et aucune autre révélation ne descend non plus sur eux.
On a dit à ce propos : « En vérité, voilà bien une affaire préméditée. » Il s’agit d’une parole d’avertissement : autrement dit, Muhammad ne cherche, par ce qu’il prêche, qu’à nous faire nous soumettre afin de dominer sur nous ; nous deviendrions alors ses partisans et il disposerait de nous à sa guise. Prenez donc garde de lui obéir.
Mouqâṭil rapporte : lorsque ‘Umar embrassa l’Islam et que la religion s’en trouva raffermie, cela fut pénible à Quraych qui s’exclamèrent : « L’adhésion de ‘Umar et la force qu’elle confère à l’Islam constituent bel et bien une affaire préméditée. »
Parole du Très-Haut : « Nous n’avons jamais entendu parler de cela dans la dernière religion. »
Ibn ‘Abbâs, al-Quraẓî, Qatâda, Mouqâṭil, al-Kalbî et as-Suddî disent : ils visent la religion de ‘Îsâ, le christianisme, qui est la dernière des religions, alors que les chrétiens associent à Allah une divinité.
Mujâhid – ainsi que Qatâda, dans un autre avis – explique qu’ils entendent par là la religion de Quraych.
Al-Hasan dit : « Nous n’avons jamais entendu qu’une chose pareille dût se produire à la fin des temps. »
Il a également été dit : c’est-à-dire : « Nous n’avons pas entendu, de la part des Gens du Livre, que Muhammad soit un authentique Messager. »
« Ce n’est là qu’une pure invention » : autrement dit, un mensonge et une élucubration, selon Ibn ‘Abbâs et d’autres. On dit : khalaqa et ikhtalaqa signifient « innover / créer » ; Allah – exalté soit-Il – a créé la création ainsi, c’est-à-dire qu’Il les a fait naître sans modèle antérieur.
Parole du Très-Haut : « Le Rappel aurait-il été révélé à lui, parmi nous ? » Il s’agit d’une interrogation exprimant le déni ; le « Rappel » désigne ici le Coran. Ils contestent qu’il ait été choisi, parmi eux, pour recevoir la Révélation.
Allah – exalté soit-Il – dit : « Bien plutôt, ils sont dans le doute à propos de Mon Rappel » : c’est-à-dire de Ma Révélation, le Coran. Ils savent pourtant que tu as toujours été véridique parmi eux ; leur doute ne porte que sur ce que J’ai fait descendre sur toi : cela provient-il réellement de Moi ou non ?
« Bien plutôt, ils n’ont pas encore goûté à Mon châtiment » : ils se sont laissé abuser par la longueur du délai. S’ils goûtaient à Mon châtiment pour le polythéisme, leur doute disparaîtrait et jamais ils ne parleraient ainsi – mais alors la foi ne leur serait d’aucun profit. Le terme « lammâ » tient ici la place de « lam », le « mâ » y étant pléonastique, comme dans Sa parole : « Dans peu de temps… » (Al-Mu’minûn, 40) et : « Pour le fait qu’ils rompirent leur pacte… » (An-Nisâ’, 155).
Parole du Très-Haut : « Ou bien détiennent-ils les trésors de la miséricorde de ton Seigneur, Le Puissant, Le Donateur par excellence ? » – c’est-à-dire : auraient-ils ces trésors pour pouvoir empêcher Muhammad – paix et bénédictions d’Allah sur lui – de ce qu’Allah, glorifié soit-Il, lui a accordé comme prophétie ?
Le terme « am » peut également introduire un blâme lorsque la phrase se rattache à ce qui précède, comme dans Sa parole : « Alif-Lâm-Mîm. La révélation du Livre – nul doute en lui – émane du Seigneur des mondes. Ou bien diront-ils : “Il l’a forgé” ? » (As-Sajda, 1-3).
Il a aussi été dit que Sa parole : « Ou bien détiennent-ils les trésors de la miséricorde de ton Seigneur… » se rattache à l’énoncé : « Ils s’étonnèrent qu’un avertisseur issu d’eux-mêmes leur fût venu… » (Sâd, 4). Le sens est alors : Allah – Puissant et Majestueux – envoie qui Il veut, car les trésors des cieux et de la terre Lui appartiennent.
« Ou bien possèdent-ils la royauté des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre les deux ?… »