Par les grains, ils obtiennent, au moyen de diverses préparations, des aliments tels que le pain, ainsi que des huiles extraites du sésame et de l’olive.
On a dit également : l’expression renvoie à tout ce que les hommes cultivent ; ce sens est aussi rapporté d’Ibn ‘Abbâs. Il s’agit là de Ses bienfaits. Il s’est exalté Lui-même – exalté soit-Il – au-dessus des propos des négateurs qui adorent d’autres que Lui, alors même qu’ils contemplent Ses bienfaits et les marques de Sa puissance. L’énoncé implique donc un ordre : glorifiez-Le et proclamez-Le pur de tout ce qui ne Lui sied pas.
D’autres ont dit qu’y réside également l’idée d’étonnement : quel étonnement que l’attitude de ces gens dans leur mécréance alors qu’ils voient ces signes ! Celui qui s’émerveille dit : « Subḥânallâh ».
« Les couples » désignent les espèces et les catégories ; chaque « couple » constitue une espèce, car il diffère par les couleurs, les saveurs, les formes, la petitesse ou la grandeur ; cette diversité est précisément leur « appariement ».
Qatâdah a dit : il s’agit du mâle et de la femelle.
« Parmi ce que fait germer la terre » : c’est-à-dire la végétation, car elle se décline en espèces multiples.
« Et parmi eux-mêmes » : Il a créé d’eux une descendance composée de couples, mâles et femelles.
« Et parmi ce qu’ils ne savent pas » : c’est-à-dire les différentes créatures qu’Il a formées sur terre et en mer, dans le ciel et sur la terre. Il se peut que certaines créations soient inconnues aux hommes mais connues aux anges ; il se peut aussi qu’aucun être créé ne les connaisse. Le raisonnement que renferme ce verset est que, puisqu’Il est l’unique Créateur, il n’appartient à personne de Lui associer quoi que ce soit.
[Ṣûrat Yâ Sîn (36), versets 37-38]
« Un signe pour eux est la nuit : Nous en retirons le jour et, soudain, les voilà dans l’obscurité (37). Et le soleil poursuit sa course vers un lieu qui lui est assigné ; telle est la détermination du Tout-Puissant, de l’Omniscient (38). »
Parole du Très-Haut :
« Et un signe pour eux est la nuit : Nous en retirons (Naslakhu) le jour… »
C’est-à-dire : un signe attestant l’unicité d’Allah, Sa puissance et la nécessité de L’adorer exclusivement.
Quant au terme « salḫ », il signifie ôter, arracher ; on dit : « Allah l’a retiré de sa religion ». Il est ensuite employé dans le sens d’extirper. La disparition de la lumière et l’arrivée de l’obscurité est comparée ici à la peau qu’on retire d’une chose et à l’apparition de ce qu’elle recouvrait ; il s’agit donc d’une métaphore.
« Muzlimûn » : ils entrent dans l’obscurité. On dit : « Aẓlamnâ » – nous sommes entrés dans la nuit – ; de même « Aẓharnâ » pour le moment de ẓuhr, ainsi que « Aṣbaḥnâ », « Aḍḥaynâ » et « Amsaynâ ».
Il a aussi été dit que « minhu » a le sens de « ‘anhu » ; le sens serait alors : Nous retirons de lui la clarté du jour.
« Et soudain les voilà dans l’obscurité » : c’est-à-dire plongés dans les ténèbres, car la lumière du jour se diffuse dans l’air et l’illumine ; lorsqu’elle s’en retire, l’air s’assombrit.