de ses rafales brûlantes, et la rigueur du froid que vous ressentez provient de son "zamharîr" glacé. Cette explication englobe les avis précédents et montre que le « samûm » comme le « harûr » surviennent aussi bien de nuit que de jour ; médite-y donc.
On a dit encore : ce qu’il faut entendre par l’« ombre » et la « canicule » (al-ḥarûr) c’est le Paradis et l’Enfer ; le Paradis possède en effet une ombre permanente, comme le Très-Haut a dit : « Son fruit est perpétuel ainsi que son ombre » (ar-Ra‘d, 35), tandis que l’Enfer est caractérisé par une chaleur torride. C’est l’explication donnée par as-Suddî.
Ibn ʿAbbâs a dit : il s’agit de l’ombre nocturne et de la fournaise du « samûm » durant le jour.
Qutrub a dit : le ḥarûr désigne la chaleur, tandis que l’ombre (az-ẓill) représente la fraîcheur.
« Et ne sont pas comparables les vivants et les morts. » Ibn Qutaybah a dit : les vivants sont les gens doués de raison et les morts les ignorants.
Qatâdah a dit : tout cela constitue des paraboles ; de même que ces choses ne se valent pas, de même le mécréant et le croyant ne sont pas semblables.
« Certes, Allah fait entendre qui Il veut » : Il fait entendre Ses alliés qu’Il a créés pour Son Paradis.
« Et toi, tu ne peux faire entendre ceux qui sont dans les tombes » : c’est-à-dire les mécréants dont l’incrédulité a fait mourir les cœurs ; de même que tu ne peux faire entendre un mort, de même tu ne peux faire entendre celui dont le cœur est mort.
Al-Ḥasan, ʿIsâ ath-Thaqafî et ʿAmr ibn Maymûn ont récité « bi-musmiʿ man fîl-qubûr » sans tanwîn, par allègement, c’est-à-dire qu’ils sont semblables aux habitants des tombes : ils ne tirent aucun profit de ce qu’ils entendent et ne l’acceptent pas.
« Tu n’es qu’un avertisseur » (Fâtir, 35/23) : c’est-à-dire un Messager chargé d’avertir ; ta mission se limite à la transmission. Tu ne possèdes aucune part de la guidée ; la guidée appartient exclusivement à Allah, béni et Très-Haut.
« Nous t’avons certes envoyé avec la vérité, annonciateur et avertisseur ; et il n’existe pas de communauté sans qu’un avertisseur n’y soit passé » (Fâtir, 35/24).
Le Très-Haut dit : « Nous t’avons envoyé avec la vérité, annonciateur et avertisseur » : c’est-à-dire annonciateur du Paradis pour les gens qui Lui obéissent et avertisseur du Feu pour les gens qui Lui désobéissent.
« Et il n’existe pas de communauté sans qu’un avertisseur n’y soit passé » : c’est-à-dire qu’un Prophète y a déjà vécu.
Ibn Jurayj a dit : à l’exception des Arabes.