Ils disent : « In » a le sens de « mâ » (c’est-à-dire : “non”) et la particule lâm a le sens de « illâ » (sauf).
Et l’on a dit : le sens de « لو أَنَّ عندنا ذكْرًا » est : « un Livre issu des Écritures des prophètes ».
« لَكُنَّا عِبادَ اللّٰهِ المُخلَصينَ » : c’est-à-dire : si un Rappel nous était parvenu comme il a été donné aux premiers, nous aurions voué un culte sincère à Allah.
« فَكَفَروا بِهِ » : c’est-à-dire, ils ont mécru au Rappel. Al-Farrâʾ considère qu’il faut sous-entendre : « Muhammad – paix et bénédiction d’Allah sur lui – leur apporta ce Rappel, mais ils le rejetèrent ». Il s’agit là d’une expression d’étonnement à leur sujet : un Prophète leur est venu, un Livre leur a été révélé contenant l’exposé de tout ce dont ils avaient besoin, et pourtant ils l’ont renié et n’ont pas tenu ce qu’ils avaient prétendu.
« فَسَوْفَ يَعْلَمونَ » : Az-Zajjâj dit : ils connaîtront la funeste conséquence de leur mécréance.
Sourate Aṣ-Ṣâffât (37), versets 171 à 179 :
« Et, certes, Notre parole s’est déjà réalisée en faveur de Nos serviteurs, les Messagers (171) ;
ils seront certes secourus (172) ;
et, vraiment, Notre armée – ce sont eux les vainqueurs (173).
Détourne-toi donc d’eux pour un certain temps (174),
et observe-les : bientôt ils verront (175).
Veulent-ils hâter Notre châtiment ? (176)
Lorsque celui-ci descendra dans leur cour, quel détestable matin pour ceux qui furent avertis ! (177)
Détourne-toi d’eux jusqu’à un certain temps (178),
et observe : bientôt ils verront (179). »
Parole du Très-Haut : « وَلَقَدْ سَبَقَتْ كَلِمَتُنا لِعِبادِنا المرسَلينَ » – Al-Farrâʾ dit : c’est-à-dire : [Notre parole] portant sur leur félicité.
Il a été dit également : Il vise par « la parole » Sa parole – exalté soit-Il – : « Allah a décrété : assurément Je triompherai, Moi ainsi que Mes messagers » (Al-Mujādalah, 21).
Al-Ḥasan a dit : jamais aucun porteur de législation [prophétique] n’a été tué.
« إِنَّهُمْ لَهُمُ المنصورونَ » : c’est-à-dire, la promesse antérieure de les secourir par l’argument et la prédominance.
« وَإِنَّ جُندَنا لَهُمُ الغالِبونَ » : l’expression suit le sens ; si l’on s’en tenait strictement à la forme, il aurait fallu : « huwa al-ghâlib », comme dans « جُندٌ ما هُنالِكَ مَهزومٌ مِنَ الأحزابِ » (Ṣâd, 11). Ash-Shaybânî dit : le pluriel est employé ici parce qu’il se trouve en fin de verset.
Parole du Très-Haut : « فَتَوَلَّ عَنهُم » : c’est-à-dire, détourne-toi d’eux.
« حَتَّى حينٍ » : Qatâdah dit : jusqu’à la mort ; Az-Zajjâj : jusqu’au terme qui leur a été accordé ; Ibn ʿAbbâs : cela vise leur mise à mort à Badr ; d’autres ont dit : cela vise la conquête de La Mecque. Certains ont soutenu que ce verset est abrogé par le verset du sabre.
« وَأبصِرْهُم فَسَوفَ يُبصِرونَ » : Qatâdah dit : bientôt ils verront, à un moment où la vision ne leur sera d’aucun profit. Le verbe « voir » exprime ici la proximité de l’évènement ; autrement dit : sous peu ils verront.
Et l’on a dit : le sens est qu’ils verront le châtiment le Jour