et sur la Famille de Muhammad, comme Tu t’es montré plein de sollicitude envers Ibrâhîm et la Famille d’Ibrâhîm ; Tu es, certes, Digne de louange, Glorieux.
Ibn al-‘Arabî dit : Parmi ces versions, certaines sont authentiques et d’autres défectueuses ; la plus solide est celle rapportée par Mâlik : c’est donc à elle qu’il faut se référer. Quant aux versions autres que celle de Mâlik qui ajoutent la mention de la miséricorde ou d’autres formules, elles ne sont pas solides. Il incombe aux gens d’examiner leur religion avec le même soin qu’ils portent à leurs biens : ils n’accepteraient pas, lors d’une transaction, un dinar défectueux ; ils choisissent plutôt la monnaie saine et pure. De même, on ne doit retenir des récits attribués au Prophète — que les bénédictions et le salut d’Allah soient sur lui — que ce dont la chaîne de transmission est authentique, afin de ne pas tomber dans le mensonge à son sujet ; celui qui, cherchant un surcroît de mérite, se retrouve ainsi frappé de diminution, voire d’une perte manifeste.
Troisièmement – Au sujet du mérite d’invoquer la bénédiction sur le Prophète — paix et salut sur lui — il a été authentiquement rapporté qu’il a dit : « Quiconque prie sur moi une seule fois, Allah prie sur lui dix fois. »
Sahl ibn ‘Abd Allâh a déclaré : « La prière sur Muhammad — paix et salut sur lui — est la meilleure des adorations, car Allah Très-Haut s’en est chargé Lui-même ainsi que Ses anges, puis Il l’a prescrite aux croyants ; les autres actes d’adoration ne bénéficient pas d’un tel privilège. »
Abû Sulaymân ad-Dârânî a dit : « Celui qui souhaite solliciter Allah pour un besoin, qu’il commence par la prière sur le Prophète — paix et salut sur lui —, puis qu’il expose sa demande à Allah, et qu’il conclue par la prière sur le Prophète — paix et salut sur lui — ; Allah, exalté soit-Il, accepte les deux prières, et Il est trop Généreux pour rejeter ce qui se trouve entre elles. »
Sa‘îd ibn al-Musayyab rapporte de ‘Umar ibn al-Khattâb — qu’Allah l’agrée — qu’il disait : « L’invocation est retenue en-deçà du ciel jusqu’à ce que l’on prie sur le Prophète — paix et salut sur lui ; lorsque la prière sur le Prophète intervient, l’invocation est alors élevée. »
Le Prophète — paix et salut sur lui — a dit également : « Quiconque écrit dans un livre la prière et le salut sur moi, les anges ne cessent de prier pour lui tant que mon nom demeure dans ce livre. »
Quatrièmement – Les savants ont divergé quant à l’obligation de prier sur le Prophète — paix et salut sur lui — à l’intérieur de la prière rituelle. L’immense majorité et la grande masse considèrent qu’il s’agit d’une Sunnah de la prière et d’un acte recommandé.
Ibn al-Mundhir dit : « Il est recommandé que personne n’accomplisse une prière sans y invoquer la bénédiction sur le Messager d’Allah — paix et salut sur lui. Toutefois, si quelqu’un l’omet, sa prière demeure valable selon l’avis de Mâlik, des gens de Médine, de Sufyân ath-Thawrî, des gens de Kûfa parmi les jurisconsultes rationnels (Ahl ar-Ra’y) et d’autres encore. C’est l’opinion de la majorité des savants. Il a toutefois été rapporté de Mâlik et de Sufyân que cette invocation se situe dans le dernier tachahhud."