Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

doté de noblesse : c’est-à-dire que quiconque y croit y trouve sa dignité dans les deux demeures. Ainsi qu’Allah, Exalté soit-Il, dit :
« Nous avons certes fait descendre vers vous un Livre où se trouve votre rappel » (Al-Anbiyâʾ, 10),
autrement dit : votre honneur. De plus, le Coran est noble en lui-même, en raison de son caractère miraculeux et du fait qu’il renferme ce qu’aucun autre n’englobe.

On a également dit que l’expression « ḏî adh-dhikr » signifie : il contient la mention de tout ce dont on a besoin concernant la religion.
D’autres ont dit : il renferme la mention des Noms d’Allah et Sa glorification.
D’autres encore : il est porteur d’exhortation et de rappel.

La réponse au serment est omise, et les savants ont divergé à ce sujet :
– Il a été dit que la réponse au serment est « Ṣ » parce que son sens est : c’est une vérité. Elle vient alors répondre à l’affirmation : « Par le Coran… », de la même façon qu’on dirait : « En vérité – par Allah – c’est descendu ; par Allah, c’est devenu obligatoire », etc. Selon cette opinion, l’arrêt oratoire sur « wa-l-qurʾâni ḏî adh-dhikr » est convenable, tandis que la pause parfaite se fait sur « fî ʿizzatin wa šiqâq ». C’est l’avis d’Ibn al-Anbârî, et ath-Thaʿlabî l’a rapporté de al-Farrâʾ.

– Il a été dit que la réponse est : « Mais ceux qui ont mécru sont [plongés] dans orgueil et dissension », car la particule « bal » marque la réfutation de ce qui précède et l’affirmation de ce qui suit, comme l’a expliqué al-Qutaybî. C’est comme si le verset signifiait : « Par le Coran plein de rappel… mais les mécréants se tiennent dans superbe et hostilité » à l’égard de l’acceptation de la vérité et de l’inimitié envers Muhammad – paix et bénédictions d’Allah sur lui – ; ou encore : « Par le Coran plein de rappel, l’affaire n’est pas comme ils prétendent lorsque, te qualifiant de magicien et de menteur, alors qu’ils te connaissent véridique et digne de confiance : c’est plutôt par orgueil qu’ils rejettent la vérité. » Tel est le sens semblable à Sa parole : « Qâf. Par le Coran glorieux… Mais ils s’étonnent » (Qâf, 2).

– D’autres ont dit que la réponse est : « Combien avons-Nous fait périr… » (Qâf, 36). Comme si le sens était : « Par le Coran – combien Nous avons fait périr… » ; lorsque « kam » est venue après, la lâm du serment en a été omise, à l’image de la parole d’Allah : « Par le soleil et sa clarté… puis : “A certes réussi…” » (Ash-Shams, 1 puis 9), c’est-à-dire : « Par le soleil… certes, a réussi… ». C’est l’opinion d’al-Farrâʾ rapportée par al-Mahdawî. Selon Ibn al-Anbârî, dans cette optique on ne marque pas d’arrêt complet sur « fî ʿizzatin wa šiqâq ».

– Al-Akhfash a dit que la réponse au serment est : « Il n’en est aucun qui n’ait traité les messagers de menteurs, et Mon châtiment s’est donc réalisé. » Un exemple semblable se trouve dans la parole d’Allah : « Par Allah ! Nous étions certes dans un égarement évident » (Ash-Shuʿarâʾ, 97), et dans Sa parole : « Par le ciel et l’astre nocturne… il n’est pas une âme… » (At-Târiq, 1-4).
Ibn al-Anbârî juge cela peu satisfaisant, car un long discours, de nombreux versets et récits séparent le serment de sa réponse.

– Al-Kisâʾî a dit que la réponse est : « Ceci est certes la vérité : la querelle des gens du Feu » (Ṣâd, 64). Ibn al-Anbârî estime cela encore plus faible, le passage étant encore plus long entre le serment et sa réponse.

– On a dit que la réponse est : « Voilà certes Notre subsistance, inépuisable » (Ṣâd, 54).

– Quant à Qatâdah, il tient que la réponse est sous-entendue : « Par le Coran plein de rappel… certes vous serez ressuscités », ou toute expression de ce sens.

ذِي الشَّرَفِ أَيْ مَنْ آمَنَ بِهِ كَانَ شَرَفًا لَهُ فِي الدَّارَيْنِ، كَمَا قَالَ تَعَالَى: " لَقَدْ أَنْزَلْنا إِلَيْكُمْ كِتاباً فِيهِ ذِكْرُكُمْ" [الأنبياء: ١٠] أَيْ شَرَفُكُمْ. وَأَيْضًا الْقُرْآنُ شَرِيفٌ فِي نَفْسِهِ لِإِعْجَازِهِ وَاشْتِمَالِهِ عَلَى مَا لَا يَشْتَمِلُ عَلَيْهِ غَيْرُهُ. وَقِيلَ: " ذِي الذِّكْرِ" أَيْ فِيهِ ذِكْرُ مَا يُحْتَاجُ إِلَيْهِ مِنْ أَمْرِ الدِّينِ. وَقِيلَ: " ذِي الذِّكْرِ" أَيْ فِيهِ ذِكْرُ أَسْمَاءِ اللَّهِ وَتَمْجِيدُهُ. وَقِيلَ: أَيْ ذِي الْمَوْعِظَةِ وَالذِّكْرِ. وَجَوَابُ الْقَسَمِ مَحْذُوفٌ. وَاخْتُلِفَ فِيهِ عَلَى أَوْجُهٍ: فَقِيلَ جَوَابُ الْقَسَمِ " ص" ، لِأَنَّ مَعْنَاهُ حَقٌّ فَهِيَ جَوَابٌ لِقَوْلِهِ: " وَالْقُرْآنِ" كَمَا تَقُولُ: حَقًّا وَاللَّهِ، نَزَلَ وَاللَّهِ، وَجَبَ وَاللَّهِ، فَيَكُونُ الْوَقْفُ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ عَلَى قَوْلِهِ: " وَالْقُرْآنِ ذِي الذِّكْرِ" حَسَنًا، وَعَلَى " فِي عِزَّةٍ وَشِقاقٍ" تَمَامًا. قَالَ ابْنُ الْأَنْبَارِيِّ. وَحَكَى مَعْنَاهُ الثَّعْلَبِيُّ عَنِ الْفَرَّاءِ. وَقِيلَ: الْجَوَابُ " بَلِ الَّذِينَ كَفَرُوا فِي عِزَّةٍ وَشِقاقٍ" لِأَنَّ " بَلْ" نَفْيٌ لِأَمْرٍ سَبَقَ وَإِثْبَاتٌ لِغَيْرِهِ، قَالَهُ الْقُتَبِيُّ، فَكَأَنَّهُ قَالَ: " وَالْقُرْآنِ ذِي الذِّكْرِ بَلِ الَّذِينَ كَفَرُوا فِي عِزَّةٍ وَشِقاقٍ" عَنْ قَبُولِ الْحَقِّ وَعَدَاوَةٍ لِمُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. أَوْ " وَالْقُرْآنِ ذِي الذِّكْرِ" مَا الْأَمْرُ كَمَا يَقُولُونَ مِنْ أَنَّكَ سَاحِرٌ كَذَّابٌ، لِأَنَّهُمْ يَعْرِفُونَكَ بِالصِّدْقِ وَالْأَمَانَةِ بَلْ هُمْ فِي تَكَبُّرٍ عَنْ قَبُولِ الْحَقِّ. وَهُوَ كَقَوْلِهِ: " ق وَالْقُرْآنِ الْمَجِيدِ. بَلْ عَجِبُوا" [ق: ٢] . وقيل: الجواب " وَكَمْ أَهْلَكْنا" [ق: ٣٦] كَأَنَّهُ قَالَ: وَالْقُرْآنِ لَكَمْ أَهْلَكْنَا، فَلَمَّا تَأَخَّرَتْ " كَمْ" حُذِفَتِ اللَّامُ مِنْهَا، كَقَوْلِهِ تَعَالَى: " وَالشَّمْسِ وَضُحاها" [الشمس: ١] ثم قال: " قَدْ أَفْلَحَ" [الشمس: ٩] أَيْ لَقَدْ أَفْلَحَ. قَالَ الْمَهْدَوِيُّ: وَهَذَا مَذْهَبُ الْفَرَّاءِ. ابْنُ الْأَنْبَارِيِّ: فَمِنْ هَذَا الْوَجْهِ لَا يَتِمُّ الْوَقْفُ عَلَى قَوْلِهِ: " فِي عِزَّةٍ وَشِقاقٍ" . وَقَالَ الْأَخْفَشُ: جَوَابُ الْقَسَمِ " إِنْ كُلٌّ إِلَّا كَذَّبَ الرُّسُلَ فَحَقَّ عِقابِ" وَنَحْو مِنْهُ قَوْلُهُ تَعَالَى: " تَاللَّهِ إِنْ كُنَّا لَفِي ضَلالٍ مُبِينٍ" [الشعراء: ٩٧] وَقَوْلُهُ: " وَالسَّماءِ وَالطَّارِقِ" إِلَى قَوْلِهِ " إِنْ كُلُّ نَفْسٍ" [الطارق: ٤ - ١] . ابْنُ الْأَنْبَارِيِّ: وَهَذَا قَبِيحٌ، لِأَنَّ الْكَلَامَ قَدْ طَالَ فِيمَا بَيْنَهُمَا وَكَثُرَتِ الْآيَاتُ وَالْقَصَصُ. وَقَالَ الكسائي: جواب القسم قول: " إِنَّ ذلِكَ لَحَقٌّ تَخاصُمُ أَهْلِ النَّارِ" [ص: ٦٤] . ابْنُ الْأَنْبَارِيِّ: وَهَذَا أَقْبَحُ مِنَ الْأَوَّلِ، لِأَنَّ الْكَلَامَ أَشَدُّ طُولًا فِيمَا بَيْنَ الْقَسَمِ وَجَوَابِهِ. وَقِيلَ الْجَوَابُ قَوْلُهُ: " إِنَّ هَذَا لَرِزْقُنا مَا لَهُ مِنْ نَفادٍ" [ص: ٥٤] . وَقَالَ قَتَادَةُ: الْجَوَابُ مَحْذُوفٌ تَقْدِيرُهُ " وَالْقُرْآنِ ذِي الذِّكْرِ" لَتُبْعَثُنَّ وَنَحْوَهُ.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies