Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

On peut l’estimer ainsi : « [deux jardins] dont les fruits sont acides ou amers ».

Al-Akhfash a dit : dans la langue des Arabes, l’emploi de l’annexion (al-iḍâfa) est plus élégant, comme dans leur expression : thawbu khazz (un vêtement de khazz).

Le terme al-khamṭ désigne le lait aigre. Abû ʽUbayd rapporte que, lorsque le lait a perdu la douceur qu’il possède à la traite sans que son goût ait encore changé, on l’appelle sâmiṭ ; s’il commence à prendre une odeur, il est qualifié de khâmiṭ ou khamîṭ ; s’il prend déjà un certain goût, on le nomme mumahhal ; et s’il garde encore une saveur sucrée, on l’appelle fuwahah.

On dit : takhammaṭa al-faḥl, c’est-à-dire qu’il a poussé un mugissement grave ; takhammaṭa untel, c’est-à-dire qu’il s’est mis en colère et s’est enorgueilli ; takhammaṭa al-baḥr, c’est-à-dire que la mer est devenue houleuse.

Quant au verbe khamaṭtu ash-shâta akhmiṭuhâ khamṭan : lorsque j’ôte la peau d’une brebis et la fais rôtir, on l’appelle khamîṭ ; et si j’enlève sa toison avant de la rôtir, on l’appelle samîṭ.

Al-khamṭah désigne le vin qui a commencé à prendre le parfum de la maturation – semblable à l’odeur de la pomme – sans être encore totalement mûr ; on dit aussi que c’est le vin devenu acide, ainsi que l’a mentionné al-Jawharî. Al-Qutaybî rapporte, dans Adab al-Kâtib, qu’on appelle khamṭah le vin aigre, et qu’on nomme également khamṭah ce qui a déjà pris un certain parfum. À ce propos on a récité :
« Un breuvage, clair comme l’eau du Nil, qui n’est ni khamṭah
ni khillah (vinaigre), dont la flamme brûle les buveurs. »

Au sujet de « athl », al-Farrâʾ dit : c’est un arbre qui ressemble au ṭarfâʾ mais qui est plus haut ; c’est dans son bois que fut taillé le minbar du Prophète – paix et salut sur lui. L’athl possède de grosses racines dont on fabrique des portes, et ses feuilles sont semblables à celles du ṭarfâʾ ; au singulier on dit athlah, au pluriel athlâth.

Al-Ḥasan a dit : al-athl renvoie au bois. Qatâdah a précisé : c’est une espèce d’arbre qui ressemble au ṭarfâʾ ; je l’ai vu à Fayd. D’autres ont affirmé qu’il s’agit du samur (acacia). Abû ʽUbaydah a soutenu que c’est l’arbre appelé nuḍâr. (Le mot nuḍâr désigne aussi l’or ; il désigne encore un bois dont on fabrique des coupes, d’où l’expression « qadaḥ nuḍâr », une coupe de nuḍâr.)

Quant aux mots : « et un peu de sidr », al-Farrâʾ explique qu’il s’agit du samur, comme le rapporte an-Naḥḥâs. Al-Azhari dit : il existe deux sortes de sidr : le sidr sauvage, dont on ne tire aucun profit ; ses feuilles ne conviennent pas pour la lessive et son fruit, astringent, n’est pas comestible ; on l’appelle adh-ḍâl. Le second est le sidr qui pousse au bord de l’eau ; son fruit est le nabq (jujube) et ses feuilles, utilisées comme détergent, rappellent celles du jujubier.

Qatâdah a déclaré : alors que les arbres de ce peuple figuraient parmi les meilleurs, Allah – Exalté soit-Il – les transforma, à cause de leurs œuvres, en arbres des plus mauvais, et Il fit périr leurs arbres fruitiers.

تَقْدِيرُهَا ذَوَاتَيْ أُكُلِ حُمُوضَةٍ أَوْ أُكُلِ مَرَارَةٍ. وَقَالَ الْأَخْفَشُ: وَالْإِضَافَةُ أَحْسَنُ فِي كَلَامِ الْعَرَبِ، نَحْوُ قَوْلِهِمْ: ثَوْبُ خَزٍّ وَالْخَمْطُ: اللَّبَنُ الْحَامِضُ وَذَكَرَ أَبُو عُبَيْدٍ أَنَّ اللَّبَنَ إِذَا ذَهَبَ عَنْهُ حَلَاوَةُ الْحَلْبِ وَلَمْ يَتَغَيَّرْ طَعْمُهُ فَهُوَ سَامِطٌ، وَإِنْ أَخَذَ شَيْئًا مِنَ الرِّيحِ فَهُوَ خَامِطٌ وَخَمِيطٌ، فَإِنْ أَخَذَ شَيْئًا مِنْ طَعْمٍ فَهُوَ مُمَحَّلٌ، فَإِذَا كَانَ فِيهِ طَعْمُ الْحَلَاوَةِ فَهُوَ فُوَّهَةٌ «١» . وَتَخَمَّطَ الْفَحْلُ: هَدَرَ. وَتَخَمَّطَ فُلَانٌ أَيْ غَضِبَ وَتَكَبَّرَ. وَتَخَمَّطَ الْبَحْرُ أَيِ الْتَطَمَ. وَخَمَطْتُ الشَّاةَ أَخْمِطُهَا خَمْطًا: إِذَا نَزَعْتُ جِلْدَهَا وَشَوَيْتُهَا فَهِيَ [خَمِيطٌ، فَإِنْ نَزَعْتُ شَعْرَهَا وَشَوَيْتُهَا فَهِيَ «٢» ] سَمِيطٌ. وَالْخَمْطَةُ: الْخَمْرُ الَّتِي قَدْ أَخَذَتْ رِيحَ الْإِدْرَاكِ كَرِيحِ التُّفَّاحِ وَلَمْ تُدْرِكْ بَعْدُ. وَيُقَالُ هِيَ الْحَامِضَةُ، قَالَهُ الْجَوْهَرِيُّ. وَقَالَ الْقُتَبِيُّ فِي أَدَبِ الْكَاتِبِ. يُقَالُ لِلْحَامِضَةِ خَمْطَةٌ، وَيُقَالُ: الْخَمْطَةُ الَّتِي قَدْ أَخَذَتْ شَيْئًا مِنَ الرِّيحِ، وأنشد: عقار كماء الني لَيْسَتْ بِخَمْطَةٍ ... وَلَا خَلَّةٍ يَكْوِي الشُّرُوبَ شِهَابُهَا «٣» (وَأَثْلٍ) قَالَ الْفَرَّاءُ: هُوَ شَبِيهٌ بِالطَّرْفَاءِ إِلَّا أَنَّهُ أَعْظَمُ مِنْهُ طُولًا، ومِنْهُ اتُّخِذَ مِنْبَرُ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَلِلْأَثْلِ أُصُولٌ غَلِيظَةٌ يُتَّخَذُ مِنْهُ الْأَبْوَابُ، وَوَرَقُهُ كَوَرَقِ الطَّرْفَاءِ، الواحدة أثلة والجمع أثلاث. وَقَالَ الْحَسَنُ: الْأَثْلُ الْخَشَبُ. قَتَادَةُ: هُوَ ضَرْبٌ مِنَ الْخَشَبِ يُشْبِهُ الطَّرْفَاءَ رَأَيْتُهُ بِفَيْدِ. وَقِيلَ هُوَ السَّمُرُ. وَقَالَ أَبُو عُبَيْدَةَ: هُوَ شَجَرُ النُّضَارِ. [النُّضَارُ: الذَّهَبُ. وَالنُّضَارُ: خَشَبٌ يُعْمَلُ مِنْهُ قصاع، ومنه: قدح نضار «٤» ]. (وَشَيْءٍ مِنْ سِدْرٍ قَلِيلٍ) قَالَ الْفَرَّاءُ: هُوَ السَّمُرُ، ذَكَرَهُ النَّحَّاسُ. وَقَالَ الْأَزْهَرِيُّ: السِّدْرُ مِنَ الشَّجَرِ سِدْرَانِ: بَرِّيٌّ لَا يُنْتَفَعُ بِهِ وَلَا يَصْلُحُ وَرَقُهُ لِلْغَسُولِ وَلَهُ ثَمَرٌ عَفِصٌ لَا يُؤْكَلُ، وَهُوَ الَّذِي يُسَمَّى الضَّالَ. وَالثَّانِي- سِدْرٌ يَنْبُتُ عَلَى الْمَاءِ وَثَمَرُهُ النَّبِقُ وَوَرَقُهُ غَسُولٌ يُشْبِهُ شَجَرَ الْعُنَّابِ. قَالَ قَتَادَةُ: بَيْنَمَا شَجَرُ الْقَوْمِ مِنْ خَيْرِ شَجَرٍ إِذْ صَيَّرَهُ اللَّهُ تَعَالَى مِنْ شَرِّ الشَّجَرِ بِأَعْمَالِهِمْ، فَأَهْلَكَ أَشْجَارَهُمُ الْمُثْمِرَةَ
(١). في المخصص لابن سيده: ( .. فهو قوهة صاحب العين: فوهة بالفاء). وفي كتب اللغة (القوهة بالضم): اللبن تغير قليلا وفيه حلاوة. والفوهة (كقبرة: اللبن فيه طعم الحلاوة. (٢). ما بين المربعين ساقط من نسخ الأصل. وهو من كتب اللغة. (٣). الخلة: التي جاوزت القدر فخرجت من حال الخمر إلى حال الحموضة والخل. والشروب: الندامى. يقول: هي في لون اللحم الني. (٤). ما بين المربعين ساقط من ش.

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