« Comment se fait-il que des hommes Te glorifieront après moi tandis que je ne pourrai plus T’invoquer ? Des jeûneurs jeûneront après moi alors que, moi, je ne jeûnerai plus ! Des orants accompliront la prière et je ne pourrai plus prier. »
On lui dit alors : « Ô Ilyâs, par Ma Puissance, Je te maintiendrai en vie jusqu’au moment où nul ne Me mentionnera plus », c’est-à-dire jusqu’au Jour de la Résurrection.
‘Abd al-‘Azîz ibn Abî Rawwâd a dit : « Ilyâs et al-Khadr – que la paix soit sur eux – jeûnent chaque année le mois de Ramadân à Bayt al-Maqdis ; ils se rendent ensemble, chaque année, au rassemblement (du pèlerinage). » Ibn Abî d-Dunyâ rapporte qu’à l’instant où ils se séparent à la fin de la saison, ils disent :
« Mâ shâ’a Llâh, mâ shâ’a Llâh ; nul n’amène le bien si ce n’est Allah. Mâ shâ’a Llâh, mâ shâ’a Llâh ; nul ne repousse le mal si ce n’est Allah. Mâ shâ’a Llâh, mâ shâ’a Llâh ; toute grâce qui survient provient d’Allah. Mâ shâ’a Llâh, mâ shâ’a Llâh ; je place ma confiance en Allah ; Allah nous suffit et Il est le Meilleur Garant. » Tout cela a déjà été mentionné dans la sourate « Al-Kahf ».
Il est rapporté, par la voie de Makḥûl d’après Anas – qu’Allah l’agrée –, ceci :
« Nous avons pris part à une expédition avec le Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – et, lorsque nous fûmes dans le défilé de la Chamelle, près d’al-Ḥijr, nous entendîmes une voix disant : “Ô Allah, fais de moi un membre de la communauté de Muhammad, celle qui est couverte de miséricorde, à qui il est pardonné, à qui Tu accordes Ton repentir et dont les invocations sont exaucées.”
Le Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – dit : “Ô Anas, va voir d’où provient cette voix.”
Je pénétrai dans la montagne et je trouvai un homme à la barbe et à la chevelure blanches, vêtu de vêtements immaculés et mesurant plus de trois cents coudées. Quand il m’aperçut, il dit : “Es-tu l’envoyé du Prophète ?”
Je répondis : “Oui.”
Il dit : “Retourne auprès de lui, transmets-lui mon salut et dis-lui : ‘Voici ton frère Ilyâs qui souhaite te rencontrer.’”
Le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – vint alors avec moi. Lorsque nous fûmes près de lui, le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – s’avança tandis que je restai en retrait. Ils conversèrent longuement, puis quelque chose descendit du ciel, semblable à une nappe. Ils m’appelèrent et je mangeai avec eux. Sur cette nappe se trouvaient de la truffe, de la grenade et du céleri. Lorsque j’eus mangé, je me retirai. Un nuage survint qui l’emporta ; je vis alors l’éclat de ses vêtements blancs s’élever.
Je dis au Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – : « Puissé-je être sacrifié pour toi, ô Messager d’Allah ! La nourriture que nous avons mangée est-elle descendue du ciel ? »
Il répondit : « Je l’ai interrogé à ce sujet et il m’a dit : ‘Jibrîl m’apporte, tous les quarante jours, un repas semblable, et, chaque année, une gorgée de l’eau de Zamzam. Parfois, je le vois au-dessus du puits puiser avec un seau pour boire, et parfois il me donne à boire.’ »
Parole du Très-Haut : « Lorsqu’il dit à son peuple » ; il s’agit des Fils d’Israël.
« Ne craignez-vous donc pas ? », c’est-à-dire ne craignez-vous pas Allah – Exalté soit-Il – et Son châtiment ?
« Allez-vous invoquer Ba‘l ? » : c’est le nom d’une idole qu’ils adoraient, et c’est à cause d’elle que leur cité fut appelée Ba‘labakk (Baalbek).