Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Ibn ‘Abbâs — qu’Allâh l’agrée — a dit :
« Le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — épousait qui il voulait parmi les gens, et cela peinait ses épouses. Puis, lorsque ce verset fut révélé et que, par lui, les femmes lui furent interdites à l’exception de celles qui y sont nommées, ses épouses en furent réjouies. »

Je dis : l’opinion première est la plus correcte pour les raisons que nous avons mentionnées. Appuie également cette opinion le hadith rapporté par at-Tirmidhî d’après ‘Atâ’ : ‘Â’isha — qu’Allâh l’agrée — a dit : « Le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — ne décéda qu’après qu’Allâh, Très-Haut, lui eut rendu licites les femmes. » At-Tirmidhî dit : « Ce hadith est bon et authentique. »

Troisièmement — Sa parole, exalté soit-Il : « … et ce que possède ta main droite » : Allâh — Très-Haut — a rendu licites les concubines à Son Prophète — paix et bénédictions sur lui — ainsi qu’à sa communauté, de manière absolue ; Il a, de façon illimitée, permis à Son Prophète les épouses, alors qu’Il n’a autorisé aux créatures qu’un nombre déterminé.

Sa parole : « … parmi ce qu’Allâh t’a fait revenir (mâ afâ’a-Llâhu ‘alayka) » signifie : ce qu’Il t’a restitué des mécréants. Le butin se nomme parfois « fay’ » ; c’est-à-dire ce qu’Allâh t’a attribué, parmi les femmes, par la contrainte et la domination.

Quatrièmement — Sa parole : « … et les filles de tes oncles paternels ainsi que les filles de tes tantes paternelles » : Nous t’avons rendu cela licite en sus des épouses auxquelles tu as versé leur dot et de celles que possède ta main droite, selon l’avis majoritaire. En effet, s’Il avait voulu dire : « Nous t’avons rendu licite toute femme que tu as épousée et à laquelle tu as remis son mahr », Il n’aurait pas ajouté ensuite : « et les filles de tes oncles paternels et les filles de tes tantes paternelles », celles-ci étant déjà incluses dans ce qui précède.

Je dis : cela n’est pas indispensable ; ces parentes ont été mentionnées spécifiquement par honneur, tout comme Allâh — Très-Haut — dit : « Il s’y trouve des fruits, des palmiers et des grenadiers » (ar-Rahmân, 68). Et Allâh est plus Savant.

Cinquièmement — Sa parole : « … celles qui ont émigré avec toi » : il existe à ce propos deux avis.

  1. Il ne t’est pas licite (d’épouser) aucune de tes proches parentes, telles que les filles de ton oncle al-‘Abbâs et d’autres descendants d’Abd al-Muttalib, les filles des filles des filles d’Abd al-Muttalib, ainsi que les filles de tes tantes maternelles issues des filles d’Abd Manâf ibn Zuhra, sauf celles qui ont embrassé l’islam ; conformément à la parole du Prophète — paix et bénédictions sur lui : « Le musulman est celui dont les musulmans sont à l’abri de sa langue et de sa main, et l’émigrant est celui qui délaisse ce qu’Allâh — Très-Haut — a interdit. »
  2. Il ne t’est licite, parmi elles, que celle qui a émigré à Médine, selon la parole du Très-Haut.
ابْنُ عَبَّاسٍ: كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَتَزَوَّجُ فِي أَيِّ النَّاسِ شَاءَ، وَكَانَ يَشُقُّ ذَلِكَ عَلَى نِسَائِهِ، فَلَمَّا نَزَلَتْ هَذِهِ الْآيَةُ وَحُرِّمَ عَلَيْهِ بِهَا النِّسَاءُ إِلَّا مَنْ سُمِّيَ، سُرَّ نِسَاؤُهُ بِذَلِكَ. قُلْتُ: وَالْقَوْلُ الْأَوَّلُ أَصَحُّ لِمَا ذَكَرْنَاهُ. وَيَدُلُّ أَيْضًا عَلَى صِحَّتِهِ مَا خَرَّجَهُ التِّرْمِذِيُّ عَنْ عَطَاءٍ قَالَ قَالَتْ عَائِشَةُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا: مَا مَاتَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَتَّى أَحَلَّ اللَّهُ تَعَالَى لَهُ النِّسَاءَ. قَالَ: هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ. الثَّالِثَةُ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَما مَلَكَتْ يَمِينُكَ) أَحَلَّ اللَّهُ تَعَالَى السَّرَارِيَّ لِنَبِيِّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَلِأُمَّتِهِ مُطْلَقًا، وَأَحَلَّ الْأَزْوَاجُ لِنَبِيِّهِ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ مُطْلَقًا، وَأَحَلَّهُ لِلْخَلْقِ بِعَدَدٍ. وَقَوْلُهُ: (مِمَّا أَفاءَ اللَّهُ عَلَيْكَ) أَيْ رَدَّهُ عَلَيْكَ مِنَ الْكُفَّارِ. وَالْغَنِيمَةُ قَدْ تُسَمَّى فَيْئًا، أَيْ مِمَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَيْكَ مِنَ النِّسَاءِ بِالْمَأْخُوذِ عَلَى وَجْهِ الْقَهْرِ وَالْغَلَبَةِ. الرَّابِعَةُ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَبَناتِ عَمِّكَ وَبَناتِ عَمَّاتِكَ) أَيْ أَحْلَلْنَا لَكَ ذَلِكَ زَائِدًا مِنَ الْأَزْوَاجِ اللَّاتِي آتَيْتَ أُجُورَهُنَّ وَمَا مَلَكَتْ يَمِينُكَ، عَلَى قَوْلِ الْجُمْهُورِ، لِأَنَّهُ لَوْ أَرَادَ أَحْلَلْنَا لَكَ كُلَّ امْرَأَةٍ تَزَوَّجْتَ وَآتَيْتَ أَجْرَهَا، لَمَا قَالَ بَعْدَ ذَلِكَ: " وَبَناتِ عَمِّكَ وَبَناتِ عَمَّاتِكَ" لِأَنَّ ذَلِكَ دَاخِلٌ فِيمَا تَقَدَّمَ. قُلْتُ: وَهَذَا لَا يَلْزَمُ، وَإِنَّمَا خُصَّ هَؤُلَاءِ بِالذِّكْرِ تَشْرِيفًا، كَمَا قَالَ تَعَالَى: " فِيهِما فاكِهَةٌ وَنَخْلٌ وَرُمَّانٌ" «١» [الرحمن: ٦٨] . والله أعلم. الخامسة- قوله تعالى: (اللَّاتِي هاجَرْنَ مَعَكَ) فِيهِ قَوْلَانِ: الْأَوَّلُ: لَا يَحِلُّ لَكَ مِنْ قَرَابَتِكَ كَبَنَاتِ عَمِّكَ الْعَبَّاسِ وَغَيْرِهِ مِنْ أَوْلَادِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ، وَبَنَاتِ أَوْلَادِ بَنَاتِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ، وَبَنَاتِ الْخَالِ مِنْ وَلَدِ بَنَاتِ عَبْدِ مَنَافِ بن زهرة إلا من أسلم، لقول صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: (الْمُسْلِمُ مَنْ سَلِمَ الْمُسْلِمُونَ مِنْ لِسَانِهِ وَيَدِهِ وَالْمُهَاجِرُ مَنْ هَجَرَ مَا نَهَى اللَّهُ تَعَالَى عَنْهُ) . الثَّانِي: لَا يَحِلُّ لَكَ مِنْهُنَّ إِلَّا مَنْ هَاجَرَ إِلَى المدينة، لقوله تعالى.
(١). راجع ج ١٧ ص ١٨٥

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