par amour de la dissension.
Ibn ‘Abbâs a dit : « L’irjâf consiste à rechercher la fitna (la sédition). » L’irjâf, c’est également la propagation du mensonge et du faux afin d’attrister les gens. D’autres ont dit : c’est le fait d’ébranler les cœurs. On dit : « rajafat al-ard » – la terre a tremblé, c’est-à-dire qu’elle s’est mise en mouvement et a été secouée ; « tarjufu » au sens de trembler. Le « rajafân » désigne une violente agitation, et « ar-rajjâf » est la mer, ainsi nommée en raison de son agitation.
Le poète a dit :
« Ils offrent la viande chaque soir,
jusqu’à ce que le soleil disparaisse dans l’océan aux flots tumultueux. »
L’irjâf est le singulier de « arâjîf », c’est-à-dire les rumeurs colportées. On dit : « Ils ont pratiqué l’irjâf à propos de telle chose », c’est-à-dire qu’ils s’y sont adonnés. Le poète a dit :
« Même si vous nous blâmez pour l’avoir tué,
un rebelle envieux a colporté des rumeurs contre l’Islam. »
Un autre a dit :
« Par de vaines rumeurs, fils de la bassesse, me menaces-tu ?
Dans ces rumeurs, j’ai bien reconnu la bassesse et la lâcheté. »
Ainsi, l’irjâf est illicite, car il comporte un tort ; le verset atteste donc l’interdiction de nuire par l’irjâf.
Deuxièmement, Sa parole – Exalté soit-Il :
« Nous t’exciterons assurément contre eux »
signifie : « Nous te donnerons pouvoir sur eux, de sorte que tu les extermineras par l’épée. »
Ibn ‘Abbâs dit : « Ils ne cessaient de nuire aux femmes ; Allah ‑ Puissant et Majestueux ‑ l’a donc excité contre eux. » Puis Il – Très-Haut – dit :
« Et ne fais jamais la prière funéraire pour l’un d’eux qui meurt, ni ne te tiens sur sa tombe » (at-Tawba, 84).
Il lui ordonna de les maudire ; tel est l’ighrâ’ (l’incitation). Muḥammad b. Yazîd a dit : « Il l’a incité contre eux dans le verset qui suit immédiatement, la parole y étant directement liée », à savoir la parole du Très-Haut :
« Où qu’ils soient trouvés, on les saisira, et on les tuera d’un massacre impitoyable. »
Ceci constitue donc un ordre divin.