D’après al-Barâ’ ibn ʿÂzib, le Messager d’Allâh — paix et bénédictions d’Allâh sur lui —, à propos de la parole divine : « …et les maudissent ceux qui maudissent » [al-Baqarah : 159], dit : « Il s’agit des bêtes de la terre. »
« Cependant Il les diffère jusqu’à un terme fixé » : Muqâtil explique que ce « terme fixé » est celui qu’Il leur a assigné dans la Table Gardée. Yahyâ, quant à lui, dit : « Il s’agit du Jour de la Résurrection. »
« Car Allâh, certes, est Clairvoyant à l’égard de Ses serviteurs », c’est-à-dire de ceux d’entre eux qui méritent le châtiment.
Il n’est pas permis de considérer le mot « Bâṣîran » (Clairvoyant) comme l’agent gouvernant le mot « idhâ » (lorsque) — tout comme on ne dirait pas : « Aujourd’hui, certes, Zayd sort. » L’agent ici est le verbe « jâ’a » (viendra) en raison de la ressemblance de « idhâ » avec les particules de condition ; pour les noms employés dans une proposition conditionnelle, c’est ce qui vient après eux qui exerce la régence. Sîbawayh n’admet la valeur conditionnelle de « idhâ » que dans la poésie, comme dans ce vers :
« Si nos épées se font courtes, leur prolongement sera
Nos pas vers l’ennemi que nous combattrons. » [1]
Ainsi s’achève la sourate « Fâtir ». Louange à Allâh Seigneur des mondes.
[1] Vers du poète Qays ibn al-Ḥaṭîm al-Anṣârî.