Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

La Révélation,
selon la parole du Très-Haut : « Ils sont, certes, tenus à l’écart de toute écoute » (ash-Shuʿarâʾ, 212).
Ainsi, l’un de ces démons dérobe quelque chose des propos que les anges échangent au sujet de ce qui surviendra dans le monde avant que les habitants de la terre n’en aient connaissance. En raison de la légèreté des corps des démons, ils sont alors pourchassés par les bolides flamboyants.

Des ḥadiths authentiques ont été rapportés à ce propos ; ils établissent que les démons montaient au ciel, s’y asseyaient pour écouter, les uns superposés aux autres : le plus audacieux se plaçait le plus près du ciel, puis celui qui venait après lui, et ainsi de suite. Lorsque Dieu – Très-Haut – décrète un ordre concernant la terre, les habitants du ciel en parlent ; le démon le plus proche l’entend, le transmet à celui qui est sous lui ; il arrive qu’un météore le brûle après qu’il a déjà jeté la parole, et il arrive qu’il ne soit pas brûlé, comme nous l’avons expliqué. Cette parole descend alors vers les devins qui y ajoutent cent mensonges ; la seule parole véridique se réalise, et les ignorants croient tout l’ensemble, ainsi que nous l’avons exposé dans la sourate al-Anʿâm.

Lorsque Dieu fit advenir l’Islam, le ciel fut gardé avec la plus grande rigueur ; aucun démon n’ayant entendu ne peut désormais s’échapper. Les astres qui lapident sont ceux que les gens voient fuser.

An-Naqqâsh et Makkî ont dit : il ne s’agit pas des astres réguliers qui parcourent le ciel, car ceux-ci ne laissent pas voir leur mouvement, tandis que ceux qui lapident laissent clairement voir leur déplacement, parce qu’ils sont proches de nous. Ce sujet a déjà été exposé, de manière suffisante, dans la sourate al-Ḥijr. Nous avons également mentionné, dans la sourate Sabâʾ, le ḥadith d’Abû Hurayrah où il est dit : « Les démons sont les uns au-dessus des autres », et qu’al-Tirmidhî a qualifié de ḥadith ḥasan ṣaḥîḥ.

Il est rapporté d’Ibn ʿAbbâs : « Les démons arrachent l’écoute, sont alors lapidés et la projettent à leurs alliés ; ce qu’ils transmettent de conforme à la réalité est vrai, mais ils le déforment et y rajoutent. » Al-Tirmidhî dit : « Ḥadith ḥasan ṣaḥîḥ. »

Quant au terme « rapt » (khâṭif), il désigne le fait de saisir une chose avec rapidité ; on dit khaṭafa, khaṭifa, khaṭṭafa et khiṭṭafa. La forme originelle des intensifs est iḫtaṭafa ; le tâʾ a été assimilé à la ṭâʾ, car elles sont de même consonne, et le ḫâʾ a été vocalisé par la voyelle du tâʾ transférée. Celui qui la prononce avec kasra le fait pour éviter la rencontre de deux consonnes muettes ; celui qui fracture la ṭâʾ suit la kasra par la kasra.

« Alors un météore pénétrant le suit » : c’est-à-dire un météore lumineux, ont dit ad-Ḍaḥḥâk, al-Ḥasan et d’autres.
Il fut également dit : il s’agit des astres enflammés qui les poursuivent jusqu’à les faire tomber dans la mer.

Ibn ʿAbbâs a dit à propos des bolides : « Ils les brûlent sans pour autant les faire mourir. » Et les bolides qui lapident ne sont pas ceux qui atteignent les gens.

الْوَحْيِ، لِقَوْلِهِ تَعَالَى: " إِنَّهُمْ عَنِ السَّمْعِ لَمَعْزُولُونَ" [الشعراء: ٢١٢] فَيَسْتَرِقُ الْوَاحِدُ مِنْهُمْ شَيْئًا مِمَّا يَتَفَاوَضُ فِيهِ الْمَلَائِكَةُ، مِمَّا سَيَكُونُ فِي الْعَالَمِ قَبْلَ أَنْ يَعْلَمَهُ أَهْلُ الْأَرْضِ، وَهَذَا لِخِفَّةِ أَجْسَامِ الشَّيَاطِينِ فَيُرْجَمُونَ بِالشُّهُبِ حِينَئِذٍ. وَرُوِيَ فِي هَذَا الْبَابِ أحاديث صحاح، مضمونها أَنَّ الشَّيَاطِينَ كَانَتْ تَصْعَدُ إِلَى السَّمَاءِ، فَتَقْعُدُ لِلسَّمْعِ وَاحِدًا فَوْقَ وَاحِدٍ، فَيَتَقَدَّمُ الْأَجْسَرُ نَحْوَ السَّمَاءِ ثُمَّ الَّذِي يَلِيهِ ثُمَّ الَّذِي يَلِيهِ، فَيَقْضِي اللَّهُ تَعَالَى الْأَمْرَ مِنْ أَمْرِ الْأَرْضِ، فَيَتَحَدَّثُ بِهِ أَهْلُ السَّمَاءِ فَيَسْمَعُهُ مِنْهُمُ الشَّيْطَانُ الْأَدْنَى، فَيُلْقِيهِ إِلَى الَّذِي تَحْتَهُ فَرُبَّمَا أَحْرَقَهُ شِهَابٌ، وَقَدْ أَلْقَى الْكَلَامَ، وَرُبَّمَا لَمْ يُحْرِقْهُ عَلَى مَا بَيَّنَّاهُ. فَتَنْزِلُ تِلْكَ الْكَلِمَةُ إِلَى الْكُهَّانِ، فَيَكْذِبُونَ مَعَهَا مِائَةَ كِذْبَةٍ، وَتَصْدُقُ تِلْكَ الْكَلِمَةُ فَيُصَدِّقُ الْجَاهِلُونَ الْجَمِيعَ كَمَا بَيَّنَّاهُ فِي [الْأَنْعَامِ «١» ]. فَلَمَّا جَاءَ اللَّهُ بِالْإِسْلَامِ حُرِسَتِ السَّمَاءُ بِشِدَّةٍ، فَلَا يُفْلِتُ شَيْطَانٌ سَمِعَ بَتَّةً. وَالْكَوَاكِبُ الرَّاجِمَةُ هِيَ الَّتِي يَرَاهَا النَّاسُ تَنْقَضُّ. قَالَ النَّقَّاشُ وَمَكِّيٌّ: وَلَيْسَتْ بِالْكَوَاكِبِ الْجَارِيَةِ فِي السَّمَاءِ، لِأَنَّ تِلْكَ لَا تُرَى حَرَكَتُهَا، وَهَذِهِ الرَّاجِمَةُ تُرَى حَرَكَتُهَا، لِأَنَّهَا قَرِيبَةٌ مِنَّا. وَقَدْ مَضَى فِي هَذَا الْبَابِ فِي سُورَةِ " الْحِجْرِ" «٢» مِنَ الْبَيَانِ مَا فِيهِ كِفَايَةٌ. وَذَكَرْنَا فِي " سَبَأٍ" «٣» حَدِيثَ أَبِي هُرَيْرَةَ. وَفِيهِ " وَالشَّيَاطِينُ بَعْضُهُمْ فَوْقَ بَعْضٍ" وَقَالَ فِيهِ التِّرْمِذِيُّ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ. وَفِيهِ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ: " وَيَخْتَطِفُ الشَّيَاطِينُ السَّمْعَ فَيُرْمَوْنَ فَيَقْذِفُونَهُ إِلَى أَوْلِيَائِهِمْ فَمَا جَاءُوا بِهِ عَلَى وَجْهِهِ فَهُوَ حَقٌّ وَلَكِنَّهُمْ يُحَرِّفُونَهُ وَيَزِيدُونَ" . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ. وَالْخَطْفُ: أَخْذُ الشَّيْءِ بِسُرْعَةٍ، يُقَالُ «٤» خَطَفَ وَخَطِفَ وَخَطَّفَ وَخِطَّفَ. وَالْأَصْلُ فِي الْمُشَدَّدَاتِ اخْتَطَفَ فَأُدْغِمَ التَّاءُ فِي الطَّاءِ لِأَنَّهَا أُخْتُهَا، وَفُتِحَتِ الْخَاءُ، لِأَنَّ حَرَكَةَ التَّاءِ أُلْقِيَتْ عَلَيْهَا. وَمَنْ كَسَرَهَا فَلِالْتِقَاءِ السَّاكِنَيْنِ. وَمَنْ كَسَرَ الطَّاءَ أَتْبَعَ الْكَسْرَ الْكَسْرَ. " فَأَتْبَعَهُ شِهَابٌ ثَاقِبٌ" أَيْ مُضِيءٌ، قَالَهُ الضَّحَّاكُ وَالْحَسَنُ وَغَيْرُهُمَا. وَقِيلَ: الْمُرَادُ كَوَاكِبُ النَّارِ تَتْبَعُهُمْ حَتَّى تُسْقِطَهُمْ فِي الْبَحْرِ. وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فِي الشُّهُبِ: تُحْرِقُهُمْ مِنْ غَيْرِ مَوْتٍ. وَلَيْسَتِ الشُّهُبُ التي يرجم الناس بها
(١). راجع ج ٧ ص ٣ وما بعدها طبعه أولى أو ثانيه. (٢). راجع ج ١٠ ص ١٠ وما بعدها طبعه أولى أو ثانيه. (٣). راجع ١٤ ص ٢٩٦ طبعه أولى أو ثانيه. (٤). زيادة يقتضيها السياق، ويدل عليها ما في إعراب القرآن للنحاس.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies