(avec la kasra sur la lettre ḍâd).
Dieu – Très-Haut – a dit :
« Dis : si je m’égare, je ne m’égare qu’à mon propre détriment ».
Ceci est la prononciation des gens du Najd, laquelle est la plus élégante. Les habitants de la ‘Āliya, eux, disent : « ḍaliltu » avec kasra, « aḍillu »(1), c’est-à-dire : le péché de mon égarement ne retombera que sur moi-même.
« Et si je suis sur la bonne voie, c’est grâce à ce que mon Seigneur me révèle » : à savoir la sagesse et l’exposé clair. « Car Il est Audient, Proche », c’est-à-dire qu’Il entend quiconque L’invoque et qu’Il est prompt à exaucer.
Il a également été dit quant à la cohérence du passage : « Dis : mon Seigneur lance la vérité et fait apparaître la preuve ; l’égarement de celui qui s’égare n’annule pas la preuve. Si je m’égarais, je ne ferais tort qu’à moi-même, sans pour autant invalider l’argument d’Allah ; et lorsque je suis guidé, c’est par la faveur d’Allah qui m’a affermi sur l’argument ; Il est, en vérité, Audient, Proche. »
[Coran, Sabaʾ (34), verset 51]
« Si tu voyais quand ils seront saisis d’effroi : point d’échappatoire ! et ils seront capturés d’un lieu tout proche ».
Dieu – Très-Haut – dit :
« Si tu voyais quand ils seront saisis d’effroi : point d’échappatoire ! »
Il évoque ici l’état des mécréants à un moment où ils se trouvent contraints de reconnaître la vérité.
Le sens est : si tu pouvais les voir lorsqu’ils seront terrifiés dans ce bas-monde, au moment où la mort ou quelque autre châtiment divin leur tombera dessus – c’est l’explication rapportée d’Ibn ʿAbbâs.
Al-Ḥasan a dit : il s’agit de leur effroi dans les tombes lorsqu’ils entendront le Cri. D’après lui encore, cet effroi aura lieu lorsqu’ils sortiront de leurs tombes, et c’est aussi l’avis de Qatâda.
Ibn Mughaffal a dit : c’est lorsqu’ils contempleront le châtiment d’Allah, le Jour de la Résurrection.
As-Suddi : c’est leur frayeur le jour de Badr, quand les cous furent frappés par les épées des anges, les empêchant de fuir ou de revenir vers le repentir.
Saʿîd b. Jubayr : c’est l’armée qui sera engloutie dans la plaine de Baydâʾ ; il restera alors un seul homme pour informer les gens de ce qui est arrivé à ses compagnons ; ceux-ci seront saisis d’effroi – tel est leur effroi.
« Point d’échappatoire » : point de salut, a dit Ibn ʿAbbâs.
Mujâhid : point d’issue.
« Et ils seront capturés d’un lieu tout proche » : c’est-à-dire à partir des tombes.
Il a également été dit : d’où qu’ils se trouvent, ils sont proches d’Allah ; rien ne Lui échappe et ils ne sauraient Le fuir.
Ibn ʿAbbâs a dit : le verset concerne quatre-vingt mille hommes qui, à la fin des temps, iront assiéger la Kaʿba pour la détruire ; lorsqu’ils pénétreront dans la plaine de Baydâʾ, ils seront engloutis : telle est « la capture d’un lieu proche ».
J’ai dit : dans ce sens, un hadith marfūʿ de Ḥudhayfa – que nous avons cité dans le Kitâb at-Tadhkira – rapporte que le Messager d’Allah (que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui) évoqua une sédition qui survriendra entre les gens de l’Orient et de l’Occident : « Et tandis qu’ils seront ainsi… »