Parole du Très-Haut :
« وَالَّذِينَ كَفَرُوا لَهُمْ نَارُ جَهَنَّمَ »
Après avoir évoqué les gens du Paradis, leurs états et leurs propos, Il mentionne les gens du Feu, leurs états et leurs propos.
« لَا يُقْضَى عَلَيْهِمْ فَيَمُوتُوا » : semblable à Sa parole : « لَا يَمُوتُ فِيهَا وَلَا يَحْيَى » (Al-Aʿlà : 13).
« وَلَا يُخَفَّفُ عَنْهُمْ مِنْ عَذَابِهَا » : semblable au verset : « كُلَّمَا نَضِجَتْ جُلُودُهُمْ بَدَّلْنَاهُمْ جُلُودًا غَيْرَهَا لِيَذُوقُوا الْعَذَابَ » (An-Nisâ’ : 56).
« كَذَٰلِكَ نَجْزِي كُلَّ كَفُورٍ » : c’est-à-dire tout mécréant envers Allâh et Son Messager.
Al-Ḥasan a récité « فَيَمُوتُونَ » avec la lettre nûn ; il n’y aurait alors pas de réponse à la négation et « فَيَمُوتُونَ » serait coordonné à « يُقْضَى », c’est-à-dire : « Il ne sera pas décrété qu’ils meurent, et ils ne mourront pas », comme dans : « وَلَا يُؤْذَنُ لَهُمْ فَيَعْتَذِرُونَ ».
Al-Kisâʼî a dit : « وَلَا يُؤْذَنُ لَهُمْ فَيَعْتَذِرُونَ » se lit avec la nûn dans le muṣḥaf parce que c’est la fin d’un verset, tandis que « لَا يُقْضَى عَلَيْهِمْ فَيَمُوتُوا » ne l’est pas, mais l’un et l’autre peuvent se lire comme l’autre.
« وَهُمْ يَصْطَرِخُونَ فِيهَا » : c’est-à-dire qu’ils implorent secours dans le Feu d’une voix stridente. « Aṣ-Ṣurâkh » désigne la voix élevée ; « ṣâriḫ » est celui qui implore ; « muṣriḫ » celui qui porte secours.
Le poète a dit :
« Lorsque, paniqué, un criant venait à nous,
le fracas de son cri frappait les pointes des lances. »
« رَبَّنَا أَخْرِجْنَا » : autrement dit, ils disent : « Seigneur, fais-nous sortir de la Géhenne et renvoie-nous dans la vie d’ici-bas. »
« نَعْمَلْ صَالِحًا » : Ibn ʿAbbâs a dit : « c’est-à-dire : “Lâ ilâha illâ Allâh”. »
Tel est le sens de leur parole :
« غَيْرَ الَّذِي كُنَّا نَعْمَلُ » : à savoir, au lieu du polythéisme ; autrement dit, nous croirons au lieu de mécroire, nous obéirons au lieu de désobéir, nous nous conformerons aux ordres des messagers.
« أَوَلَمْ نُعَمِّرْكُمْ مَا يَتَذَكَّرُ فِيهِ مَنْ تَذَكَّرَ » est la réponse à leur supplication ; il leur sera dit — la parole est sous-entendue.
Al-Bukhârî a intitulé : « Chapitre : Celui qui atteint soixante ans, Allâh ne lui laisse plus d’excuse en ce qui concerne la durée de sa vie, conformément à la parole du Très-Haut : “أَوَلَمْ نُعَمِّرْكُمْ مَا يَتَذَكَّرُ فِيهِ مَنْ تَذَكَّرَ وَجَاءَكُمُ النَّذِيرُ” — c’est-à-dire : les cheveux blancs. »
Il rapporta d’Abd as-Salâm ibn Muṭahhar ; ʿUmar ibn ʿAlî ; Maʿn ibn Muḥammad al-Ghifârî ; Saʿîd ibn Abî Saʿîd al-Maqburî ; d’Abû Hurayra, du Prophète — que les bénédictions et la paix d’Allâh soient sur lui — qui a dit :
« Allâh a ôté toute excuse à l’homme dont Il a prolongé le terme jusqu’à soixante ans. »
Al-Khaṭṭâbî a dit : « “Aʿdhara ilayhi” signifie qu’Il a porté l’excuse à son terme. »
Et l’on dit : « qad… »