Il a été rapporté un texte qui semble contredire ce qui précède ; il s’agit du hadith consigné par l’imâm al-Bukhârî selon le neveu d’Ibn Shihâb. Celui-ci interrogea son oncle : « Y a-t-il quelque chose qui interrompe la prière ? » Il répondit : « Rien ne l’interrompt. »
Il m’a informé – ‘Urwa b. az-Zubayr – que ‘Â’isha, l’épouse du Prophète – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui – a dit : « Le Messager d’Allah se levait pour effectuer la prière nocturne tandis que je me trouvais allongée, entre lui et la qibla, sur le lit de sa famille. »
Parole du Très-Haut :
« Et ceux qui ourdissent les mauvaises actions… »
At-Tabarî rapporte, dans son ouvrage “Âdâb an-Nufûs” : Yûnus b. ‘Abd al-A‘la nous a relaté, Sufyân nous a relaté, d’après Layth b. Abî Sulaym, d’après Shahr b. Hawshab al-Ash‘arî, à propos de la parole d’Allah – Exalté soit-Il :
« Et ceux qui ourdissent les mauvaises actions : ils auront un châtiment sévère, et la ruse de ceux-là est vouée à périr. »
Il dit : « Ce sont les gens de l’ostentation. » C’est également l’avis d’Ibn ‘Abbâs, Mujâhid et Qatâda.
Abû l-‘Âliya dit : « Il s’agit de ceux qui complotèrent contre le Prophète – paix et bénédictions sur lui – lorsqu’ils se rassemblèrent à Dâr an-Nadwa. »
Al-Kalbî dit : « C’est-à-dire ceux qui commettent les mauvaises actions dans ce monde. » Muqâtil dit : « Il s’agit du polythéisme ; ainsi le terme “les mauvaises actions” devient le complément d’objet direct. »
On dit : “bâra – yabûru” signifie “périr, être anéanti”. L’expression “bârat as-sûq” signifie : “le marché s’est avarié, est devenu morne”. De même, l’on cherche refuge auprès d’Allah contre “bawâr al-ayyim” (la perte d’une femme sans époux).
Dans Sa parole : « …et vous étiez un peuple perdu (qawman būran) » (al-Fath, 48 : 12), c’est-à-dire des gens voués à la perdition.
Le terme “makr” désigne tout ce qui est accompli à travers la ruse et la tromperie ; cela a déjà été évoqué dans la sourate Sabbâ’.
[Sourate Fâtir (35), verset 11]
« Allah vous a créés de terre, puis d’une goutte de sperme ; ensuite Il a fait de vous des couples. Aucune femelle ne conçoit ni n’accouche sans qu’Il ne le sache. Nul vieillard n’obtient longévité et nul âge n’est diminué sans que cela ne soit consigné dans un Livre ; certes, cela est facile pour Allah. »
Parole du Très-Haut :
« Allah vous a créés de terre, puis d’une goutte de sperme… »
Sa‘îd rapporte d’après Qatâda : « Il s’agit d’Âdam – sur lui la paix. »
Le sens, selon cette explication, est le suivant : Il a créé votre origine à partir de la terre.
Il dit : « c’est-à-dire [cette goutte] qu’Il fit sortir des reins de vos pères. »
Puis : « Il a fait de vous des couples », c’est-à-dire qu’Il maria certains d’entre vous à d’autres ; le mâle est l’époux de la femelle, afin de perpétuer la vie en ce monde jusqu’à son terme décrété.
« Et nulle femelle ne porte ni n’accouche sans qu’Il ne le sache… »