et l’on en sera délivré de tout mal et de toute rancœur.
Al-Thaʿlabî rapporte ce propos d’après ʿÂʾicha – qu’Allâh l’agrée –, et al-Tirmidhî al-Ḥakîm le cite dans son ouvrage « Nawâdir al-Uṣûl », avec une chaîne de transmission remontant à Abû Bakr aṣ-Ṣiddîq – qu’Allâh l’agrée.
Dans le Musnad d’al-Dârimî, on lit, d’après Shahr b. Ḥawshab, qu’Ibn ʿAbbâs a dit : « Quiconque récite “Yâ-Sîn” au début de la matinée se voit accorder la facilité pour le reste de sa journée jusqu’au soir ; et quiconque la récite au commencement de la nuit reçoit la facilité pour sa nuit jusqu’à l’aube. »
Al-Naḥḥâs rapporte, d’après ʿAbd ar-Raḥmân b. Abî Laylâ : « Toute chose a un cœur, et le cœur du Coran est “Yâ-Sîn”. Celui qui la récite durant le jour sera préservé de ses soucis, et celui qui la récite durant la nuit verra ses péchés pardonnés. »
Shahr b. Ḥawshab a dit : « Les gens du Paradis ne liront que “Tâ-Hâ” et “Yâ-Sîn”. »
Al-Mâwardî a rapporté ces trois récits en disant : « Al-Ḍaḥḥâk a rapporté d’Ibn ʿAbbâs que le Messager d’Allâh – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – a dit : “Toute chose a un cœur, et le cœur du Coran est “Yâ-Sîn”. Quiconque la récite au cours d’une nuit recevra la facilité pour cette nuit ; quiconque la récite dans la journée recevra la facilité pour cette journée. Quant aux habitants du Paradis, le Coran leur sera ôté ; ils ne liront alors rien d’autre que “Tâ-Hâ” et “Yâ-Sîn”. »
Yahyâ b. Abî Kathîr a dit : « Il m’est parvenu que celui qui récite la sourate “Yâ-Sîn” la nuit demeure dans la joie jusqu’au matin, et que celui qui la récite au matin demeure dans la joie jusqu’au soir ; c’est ce que m’ont confirmé ceux qui en ont fait l’expérience », rapporté par al-Thaʿlabî et Ibn ʿAṭiyya. Ibn ʿAṭiyya ajoute : « L’expérience en atteste la véracité. »
Al-Tirmidhî al-Ḥakîm rapporte dans « Nawâdir al-Uṣûl » d’après ʿAbd al-Aʿlâ : « Muḥammad b. aṣ-Ṣalt nous a rapporté, d’après ʿUmar b. Thâbit, d’après Muḥammad b. Marwân, d’après Abû Jaʿfar : “Quiconque ressent de la dureté dans son cœur, qu’il écrive ‘Yâ-Sîn’ dans un récipient avec du safran, puis qu’il en boive le contenu.” »
Mon père – qu’Allâh lui fasse miséricorde – m’a raconté : « Aṣram b. Ḥawshab nous a rapporté, d’après Baqiyya b. al-Walîd, d’après al-Muʿtamir b. Ashraf, d’après Muḥammad b. ʿAlî, que le Messager d’Allâh – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – a dit : “Le Coran est meilleur que toute chose en dehors d’Allâh ; la supériorité du Coran sur les autres discours est semblable à la supériorité d’Allâh sur Ses créatures. Celui qui honore le Coran a certes honoré Allâh, et celui qui ne l’honore pas n’a pas honoré Allâh. La sacralité du Coran auprès d’Allâh est comparable à la sacralité due par l’enfant à l’égard de ses parents.
Le Coran est un intercesseur dont l’intercession est agréée et un plaidant dont la parole est véridique ; celui pour qui le Coran intercède verra son intercession acceptée, et celui contre qui il plaide verra son accusation reconnue. Celui qui place le Coran devant lui, celui-ci le conduira au Paradis ; celui qui le relègue derrière lui, le Coran le poussera vers l’Enfer.
Les porteurs du Coran sont ceux qui sont entourés de la protection d’Allâh, revêtus de Sa lumière et instruits de Sa parole ; quiconque les prend pour alliés, c’est Allâh qu’il prend pour allié, et quiconque leur est hostile, c’est à Allâh qu’il est hostile.” »
Et Allâh, le Très-Haut, dit : « Ô vous, porteurs du Coran… »