si ce n’est que Tu le guérisses ; et qu’aucun indigent n’y entre sans que Tu ne l’enrichisses.
La cinquième [demande] : que Tu ne détournes pas Ton regard de quiconque y pénètre jusqu’à ce qu’il en sorte, sauf celui qui voudrait y commettre une impiété ou une injustice. Ô Seigneur des mondes ! – C’est ce qu’a rapporté al-Mâwardî.
J’ai dit : cela est plus authentique que ce qui a été avancé auparavant, à savoir que la construction ne fut achevée qu’une année après sa mort. La preuve de l’authenticité de cette version est ce qu’a rapporté an-Nasâ’î et d’autres, avec une chaîne de transmission sûre, d’après ‘Abd Allâh ibn ‘Amr, du Prophète – que la prière et le salut d’Allâh soient sur lui :
« Lorsque Sulaymân ibn Dâwûd construisit Bayt al-Maqdis, il demanda à Allâh trois choses : un jugement conforme au jugement divin – et cela lui fut accordé ; une royauté qu’aucun après lui ne devait jamais posséder – et cela lui fut accordé ; enfin, lorsqu’il eut achevé la construction de la mosquée, il demanda qu’aucun homme n’y vienne, poussé par rien d’autre que la prière en ce lieu, sans qu’il ne sorte purifié de ses fautes tel le jour où sa mère l’a mis au monde. »
Nous avons cité ce hadith dans la sourate « Âl ‘Imrân » et rappelé la construction [du sanctuaire] dans la sourate « Subhân ».
﴾ Il y avait assurément pour Sabâ, dans leurs demeures, un signe : deux jardins, l’un à droite, l’autre à gauche. « Mangez de la subsistance de votre Seigneur et soyez-Lui reconnaissants : ville agréable et Seigneur plein de pardon. » ﴿ (Sabaʼ, 34 : 15)
Parole du Très-Haut : ﴾ Il y avait assurément pour Sabâ, dans leurs demeures, un signe… ﴿
Nāfi‘ et d’autres l’ont récitée avec déclinaison et tanwîn, considérant qu’il s’agit du nom d’un clan – à l’origine le nom d’un homme –, ceci sur indication du Prophète – paix et salut sur lui.
At-Tirmidhî a rapporté : Abû Kurayb et ‘Abd b. Humayd nous ont dit : Abû Usāma nous a transmis d’après al-Ḥasan b. al-Ḥakam an-Nakha‘î, lequel tient d’Abû Sabrah an-Nakha‘î, d’après Farwah b. Musayk al-Murādî :
« Je me rendis auprès du Prophète – paix et salut sur lui – et lui dis : “Ô Messager d’Allâh, ne combattrai-je pas ceux de mon peuple qui se sont détournés [de l’islam] en m’appuyant sur ceux qui y adhèrent ?” Il m’en donna la permission et me nomma [à leur tête].
Lorsque je sortis de chez lui, il demanda après moi : “Qu’a fait le Ghuṭayfî ?” On l’informa que j’étais parti ; il envoya alors quelqu’un à ma poursuite et l’on me fit revenir. Je revins à lui alors qu’il se trouvait avec un groupe de ses compagnons ; il me dit : “Invite ces gens : accepte l’islam de quiconque se soumet, et pour celui qui ne se soumet pas, ne te hâte pas avant que je ne te donne de nouvelles instructions.”
Il dit ensuite : “Concernant Sabâ, il a été révélé ce qui a été révélé.”
Un homme demanda : “Ô Messager d’Allâh, qu’est-ce que Sabâ ? Est-ce une terre ou une femme ?”
Il répondit : “Ce n’est ni une terre, ni une femme.”