Allah la fit donc pousser sur-le-champ.
Al-Quchayrî : Le verset contient une indication montrant que (cette plante) était étalée de manière à lui offrir de l’ombre.
Al-Thaʿlabî : Elle le protégeait du soleil ; lorsqu’il en contempla la verdure, celle-ci lui plut. Mais elle se dessécha et il se mit à s’en affliger.
On lui dit alors : « Ô Yûnus, toi qui n’as ni créé, ni abreuvé, ni fait pousser cette petite plante, te voilà peiné pour un arbrisseau ! Et Moi qui ai créé cent mille êtres humains ou davantage, tu souhaiterais que Je les extermine en un seul instant alors qu’ils se sont repentis et que J’ai agréé leur repentir ! Où donc est Ma miséricorde, ô Yûnus ? Je suis le plus Miséricordieux des miséricordieux. »
Il est rapporté du Prophète — paix et bénédiction d’Allah sur lui — qu’il consommait du tharîd agrémenté de viande et de courge ; il aimait la courge et disait : « C’est l’arbre de mon frère Yûnus. »
Anas relata : « On présenta au Prophète — paix et bénédiction d’Allah sur lui — un bouillon contenant de la courge (dubbâʾ) et de la viande séchée ; il se mit à rechercher les morceaux de courge autour du grand plat. Depuis ce jour, je n’ai cessé d’aimer la courge. » Ce récit a été rapporté par les Imâms (des recueils de ḥadîth).
Parole du Très-Haut : « Nous l’avons envoyé vers cent mille (hommes) ou davantage. »
Il a déjà été rapporté d’Ibn ʿAbbâs que la mission de Yûnus — paix sur lui — n’eut lieu qu’après que le poisson l’eut rejeté ; ce récit ne nous est parvenu que par la voie de Shahr ibn Ḥawshab.
An-Naḥḥâs : La chaîne la plus solide et la plus authentique que nous ayons entendue est celle que nous a transmise ʿAlî ibn al-Ḥusayn ; il dit : « Al-Ḥasan ibn Muḥammad nous a rapporté, disant : ʿAmr ibn al-ʿAnqazî m’a narré, disant : Israʾîl a rapporté d’Abû Isḥâq, d’après ʿAmr ibn Maymûn, lequel dit : ʿAbdullâh ibn Masʿûd nous raconta, alors que nous nous trouvions au Trésor public, au sujet du Prophète Yûnus — paix sur lui — :
“Yûnus annonça à son peuple le châtiment et les informa qu’il leur parviendrait dans trois jours. Ils séparèrent chaque mère de son enfant, sortirent (de la ville) et invoquèrent Allah, le Très-Haut, implorant Son pardon ; alors Allah, Majesté et Pureté à Lui, détourna d’eux le châtiment. Le lendemain, Yûnus — paix sur lui — se présenta pour guetter le châtiment et ne vit rien. Or, quiconque mentait sans disposer de preuve était mis à mort. Yûnus partit donc, irrité. Il arriva auprès de gens qui se trouvaient sur un navire ; ils le prirent à bord et le reconnurent. Quand il monta dans le bateau, celui-ci s’immobilisa tandis que les autres navires voguaient vers la droite et vers la gauche.
Ils se dirent : ‘Qu’arrive-t-il donc à votre navire ?’ — ‘Nous n’en savons rien’, répondirent-ils. Yûnus — paix sur lui — leur dit alors : ‘Il s’y trouve un serviteur fugitif vis-à-vis de son Seigneur, Majesté et Pureté à Lui ; le navire ne repartira pas tant que vous ne l’aurez pas jeté (à la mer).’ Ils dirent : ‘Quant à toi, ô Prophète d’Allah, jamais nous ne te jetterons.’ Il dit : ‘Procédez à un tirage au sort ; celui dont le nom sortira sera jeté.’ Ils tirèrent au sort, et le nom de Yûnus sortit, mais ils refusèrent de l’abandonner.
Il dit : ‘Faites trois tirages ; celui dont le nom sortira tombera (à la mer).’ Ils tirèrent au sort ; le nom de Yûnus sortit à trois reprises, et il se jeta. Allah, Majesté et Pureté à Lui, avait préposé un grand poisson qui l’avala, alors qu’il plongeait avec lui vers les profondeurs de la terre …”
C’est là que Yûnus — paix sur lui — entendit