Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Cela se passa du vivant du Prophète – paix et bénédiction d’Allah sur lui – au mois de Sha‘bân, la neuvième année de l’Hégire. Le Messager d’Allah – paix et bénédiction d’Allah sur lui – s’assit auprès de sa tombe, et ‘Alî, al-Fadl et Usâma descendirent dans sa fosse funéraire.

Az-Zubayr ibn Bakkâr rapporte que les enfants du Prophète – paix et bénédiction d’Allah sur lui – par ordre d’aînesse furent : al-Qâsim, puis Zaynab, puis ‘Abd-Allâh – que l’on surnommait At-Tayyib et At-Tâhir. Il naquit après la mission prophétique et mourut en bas âge. Venaient ensuite Umm Kulthûm, puis Fâtimah, puis Ruqayyah. Al-Qâsim mourut à La Mecque, puis ‘Abd-Allâh décéda à son tour.

Deuxième point – Les femmes arabes avaient pour habitude de se montrer familièrement et découvraient leurs visages tout comme les servantes. Cela incitait les hommes à les observer et multipliait les pensées à leur sujet. Allah enjoignit donc à Son Messager – paix et bénédiction d’Allah sur lui – de leur ordonner de laisser retomber sur elles leurs jilbabs lorsqu’elles sortaient pour leurs besoins. En effet, elles se soulageaient auparavant dans la steppe, avant que des latrines soient édifiées. On établissait ainsi une distinction entre elles et les esclaves ; les femmes libres étaient reconnues à leur voilement, ce qui détournait d’elles quiconque était célibataire ou jeune. Or, avant la révélation de ce verset, il arrivait qu’une femme croyante sorte pour ses besoins ; certains débauchés la prenaient pour une servante et l’importunaient. Elle poussait alors un cri et ils s’enfuyaient. Les femmes se plaignirent de cela au Prophète – paix et bénédiction d’Allah sur lui – et le verset fut révélé pour cette raison, comme l’ont expliqué Al-Hasan et d’autres.

Troisième point – Parole d’Allah : « …de leurs jilbabs. » (jilbabs est le pluriel de jilbâb), vêtement plus ample que le khimâr. Ibn ‘Abbâs et Ibn Mas‘ûd l’ont interprété comme étant le ridâ’ (manteau). D’autres ont dit qu’il s’agit du qinâ‘ (voile). L’avis correct est qu’il s’agit d’un habit qui couvre l’ensemble du corps.

Dans le Sahîh de Muslim, Umm ‘Atiyyah dit : « – Ô Messager d’Allah ! L’une d’entre nous ne possède pas de jilbâb ; – Qu’elle emprunte à sa sœur un jilbâb, répondit-il. »

Quatrième point – Les savants ont divergé sur la manière de le laisser retomber. Ibn ‘Abbâs et ‘Ubaydah as-Salmânî dirent : « La femme le replie de sorte qu’il ne reste visible qu’un seul œil pour voir. » Ibn ‘Abbâs – selon une autre version – ainsi que Qatâdah dirent : « Elle le ramène au-dessus du front, le fixe, puis le rabat sur le nez ; ses deux yeux peuvent apparaître, mais il couvre la poitrine et la majeure partie du visage. » Al-Hasan a dit : « Elle recouvre la moitié de son visage. »

Cinquième point – Allah, exalté soit-Il, a ordonné à l’ensemble des femmes de se voiler, et cela n’est effectif qu’avec un vêtement qui ne laisse pas transparaître la peau, sauf lorsqu’elles se trouvent avec leur époux ; elles peuvent alors porter ce qu’elles veulent, car il lui est permis de jouir d’elle à sa convenance.

فِي حَيَاةِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي شَعْبَانَ سَنَةَ تِسْعٍ مِنَ الْهِجْرَةِ. وَجَلَسَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى قَبْرِهَا، وَنَزَلَ فِي حُفْرَتِهَا عَلِيٌّ وَالْفَضْلُ وَأُسَامَةُ. وَذَكَرَ الزُّبَيْرُ بْنُ بَكَّارٍ أَنَّ أَكْبَرَ وَلَدِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: الْقَاسِمُ، ثُمَّ زَيْنَبُ، ثُمَّ عَبْدُ اللَّهِ، وَكَانَ يُقَالُ لَهُ الطَّيِّبُ وَالطَّاهِرُ، وَوُلِدَ بَعْدَ النُّبُوَّةِ وَمَاتَ صَغِيرًا ثُمَّ أُمُّ كُلْثُومٍ، ثُمَّ فَاطِمَةُ، ثُمَّ رُقَيَّةُ. فَمَاتَ الْقَاسِمُ بِمَكَّةَ ثُمَّ مَاتَ عَبْدُ اللَّهِ. الثانية- لَمَّا كَانَتْ عَادَةُ الْعَرَبِيَّاتِ التَّبَذُّلَ، وَكُنَّ يَكْشِفْنَ وُجُوهَهُنَّ كَمَا يَفْعَلُ الْإِمَاءُ، وَكَانَ ذَلِكَ دَاعِيَةً إِلَى نَظَرِ الرِّجَالِ إِلَيْهِنَّ، وَتَشَعُّبِ الْفِكْرَةِ فِيهِنَّ، أَمَرَ اللَّهُ رَسُولَهُ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ يَأْمُرَهُنَّ بِإِرْخَاءِ الْجَلَابِيبِ عَلَيْهِنَّ إِذَا أَرَدْنَ الْخُرُوجَ إِلَى حَوَائِجِهِنَّ، وَكُنَّ يَتَبَرَّزْنَ فِي الصَّحْرَاءِ قَبْلَ أَنْ تُتَّخَذَ الْكُنُفُ- فَيَقَعُ الْفَرْقُ بَيْنَهُنَّ وَبَيْنَ الْإِمَاءِ، فَتُعْرَفُ الْحَرَائِرُ بِسِتْرِهِنَّ، فَيَكُفُّ عَنْ معارضتهن من كان عذبا أَوْ شَابًّا. وَكَانَتِ الْمَرْأَةُ مِنْ نِسَاءِ الْمُؤْمِنِينَ قَبْلَ نُزُولِ هَذِهِ الْآيَةِ تَتَبَرَّزُ لِلْحَاجَةِ فَيَتَعَرَّضُ لَهَا بَعْضُ الْفُجَّارِ. يَظُنُّ أَنَّهَا أَمَةٌ، فَتَصِيحُ بِهِ فَيَذْهَبُ، فَشَكَوْا ذَلِكَ إِلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَنَزَلَتِ الْآيَةُ بِسَبَبِ ذَلِكَ. قال معناه الحسن وغيره. الثالثة- قوله تعالى: (مِنْ جَلَابِيبِهِنَّ) الْجَلَابِيبُ جَمْعُ جِلْبَابٍ، وَهُوَ ثَوْبٌ أَكْبَرُ مِنَ الْخِمَارِ. وَرُوِيَ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ وَابْنِ مَسْعُودٍ أَنَّهُ الرِّدَاءُ. وَقَدْ قِيلَ: إِنَّهُ الْقِنَاعُ. وَالصَّحِيحُ أَنَّهُ الثَّوْبُ الَّذِي يَسْتُرُ جَمِيعَ الْبَدَنِ. وَفِي صَحِيحِ مُسْلِمٍ عَنْ أُمِّ عَطِيَّةَ: قُلْتُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ إِحْدَانَا لَا يَكُونُ لَهَا جِلْبَابٌ؟ قَالَ: (لِتُلْبِسْهَا أُخْتُهَا مِنْ جِلْبَابِهَا) . الرَّابِعَةُ- وَاخْتَلَفَ النَّاسُ فِي صُورَةِ إِرْخَائِهِ، فَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ وَعَبِيدَةُ السَّلْمَانِيُّ: ذَلِكَ أَنْ تَلْوِيَهُ الْمَرْأَةُ حَتَّى لَا يَظْهَرَ مِنْهَا إِلَّا عَيْنٌ وَاحِدَةٌ تُبْصِرُ بِهَا. وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ أَيْضًا وَقَتَادَةُ: ذَلِكَ أَنْ تَلْوِيَهُ فَوْقَ الْجَبِينِ وَتَشُدَّهُ، ثُمَّ تَعْطِفُهُ عَلَى الْأَنْفِ، وَإِنْ ظَهَرَتْ عَيْنَاهَا لَكِنَّهُ يَسْتُرُ الصَّدْرَ وَمُعْظَمَ الْوَجْهِ. وَقَالَ الْحَسَنُ: تُغَطِّي نِصْفَ وَجْهِهَا. الْخَامِسَةُ- أَمَرَ اللَّهُ سُبْحَانَهُ جَمِيعَ النِّسَاءِ بِالسَّتْرِ، وَإِنَّ ذَلِكَ لَا يَكُونُ إِلَّا بِمَا لَا يَصِفُ جِلْدَهَا، إِلَّا إِذَا كَانَتْ مَعَ زَوْجِهَا فَلَهَا أَنْ تَلْبَسَ مَا شَاءَتْ، لِأَنَّ لَهُ أَنْ يَسْتَمْتِعَ بِهَا كَيْفَ شاء.

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