Dix-sept questions :
Première question – La parole du Très-Haut : « Lorsqu’il eut atteint l’âge d’accompagner son père dans la course (as-saʿy) ».
C’est-à-dire : Nous lui avons accordé le jeune garçon, puis, quand il atteignit le stade où il pouvait s’activer aux côtés de son père dans les affaires de ce bas-monde, l’aidant dans ses travaux,
« il dit : Ô mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler ».
Mujāhid commente : « Lorsqu’il eut atteint l’âge de la course avec lui » ; c’est-à-dire qu’il grandit et parvint au même degré de vigueur qu’Ibrāhīm.
Al-Farrā’ précise qu’il avait alors treize ans.
Ibn ʿAbbās dit : il avait atteint la puberté.
Qatādah : il marchait avec son père.
Al-Ḥasan et Muqātil : il s’agit de la pleine maturité de l’intelligence, celle par laquelle la preuve s’établit.
Ibn Zayd : c’est la course dans l’adoration.
Ibn ʿAbbās ajoute : il jeûnait et accomplissait la prière ; n’as-tu pas entendu la parole d’Allah, Majestueux et Exalté : « … et qui s’y emploie avec le zèle qui lui est dû » (al-Isrā’, 17/19).
Les savants ont divergé quant à l’enfant qu’il fut ordonné d’égorger.
La plupart d’entre eux disent : la victime (adh-dhabīḥ) est Isḥāq. Parmi ceux qui l’affirment : al-ʿAbbās ibn ʿAbd al-Muṭṭalib ainsi que son fils ʿAbd Allāh – c’est l’avis authentiquement rapporté de lui.
Ath-Thawrī et Ibn Jurayj le rapportent avec élévation jusqu’à Ibn ʿAbbās : la victime est Isḥāq.
Il en est de même, suivant la chaîne authentique, dʿAbd Allāh ibn Masʿūd : un homme lui dit : « Ô fils de nobles aïeux ! ». Ibn Masʿūd répondit : « Il s’agit de Yūsuf fils de Yaʿqūb fils d’Isḥāq, la victime d’Allah, fils d’Ibrāhīm, l’Ami intime d’Allah – paix et salut sur lui. »
Hammād ibn Zayd rapporte, avec élévation, que le Messager d’Allah – ṣallā Allāhu ʿalayhi wa sallam – a dit :
« Le noble, fils du noble, fils du noble, fils du noble, c’est Yūsuf fils de Yaʿqūb fils d’Isḥāq fils d’Ibrāhīm. »