en rubis, en émeraudes et en perles – ainsi qu’il a déjà été expliqué.
« En sécurité » : c’est-à-dire à l’abri du châtiment, de la mort, des maladies et des peines.
« Et ceux qui s’emploient à contrecarrer Nos signes » : c’est-à-dire à invalider Nos preuves, Nos arguments et Notre Livre.
« En se mettant hors d’atteinte » : opposants acharnés qui s’imaginent pouvoir Nous échapper par leurs propres moyens.
« Ceux-là seront amenés au châtiment » : c’est-à-dire précipités dans la Géhenne, où les gardiens de l’enfer les présenteront.
[Sourate Saba’ (34), verset 39]
Dis : « Mon Seigneur étend la subsistance à qui Il veut parmi Ses serviteurs et la restreint à qui Il veut. Et tout ce que vous dépensez (dans le bien), Il vous le remplace, et Il est le Meilleur des pourvoyeurs. » (39)
Parole du Très-Haut :
« Dis : Mon Seigneur étend la subsistance à qui Il veut parmi Ses serviteurs et la restreint à qui Il veut » – l’énoncé est repris pour insister.
« Et tout ce que vous dépensez, Il le remplace » : dis, ô Muhammad, à ces gens séduits par leurs richesses et leurs enfants, qu’Allâh élargit la subsistance de qui Il veut et la restreint pour qui Il veut. Ne vous laissez donc pas abuser par les biens et les enfants ; dépensez-les plutôt dans l’obéissance à Allâh, car ce que vous dépenserez dans Son obéissance, Il vous le remplacera. La phrase comporte une ellipse : « Il le remplacera pour vous ». On dit : « akhlafa la-hu » ou « akhlafa ‘alay-hi », c’est-à-dire Il vous en accorde le successeur, le substitut, soit en ce bas-monde, soit dans l’Au-delà.
Dans le Ṣaḥîḥ de Muslim, Abû Hurayra rapporte que le Messager d’Allâh – paix et bénédictions sur lui – a dit : « Chaque matin, deux anges descendent ; l’un d’eux dit : “Ô Allâh ! accorde un remplacement à celui qui dépense” ; et l’autre dit : “Ô Allâh ! inflige la perte à celui qui retient”. »
Il est rapporté également, d’après Abû Hurayra, que le Messager d’Allâh – paix et bénédictions sur lui – a dit : « Allâh m’a dit : “Dépense, Je dépenserai pour toi”… » Le hadith. Cela indique le remplacement en ce bas-monde à hauteur de ce qui y est dépensé lorsqu’il s’agit d’une dépense dans l’obéissance à Allâh. Il se peut toutefois que le remplacement ne survienne pas ici-bas ; il est alors comparable à l’invocation – comme il a été exposé plus haut – que celle-ci soit exaucée, serve d’expiation ou soit thésaurisée pour l’Au-delà ; le « thésaurisé » ici équivaut en récompense à ce qui aurait été reçu.
Question juridique :
Ad-Dâraqutnî et Abû Aḥmad Ibn ‘Adî rapportent, par la chaîne de ‘Abd-ul-Ḥamîd al-Hilâlî, de Muḥammad Ibn al-Munkadir, d’après Jâbir, que le Messager d’Allâh – paix et bénédictions sur lui – a dit : « Toute action reconnue comme bonne est une aumône. Tout ce qu’un homme dépense pour lui-même et sa famille lui est écrit comme aumône. Ce par quoi un homme protège son honneur est une aumône. Et tout ce qu’un homme dépense…»