Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Halûb : c’est-à-dire « que l’on trait », donc bonne à la traite.

Al-Aʿmach, al-Ḥasan et Ibn as-Samayqaʿ ont récité : « fa-min-hā rukūbu-hum » en prononçant le rāʾ avec ḍamma, en considérant le mot comme un nom verbal. Il est rapporté de ʿÂʾicha – et c’est ainsi qu’il figure dans son muṣḥaf – qu’elle lisait : « fa-min-hā rakūbata-hum ». Les vocables rukūb et rakūba sont équivalents, de même que ḥalūb et ḥalūba, ḥamūl et ḥamūla.

Les grammairiens kûfiens rapportent que les Arabes disent : « imraʾatun ṣabūr, shakūr » (une femme très patiente, très reconnaissante) sans ajouter le hāʾ. Ils disent aussi : « sha­tun ḥalūba, nāqatun rakūba », car ils ont voulu distinguer ce qui accomplit l’action de ce sur quoi l’action s’exerce ; ils ont donc retranché le hāʾ de la forme active et l’ont maintenu dans la forme passive, comme l’a dit le poète :
« Il s’y trouve quarante-deux bêtes à traire, …
noires telles la partie dissimulée de l’aile du corbeau brunâtre. »
D’après cette règle, il conviendrait donc ici de lire « rakūbata-hum ».

Les grammairiens baṣriens, quant à eux, estiment que le hāʾ a été retranché par assimilation (niseba).

La preuve du premier avis est ce qu’a rapporté al-Jarmī d’après Abū ʿUbayda : « Rakūba s’emploie pour le singulier et le pluriel, tandis que rakūb n’est employé que pour le pluriel » ; on aurait donc retenu rakūb pour rappeler l’idée de pluralité.

Abū Ḥâtim prétend qu’il n’est pas permis de lire « fa-min-hā rukūbu-hum » avec ḍamma sur le rāʾ, car rukūb serait alors un nom verbal ; or, al-rukūb désigne la monture elle-même. Al-Farrāʾ, pour sa part, autorise la lecture « fa-min-hā rukūbu-hum » avec ḍamma, tout comme on dit : « fa-min-hā ukulu-hum » (leur nourriture) et « fa-min-hā shurbu-hum » (leur breuvage).

« Et d’entre elles ils mangent » : c’est-à-dire de leurs chairs.

« Et ils y trouvent d’autres avantages » : leurs laines, leurs poils, leurs toisons, leurs graisses, leurs viandes, et bien d’autres profits encore.

« Et des breuvages » : il s’agit de leur lait. Les deux mots manâfiʿ et mashārib ne sont pas déclinés, car ils appartiennent aux pluriels qui n’ont pas de forme singulière correspondante.

« Ne seront-ils donc pas reconnaissants » envers Allah pour Ses bienfaits ?

[Coran, S. Yâ-Sîn (36), v. 74-76]

« Et ils se sont donné, en deçà d’Allah, des divinités, comptant qu’elles leur viendraient en aide (v. 74). – Elles ne peuvent leur apporter aucun secours, tandis qu’eux-mêmes seront pour elles une armée présentée (v. 75). – Que leurs propos ne t’affligent donc pas ; Nous savons parfaitement ce qu’ils dissimulent et ce qu’ils divulguent (v. 76). »

Au sujet de la Parole sublime : « Et ils se sont donné, en deçà d’Allah, des divinités », c’est-à-dire : après avoir constaté ces preuves émanant de Notre puissance, ils ont néanmoins adopté d’autres dieux que Nous, dépourvus de tout pouvoir d’agir.

« … dans l’espoir d’être secourus » : c’est-à-dire qu’ils espèrent recevoir leur assistance.

حَلُوبٌ أَيْ مَحْلُوبٌ. وَقَرَأَ الْأَعْمَشُ وَالْحَسَنُ وَابْنُ السَّمَيْقَعِ: " فَمِنْهَا رُكُوبُهُمْ" بِضَمِّ الرَّاءِ عَلَى الْمَصْدَرِ. وَرُوِيَ عَنْ عَائِشَةَ أَنَّهَا قَرَأَتْ " فَمِنْهَا رَكُوبَتُهُمْ" وَكَذَا فِي مُصْحَفِهَا وَالرَّكُوبُ وَالرَّكُوبَةُ وَاحِدٌ، مِثْلَ الْحَلُوبُ وَالْحَلُوبَةُ وَالْحَمُولُ وَالْحَمُولَةُ. وَحَكَى النَّحْوِيُّونَ الْكُوفِيُّونَ: أَنَّ الْعَرَبَ تَقُولُ: امْرَأَةٌ صَبُورٌ وَشَكُورٌ بِغَيْرِ هَاءٍ. وَيَقُولُونَ: شَاةٌ حَلُوبَةٌ وَنَاقَةٌ رَكُوبَةٌ، لِأَنَّهُمْ أَرَادُوا أَنْ يُفَرِّقُوا بَيْنَ مَا كَانَ لَهُ الْفِعْلُ وَبَيْنَ مَا كَانَ الْفِعْلُ وَاقِعًا عَلَيْهِ، فحذفوا الهاء مما كان فاعلا وأثبتوا فِيمَا كَانَ مَفْعُولًا، كَمَا قَالَ «١» : فِيهَا اثْنَتَانِ وأربعون حلوبة ... وسودا كَخَافِيَةِ الْغُرَابِ الْأَسْحَمِ فَيَجِبُ أَنْ يَكُونَ عَلَى هَذَا رَكُوبَتَهُمْ. فَأَمَّا الْبَصْرِيُّونَ فَيَقُولُونَ: حُذِفَتِ الْهَاءُ عَلَى النَّسَبِ. وَالْحُجَّةُ لِلْقَوْلِ الْأَوَّلِ مَا رَوَاهُ الْجَرْمِيُّ عَنْ أَبِي عُبَيْدَةَ قَالَ: الرَّكُوبَةُ تَكُونُ لِلْوَاحِدِ وَالْجَمَاعَةِ، وَالرَّكُوبُ لَا يَكُونُ إِلَّا لِلْجَمَاعَةِ. فَعَلَى هَذَا يَكُونُ لِتَذْكِيرِ الْجَمْعِ. وَزَعَمَ أَبُو حَاتِمٍ: أَنَّهُ لَا يَجُوزُ " فَمِنْهَا رُكُوبُهُمْ" بِضَمِّ الرَّاءِ لِأَنَّهُ مَصْدَرٌ، وَالرَّكُوبُ مَا يُرْكَبُ. وَأَجَازَ الْفَرَّاءُ " فَمِنْهَا رُكُوبُهُمْ" بِضَمِّ الرَّاءِ، كَمَا تَقُولُ فَمِنْهَا أُكُلُهُمْ وَمِنْهَا شُرْبُهُمْ. " وَمِنْها يَأْكُلُونَ" مِنْ لُحْمَانِهَا " وَلَهُمْ فِيها مَنافِعُ" مِنْ أَصْوَافِهَا وَأَوْبَارِهَا وَأَشْعَارِهَا وَشُحُومِهَا وَلُحُومِهَا وَغَيْرِ ذَلِكَ. " وَمَشارِبُ" يَعْنِي أَلْبَانَهَا، وَلَمْ يَنْصَرِفَا لِأَنَّهُمَا مِنَ الْجُمُوعِ الَّتِي لَا نَظِيرَ لَهَا فِي الْوَاحِدِ. " أَفَلا يَشْكُرُونَ" الله على نعمه. [سورة يس (٣٦) : الآيات ٧٤ الى ٧٦] وَاتَّخَذُوا مِنْ دُونِ اللَّهِ آلِهَةً لَعَلَّهُمْ يُنْصَرُونَ (٧٤) لَا يَسْتَطِيعُونَ نَصْرَهُمْ وَهُمْ لَهُمْ جُنْدٌ مُحْضَرُونَ (٧٥) فَلا يَحْزُنْكَ قَوْلُهُمْ إِنَّا نَعْلَمُ مَا يُسِرُّونَ وَما يُعْلِنُونَ (٧٦) مَا يُسِرُّونَ وَما يُعْلِنُونَ قَوْلُهُ تَعَالَى: " وَاتَّخَذُوا مِنْ دُونِ اللَّهِ آلِهَةً" أَيْ قَدْ رَأَوْا هذه الآيات من قدوتنا، ثُمَّ اتَّخَذُوا مِنْ دُونِنَا آلِهَةً لَا قُدْرَةَ لَهَا عَلَى فِعْلٍ. " لَعَلَّهُمْ يُنْصَرُونَ" أَيْ لِمَا يرجون من نصرتها
(١). هو عنترة بن شداد.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies