qui l’on remettra son livre derrière son dos…﴿ (Al-Inshiqâq : 10).

Le mot qitt vient de qaṭṭ, qui signifie « coupe » ; de là le verbe « qaṭṭa al-qalam » (tailler le calame). Al-qaṭṭ est donc le nom donné au fragment séparé d’une chose, comme al-qasm (partage). Il a alors été appliqué à la part, au document écrit et à la subsistance, parce qu’on les isole (on les “détache”) du reste ; néanmoins, dans le sens de « document écrit », il est d’usage plus fréquent et d’emploi plus authentique.

Umayya ibn Abî Ṣalt a dit :
« Un peuple à qui appartient la plaine de l’Irak et tout ce qui s’y trouve…
Vers eux affluent le tribut, le qitt et le calame. »

قُلْتُ: وَالْمَعْنَى الْمُرَادُ أَنَّهَا مُمْتَدَّةٌ لَا تَقْطِيعَ فِيهَا. وَرَوَى أَبُو هُرَيْرَةَ قَالَ: حَدَّثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَنَحْنُ فِي طَائِفَةٍ مِنْ أَصْحَابِهِ، الْحَدِيثَ. وَفِيهِ، " يَأْمُرُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ إِسْرَافِيلَ بِالنَّفْخَةِ الْأُولَى فَيَقُولُ انْفُخْ نفخة الفزع أهل السموات وَأَهْلُ الْأَرْضِ إِلَّا مَنْ شَاءَ اللَّهُ وَيَأْمُرُهُ فَيَمُدُّهَا وَيُدِيمُهَا وَيُطَوِّلُهَا يَقُولُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ:" مَا يَنْظُرُ هؤُلاءِ إِلَّا صَيْحَةً واحِدَةً مَا لَها مِنْ فَواقٍ " وَذَكَرَ الْحَدِيثَ، خَرَّجَهُ عَلِيُّ بْنُ مَعْبَدٍ وَغَيْرُهُ كَمَا ذَكَرْنَاهُ فِي كِتَابِ التَّذْكِرَةِ. قَوْلُهُ تَعَالَى: " وَقالُوا رَبَّنا عَجِّلْ لَنا قِطَّنا قَبْلَ يَوْمِ الْحِسابِ " قَالَ مُجَاهِدٌ: عَذَابَنَا. وَكَذَا قَالَ قَتَادَةُ: نَصِيبَنَا مِنَ الْعَذَابِ. الْحَسَنُ: نَصِيبَنَا مِنَ الْجَنَّةِ لِنَتَنَعَّمَ بِهِ فِي الدُّنْيَا. وقاله سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ. وَمَعْرُوفٌ فِي اللُّغَةِ أَنْ يُقَالَ لِلنَّصِيبِ قِطٌّ وَلِلْكِتَابِ الْمَكْتُوبِ بِالْجَائِزَةِ قِطٌّ. قَالَ الْفَرَّاءُ: الْقِطُّ فِي كَلَامِ الْعَرَبِ الْحَظُّ وَالنَّصِيبُ. وَمِنْهُ قِيلَ لِلصَّكِّ قِطٌّ. وَقَالَ أَبُو عُبَيْدَةَ وَالْكِسَائِيُّ: الْقِطُّ الْكِتَابُ بِالْجَوَائِزِ وَالْجَمْعُ الْقُطُوطُ، قَالَ الْأَعْشَى وَلَا الْمَلِكُ النُّعْمَانُ يَوْمَ لَقِيتُهُ ... وبغبطته يُعْطِي الْقُطُوطَ وَيَأْفِقُ يَعْنِي كُتُبَ الْجَوَائِزِ. وَيُرْوَى: بأمته بدل بغبطته، أي بنعمته وحال الْجَلِيلَةِ، وَيَأْفِقُ يُصْلِحُ. وَيُقَالُ: فِي جَمْعِ قِطٍّ أَيْضًا قِطَطَةٌ وَفِي الْقَلِيلِ أُقُطٌ وَأَقْطَاطٌ. ذَكَرَهُ النَّحَّاسُ. وَقَالَ السُّدِّيُّ: سَأَلُوا أَنْ يُمَثِّلَ لَهُمْ مَنَازِلَهُمْ مِنَ الْجَنَّةِ لِيَعْلَمُوا حَقِيقَةَ مَا يُوعَدُونَ بِهِ. وَقَالَ إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي خَالِدٍ: الْمَعْنَى عَجِّلْ لَنَا أَرْزَاقَنَا. وَقِيلَ: مَعْنَاهُ عَجِّلْ لَنَا مَا يَكْفِينَا، مِنْ قَوْلِهِمْ: قَطْنِي، أَيْ يَكْفِينِي. وَقِيلَ: إِنَّهُمْ قَالُوا ذَلِكَ اسْتِعْجَالًا لِكُتُبِهِمُ الَّتِي يعطونها بأيمانهم ومائلهم حين تلى عليهم بذلك القرآن. وهو قول تعالى: " فَأَمَّا مَنْ أُوتِيَ كِتابَهُ بِيَمِينِهِ " [الحاقة: ١٩] ." وَأَمَّا مَنْ أُوتِيَ كِتابَهُ وَراءَ ظَهْرِهِ" [الانشقاق: ١٠] . وَأَصْلُ الْقِطِّ الْقَطُّ وَهُوَ الْقَطْعُ، وَمِنْهُ قَطَّ الْقَلَمَ، فَالْقَطُّ اسْمٌ لِلْقِطْعَةِ مِنَ الشَّيْءِ كَالْقَسْمِ والقس فَأُطْلِقَ عَلَى النَّصِيبِ وَالْكِتَابِ وَالرِّزْقِ لِقَطْعِهِ عَنْ غَيْرِهِ، إِلَّا أَنَّهُ فِي الْكِتَابِ أَكْثَرُ اسْتِعْمَالًا وَأَقْوَى حَقِيقَةً. قَالَ أُمَيَّةُ بْنُ أَبِي الصَّلْتِ قوم لهم ساحة العراق وما ... ويجبى إلى يه والقط والقلم

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies