Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Onzièmement –
La parole du Très-Haut : « … croyante… » indique que la mécréante ne lui est pas licite.
Imâm al-Harameyn rapporte qu’il existe une divergence quant à l’interdiction, pour le Prophète, d’épouser une femme libre non musulmane.
Ibn al-‘Arabî déclare : l’avis correct, selon moi, est qu’elle lui demeure interdite. C’est, pour lui, un signe distinctif : tout ce qui relève des vertus et de la noblesse, il y a dans son cas une part plus grande ; et tout ce qui relève des défauts, il en est le plus préservé. Ainsi, il nous a été autorisé d’épouser des femmes libres appartenant aux Gens du Livre, tandis que lui – ﷺ –, en raison de sa haute dignité, a été restreint aux seules croyantes. Or, si celles qui n’avaient pas émigré ne lui étaient pas permises, du fait qu’il leur manquait le mérite de l’Hégire, à plus forte raison la mécréante, même parmi les Gens du Livre, ne saurait lui être permise, en raison du manque inhérent à l’incrédulité.

Douzièmement –
La parole du Très-Haut : « Si elle fait don d’elle-même… » constitue une preuve que le mariage est un contrat d’échange reposant sur des conditions particulières, ainsi qu’il a été exposé dans la sourate « An-Nisâ’ » et ailleurs.
Az-Zajjâj commente : le sens de « si elle se fait don au Prophète » est : elle lui devient licite.
Al-Hassan (al-Basrî) a récité : « an wahabat », en ouvrant le hamza ; « an » est alors à l’accusatif, dit Az-Zajjâj, c’est-à-dire : « parce que ». D’autres ont lu « in wahabat » comme un badal ishtimâl de « imra’atan ».

Treizièmement –
La parole du Très-Haut : « … si le Prophète veut l’épouser… » signifie que lorsque la femme se fait don à lui et que le Prophète – ﷺ – l’agrée, elle lui devient licite ; mais s’il ne l’accepte pas, cela ne lui est pas imposé – tout comme lorsque tu offres quelque chose à quelqu’un, l’acceptation ne lui est pas obligatoire. Toutefois, parmi les nobles caractères de notre Prophète, il y a d’accepter le don de celui qui offre ; les gens de distinction estiment, en effet, que refuser un présent est une marque de blâme, une honte pour le donateur et une peine pour son cœur. Allah a donc clarifié cette question au sujet de Son Messager – ﷺ –, en a fait un Coran récité, afin de lever toute gêne et d’invalider les usages et paroles erronés des hommes.

Quatorzièmement –
La parole du Très-Haut : « … exclusivement pour toi… » signifie que le fait, pour des femmes, de se donner elles-mêmes est un privilège propre au Prophète et qu’il n’est pas permis à une femme de s’offrir à un autre homme. L’aspect exclusif réside dans ceci : si, avant la consommation, elle demandait la fixation d’une dot, elle n’y aurait pas droit. Alors que, parmi nous, la femme pour laquelle la dot n’a pas été stipulée (al-mufawwaḍa) peut réclamer sa dot avant la consommation, et se voit accorder la dot équivalente (mahr al-mithl) après la consommation.

الْحَادِيَةَ عَشْرَةَ- قَوْلُهُ تَعَالَى: " مُؤْمِنَةً" يَدُلُّ عَلَى أَنَّ الْكَافِرَةَ لَا تَحِلُّ لَهُ. قَالَ إِمَامُ الْحَرَمَيْنِ: وَقَدِ اخْتُلِفَ فِي تَحْرِيمِ الْحُرَّةِ الْكَافِرَةِ عَلَيْهِ. قَالَ ابْنُ الْعَرَبِيِّ: وَالصَّحِيحُ عِنْدِي تَحْرِيُمُهَا عَلَيْهِ. وَبِهَذَا يَتَمَيَّزُ عَلَيْنَا، فَإِنَّهُ مَا كَانَ مِنْ جَانِبِ الْفَضَائِلِ وَالْكَرَامَةِ فَحَظُّهُ فِيهِ أَكْثَرُ، وما كان من جَانِبُ النَّقَائِصِ فَجَانِبُهُ عَنْهَا أَطْهَرُ، فَجُوِّزَ لَنَا نِكَاحُ الْحَرَائِرِ الْكِتَابِيَّاتِ، وَقُصِرَ هُوَ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِجَلَالَتِهِ عَلَى الْمُؤْمِنَاتِ. وَإِذَا كَانَ لَا يَحِلُّ لَهُ مَنْ لَمْ تُهَاجِرْ لِنُقْصَانِ فَضْلِ الْهِجْرَةِ فَأَحْرَى أَلَّا تَحِلَّ لَهُ الْكَافِرَةُ «١» الْكِتَابِيَّةُ لِنُقْصَانِ الْكُفْرِ. الثَّانِيَةَ عَشْرَةَ- قَوْلُهُ تَعَالَى: " إِنْ وَهَبَتْ نَفْسَها" دَلِيلٌ عَلَى أَنَّ النِّكَاحَ عَقْدُ مُعَاوَضَةٍ عَلَى صِفَاتٍ مَخْصُوصَةٍ، قَدْ تَقَدَّمَتْ فِي " النِّسَاءِ" «٢» وَغَيْرِهَا. وَقَالَ الزَّجَّاجُ: مَعْنَى " إِنْ وَهَبَتْ نَفْسَها لِلنَّبِيِّ" حَلَّتْ. وَقَرَأَ الْحَسَنُ: " أَنْ وَهَبَتْ" بِفَتْحِ الْهَمْزَةِ. وَ " أَنْ" فِي مَوْضِعِ نَصْبٍ. قَالَ الزَّجَّاجُ: أَيْ لِأَنْ. وَقَالَ غَيْرُهُ: " إِنْ وَهَبَتْ" بَدَلُ اشْتِمَالٍ مِنْ " امْرَأَةً" . الثَّالِثَةَ عَشْرَةَ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (إِنْ أَرادَ النَّبِيُّ أَنْ يَسْتَنْكِحَها) أَيْ إِذَا وَهَبَتِ الْمَرْأَةُ نَفْسَهَا وَقَبِلَهَا النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَلَّتْ لَهُ، وَإِنْ لَمْ يَقْبَلْهَا لَمْ يَلْزَمْ ذَلِكَ. كَمَا إِذَا وَهَبْتَ لِرَجُلٍ، شَيْئًا فَلَا يَجِبُ عَلَيْهِ الْقَبُولُ، بَيْدَ أَنَّ مِنْ مَكَارِمِ أَخْلَاقِ نَبِيِّنَا أَنْ يَقْبَلَ مِنَ الْوَاهِبِ هِبَتَهُ. وَيَرَى الْأَكَارِمُ أَنَّ رَدَّهَا هُجْنَةٌ فِي الْعَادَةِ، وَوَصْمَةٌ عَلَى الْوَاهِبِ وَأَذِيَّةٌ لِقَلْبِهِ، فَبَيَّنَ اللَّهُ ذَلِكَ فِي حَقِّ رَسُولِهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَجَعَلَهُ قرآنا يتلى، ليرفع عنه الحرج، ومبطل بُطْلَ النَّاسِ فِي عَادَتِهِمْ وَقَوْلِهِمْ. الرَّابِعَةَ عَشْرَةَ- قَوْلُهُ تَعَالَى " خالِصَةً لَكَ" أَيْ هِبَةُ النِّسَاءِ أَنْفُسَهُنَّ خَالِصَةً وَمَزِيَّةً لَا تَجُوزُ، فَلَا يَجُوزُ أَنْ تَهَبَ الْمَرْأَةُ نَفْسَهَا لِرَجُلٍ. وَوَجْهُ الْخَاصِّيَّةِ أَنَّهَا لَوْ طَلَبَتْ فَرْضَ الْمَهْرِ قَبْلَ الدُّخُولِ لَمْ يَكُنْ لَهَا ذَلِكَ. فَأَمَّا فِيمَا بَيْنَنَا فَلِلْمُفَوِّضَةِ طَلَبُ الْمَهْرِ قَبْلَ الدُّخُولِ، وَمَهْرُ الْمِثْلِ بعد الدخول.
(١). في ابن العربي (الحرة). (٢). راجع ج ٥ ص ١٢٧ فما بعد.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies