Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Il se distrayait avec elle, et il quitta ce monde en la laissant alors qu’elle n’avait que dix-huit ans.

Elle a également rapporté : « Je jouais avec des poupées chez le Prophète — que la prière et le salut d’Allah soient sur lui — et j’avais de petites compagnes qui jouaient avec moi. Lorsque le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — entrait, elles se retiraient par pudeur ; alors il les faisait revenir vers moi et elles jouaient avec moi. » Ces deux traditions sont rapportées par Muslim.

Les savants ont dit : cette permission répond à un besoin impérieux, les fillettes ayant besoin de s’exercer ainsi à l’éducation de leurs futurs enfants. De plus, ces objets ne subsistent pas ; il en va de même de ce qui est façonné en sucre ou en pâte, qui n’est pas voué à durer. C’est pourquoi l’on a accordé une dispense à ce sujet. Allah est plus Savant.

Parole du Très-Haut :
« et des plateaux profonds comme des cuves ».

Ibn ʿArafah a dit : al-jawâbî est le pluriel de jâbiyah, excavation semblable à un bassin. Il a encore précisé : « comme les abreuvoirs des chameaux ».

Ibn al-Qâsim rapporte de Mâlik : « tels un renfoncement dans le sol » ; le sens est voisin, et mille hommes pouvaient s’asseoir autour d’un seul de ces plats.

An-Naḥḥâs commente : dans « wajifânin kal-jawâb », il serait préférable de garder la yâ’. Ceux qui l’omettent arguent que l’article al n’altère pas l’état du nom indéfini ; on disait jawâbin, puis, l’article étant entré, le mot est resté tel quel et la yâ’ a été élidée. Le singulier de jawâbî est jâbiyah : la grande marmite ou le vaste bassin où l’on recueille (yujbâ) quelque chose ; d’où les expressions « jabaytu al-kharâj » (j’ai perçu l’impôt) et « jabaytu al-jarâd » (j’ai rassemblé les sauterelles).

Al-Layth a cependant rapporté de Mujâhid que jawâbî est le pluriel de jawbah ; la jawbah est une large cavité dans la montagne où s’accumule l’eau de pluie.

Al-Kisâ’î dit : « jabaoutu l’eau dans le bassin, jabaytuhu », c’est-à-dire : « je l’ai rassemblée ». La jâbiyah est l’abreuvoir où l’on collecte l’eau pour les chameaux.

Dans la poésie on lit :
« Chez la famille d’al-Muḥallaq arrive un grand plat
semblable à la jarre du shaykh irakien, débordant de nourriture »,
ainsi que :
« Une large écuelle, semblable à la cuve du déversoir… »

C’est ce qu’a rapporté an-Naḥḥâs.

ولعبها معها، ومات عنها وهي بنت ثمان عَشْرَةَ سَنَةً. وَعَنْهَا أَيْضًا قَالَتْ: كُنْتُ أَلْعَبُ بِالْبَنَاتِ عِنْدَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَكَانَ لِي صَوَاحِبُ يَلْعَبْنَ مَعِي، فَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِذَا دَخَلَ يَنْقَمِعْنَ «١» مِنْهُ فَيُسَرِّبُهُنَّ «٢» إِلَيَّ فَيَلْعَبْنَ مَعِي. خَرَّجَهُمَا مُسْلِمٌ. قَالَ الْعُلَمَاءُ: وَذَلِكَ لِلضَّرُورَةِ إِلَى ذَلِكَ وَحَاجَةِ الْبَنَاتِ حَتَّى يَتَدَرَّبْنَ عَلَى تَرْبِيَةِ أَوْلَادِهِنَّ. ثُمَّ إِنَّهُ لَا بَقَاءَ لِذَلِكَ، وَكَذَلِكَ مَا يُصْنَعُ مِنَ الْحَلَاوَةِ أَوْ مِنَ الْعَجِينِ لَا بَقَاءَ لَهُ، فَرُخِّصَ فِي ذَلِكَ، وَاللَّهُ أَعْلَمُ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَجِفانٍ كَالْجَوابِ) قَالَ ابْنُ عَرَفَةَ: الْجَوَابِيُّ جَمْعُ الْجَابِيَةِ، وَهِيَ حَفِيرَةٌ كَالْحَوْضِ. وَقَالَ: كَحِيَاضِ الْإِبِلِ. وَقَالَ ابْنُ الْقَاسِمِ عَنْ مَالِكٍ: كَالْجَوْبَةِ مِنَ الْأَرْضِ، وَالْمَعْنَى مُتَقَارِبٌ. وَكَانَ يَقْعُدُ عَلَى الْجَفْنَةِ الْوَاحِدَةِ أَلْفُ رَجُلٍ. النَّحَّاسُ: " وَجِفانٍ كَالْجَوابِ" الْأَوْلَى أَنْ تَكُونَ بِالْيَاءِ، وَمَنْ حَذَفَ الْيَاءَ قَالَ سَبِيلُ الْأَلِفِ وَاللَّامِ أَنْ تَدْخُلَ عَلَى النَّكِرَةِ فَلَا يُغَيِّرُهَا عَنْ حَالِهَا، فَلَمَّا كَانَ يُقَالُ جَوَابٍ وَدَخَلَتِ الْأَلِفُ وَاللَّامُ أُقِرَّ عَلَى حَالِهِ فَحُذِفَ الْيَاءُ. وَوَاحِدُ الْجَوَابِي جَابِيَةٌ، وَهِيَ الْقِدْرُ الْعَظِيمَةُ، وَالْحَوْضُ الْعَظِيمُ الْكَبِيرُ الَّذِي يُجْبَى فِيهِ الشَّيْءُ أَيْ يُجْمَعُ، وَمِنْهُ جَبَيْتُ الْخَرَاجَ، وَجَبَيْتُ الْجَرَادَ، أَيْ جَعَلْتُ الْكِسَاءَ فَجَمَعْتُهُ فِيهِ. إِلَّا أَنَّ لَيْثًا رَوَى عَنْ مُجَاهِدٍ قَالَ: الْجَوَابِيُّ جَمْعُ جَوْبَةٍ، وَالْجَوْبَةُ الْحُفْرَةُ الْكَبِيرَةُ تَكُونُ فِي الْجَبَلِ فِيهَا مَاءُ الْمَطَرِ. وَقَالَ الْكِسَائِيُّ: جَبَوْتُ الْمَاءَ فِي الْحَوْضِ وَجَبَيْتُهُ أَيْ جَمَعْتُهُ، وَالْجَابِيَةُ: الْحَوْضُ الَّذِي يُجْبَى فِيهِ الْمَاءُ لِلْإِبِلِ، قَالَ: تَرُوحُ عَلَى آلِ الْمُحَلَّقِ جَفْنَةٌ ... كَجَابِيَةِ الشَّيْخِ الْعِرَاقِيِّ تَفْهَقُ «٣» وَيُرْوَى أَيْضًا. نَفَى الذَّمَّ عَنْ آلِ الْمُحَلَّقِ جَفْنَةٌ ... كَجَابِيَةِ السَّيْحِ «٤» .... ذكره النحاس.
(١). أي يتغيبن ويدخلن في بيت أو من وراء ستر حياء وهيبة له عليه السلام. (٢). أي يرسلهن ويبعثهن (٣). البيت للأعشى. والفهق: الامتلاء. وخص العراقي لجهله بالمياه لأنه حضري فذا وجدها ملا جابيته واعدها ولم يدر متى يجد المياه وأما البدوي فهو عالم بالمياه فهو لا يبالى ألا يعدها. (٤). السيح: الماء الظاهر الجاري على وجه الأرض.

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