J’ai dit :
Les cheveux blancs, la fièvre et la mort des proches constituent tous des avertissements annonciateurs de la mort. Le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – a déclaré :
« La fièvre est l’éclaireur de la mort. »
Al-Azhari explique : cela signifie que la fièvre est comme un messager de la mort ; elle fait pressentir son arrivée et en prévient. Les cheveux blancs sont également un avertisseur, car ils apparaissent à l’âge de maturité avancée et marquent la rupture avec l’enfance, âge de la distraction et du jeu.
On a dit :
« J’ai vu dans les cheveux blancs un des présages des trépas
pour celui qui les porte ; et cela te suffit comme avertissement. »
Un autre a composé :
« Je lui ai dit : “Le blanchissement est l’avertisseur de ma vie,
et je ne noircirai pas le visage de l’avertisseur.” »
Quant à la mort de la famille, des proches, des compagnons et des frères, elle est un rappel du départ qui peut survenir à tout moment et en toute saison :
« Je te vois les porter et tu ne les ramènes pas ;
il me semble qu’un jour on te portera et tu ne reviendras plus. »
Un autre a dit :
« La mort, à tout instant, déploie le linceul,
et nous demeurons inattentifs à ce qui nous est destiné. »
S’agissant de l’achèvement de la raison, c’est par elle que l’on saisit la réalité des choses et que l’on distingue les bonnes œuvres des mauvaises ; l’homme doué de raison agit pour son Au-delà et convoite ce qu’Allah détient : c’est donc un avertisseur. Quant à Muhammad – qu’Allah prie sur lui et le salue –, Allah l’a envoyé comme annonciateur et avertisseur auprès de Ses serviteurs, afin de lever toute argumentation de leur part :
« … afin que les gens n’aient plus d’argument à opposer à Allah après la venue des Messagers » (an-Nisâ’ : 165).
Et Il dit :
« Nous ne châtions jamais un peuple sans avoir envoyé au préalable un Messager » (al-Isrâ’ : 15).
Sa parole – Exalté soit-Il – :
« Goûtez donc ! »
fait référence au châtiment de la Géhenne, car vous n’avez tiré ni leçon ni exhortation.
« Et pour les injustes, il n’est aucun protecteur » : c’est-à-dire aucun défenseur contre le châtiment d’Allah.
« Certes Allah connaît l’invisible des cieux et de la terre ; Il détient la parfaite science de ce que recèlent les poitrines » (Fâtir : 38).