Le Jour de la Résurrection.
Ibrâhîm rapporte : Un homme parmi les compagnons d’Ibn Masʿûd entra auprès de Kaʿb al-Aḥbâr afin d’acquérir le savoir auprès de lui. Lorsqu’il revint, Ibn Masʿûd lui demanda : « Qu’as-tu recueilli de Kaʿb ? » – Il répondit : « J’ai entendu Kaʿb dire : “Le ciel tourne autour d’un pivot semblable à l’axe d’une meule, fixé à une colonne reposant sur l’épaule d’un Ange.” » Ibn Masʿûd lui dit alors : « Plût à Allah que tu fusses revenu seulement avec ta monture et son bât ! Kaʿb a menti, il n’a pas quitté son judaïsme ! Certes Allah – Exalté soit-Il – dit : « Allah retient les cieux et la terre pour qu’ils ne disparaissent pas. » Les cieux ne tournent pas ; s’ils tournaient, ils se seraient déjà évanouis. »
On rapporte d’Ibn ʿAbbâs un récit semblable. Il questionna un homme arrivant de Syrie : « Qui as-tu rencontré là-bas ? » – « Kaʿb. » – « Et qu’as-tu entendu de lui ? » – « Je l’ai entendu déclarer : “Les cieux reposent sur l’épaule d’un Ange.” » Ibn ʿAbbâs répondit : « Kaʿb a menti ; n’a-t-il donc pas encore abandonné son judaïsme ? Allah – Très-Haut – dit : « Allah retient les cieux et la terre pour qu’ils ne disparaissent pas. » Les cieux sont au nombre de sept et les terres au nombre de sept. Toutefois, lorsqu’Il les a mentionnés ensemble, Il les a traités comme deux entités, d’où l’emploi du pronom duel, à l’image de Sa parole : « Les cieux et la terre formaient une masse compacte, puis Nous les avons fendus. » [Al-Anbiyâʼ, 30]
Il conclut le verset par : « Il est, certes, Plein de mansuétude, Tout-Pardonneur », car – ainsi que l’ont expliqué certains exégètes – le sens est que Dieu retient les cieux et la terre de disparaître en raison de la mécréance des mécréants et de leur parole : « Allah S’est donné un enfant. » Al-Kalbî dit : Lorsque les Juifs dirent : « ʿUzayr est le fils d’Allah » et les Chrétiens : « Le Messie est le fils d’Allah », les cieux et la terre faillirent quitter leurs places, mais Allah les en empêcha et fit descendre ce verset à leur sujet, de même qu’Il a dit : « Vous avez proféré une monstruosité ! Peu s’en faut que les cieux ne se fendent à ce propos… » [Maryam, 89-90].
[Sourate Fâṭir (35) : versets 42-43]
« Ils ont juré par Allah, de leurs serments les plus solennels : “Si un avertisseur nous venait, nous serions assurément mieux guidés qu’aucune des nations.” Mais lorsqu’un avertisseur leur vint, cela ne fit qu’accroître leur répulsion ; par orgueil sur la terre et par stratagème pernicieux. Or le stratagème pernicieux n’enserre que ses auteurs. Attendent-ils donc autre chose que la coutume des Anciens ? Jamais tu ne trouveras de changement dans la coutume d’Allah, et jamais tu ne trouveras de déviation dans la coutume d’Allah. »