Parole du Très-Haut :
« Rassemblez ceux qui ont commis l’injustice ainsi que leurs époux. »
Il s’agit d’un ordre qu’Allâh – exalté soit-Il – adresse aux anges : « Rassemblez les associateurs et leurs époux », c’est-à-dire leurs partisans dans l’association, car le polythéisme est une injustice. En effet, Allâh – exalté soit-Il – a dit : « L’association est certes une injustice énorme » (Luqmân, 13).
Ainsi, le mécréant sera rassemblé avec le mécréant, selon Qatâda et Abû l-‘Âliya.
‘Umar ibn al-Khattâb, commentant cette parole : « Rassemblez ceux qui ont commis l’injustice et leurs époux », a dit : « Le fornicateur avec le fornicateur, le buveur de vin avec le buveur de vin, le voleur avec le voleur. »
Ibn ‘Abbâs a expliqué que « leurs époux » signifie « leurs semblables » ; cela rejoint l’avis de ‘Umar.
D’autres ont dit que « leurs époux » désigne leurs femmes qui les auront accompagnés dans la mécréance ; c’est l’opinion de Mujâhid et d’al-Hasan, rapportée aussi de ‘Umar ibn al-Khattâb par an-Nu‘mân ibn Bashîr.
Ad-Dahhâk a dit : « leurs époux », c’est-à-dire leurs compagnons parmi les démons. Muqâtil va dans le même sens : chaque mécréant sera rassemblé avec son démon, tous deux enchaînés.
« et ce qu’ils adoraient en dehors d’Allâh » : les idoles, les démons et Iblîs.
« Conduisez-les vers la voie de la Fournaise » : poussez-les vers le Feu. D’autres expliquent « conduisez-les » par « indiquez-leur (le chemin) ». En arabe on dit : hadaytuhu ilâ ṭ-ṭarîq – je l’ai guidé vers la route – ou hadaytuhu ṭ-ṭarîqa – je lui ai indiqué la route. De même : ahdaytu l-hadîya (« j’ai offert le présent ») et hadaytu l-‘arûsa (ou ahdaytuhâ), c’est-à-dire « je l’ai menée comme on offre un présent ».
Le Très-Haut dit encore : « Arrêtez-les : ils auront à rendre des comptes. »
‘Îsâ ibn ‘Umar a rapporté une lecture avec l’ouverture du hamza dans « annahum ». Al-Kisâ’î explique qu’il faut comprendre : « li-annahum » ou « bi-annahum ».
On dit : waqaftu d-dâbbata aqifu-hâ waqfan, fa-waqafat hiya wuqûfan – le verbe peut être transitif ou intransitif –, c’est-à-dire : « retenez-les, faites-les attendre ». Cet arrêt se produira avant qu’ils ne soient poussés vers la Géhenne, d’où l’inversion dans l’ordre du récit.