Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Untel est l’affranchi d’Untel, et untel est le frère d’Untel ; cela est plus équitable auprès d’Allah – c’est-à-dire plus juste.

Abû ‘Îsâ a dit : « Ce hadith est gharib ; il a toutefois été rapporté de Dâwud ibn Abî Hind, d’après ach-Sha‘bî, d’après Masrûq, d’après ‘Â’ishah – qu’Allah l’agrée. »

Elle – qu’Allah l’agrée – a dit : « Si le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – avait dissimulé quoi que ce soit de la Révélation, il aurait passé sous silence ce verset : « Et lorsque tu disais à celui qu’Allah a comblé de bienfaits et que toi-même tu avais favorisé… » »

Ce passage n’a pas été transmis dans son intégralité.

Je dis : Cette portion est celle que Muslim a consignée dans son Ṣaḥîḥ, et que at-Tirmidhî a authentifiée dans son Jâmi‘. Al-Bukhârî rapporte, d’après Anas ibn Mâlik, que ce verset : « Et tu cachais en toi-même ce qu’Allah allait rendre manifeste » fut révélé au sujet de Zaynab bint Jahsh et de Zayd ibn Ḥârithah.

‘Umar, Ibn Mas‘ûd, ‘Â’ishah et al-Ḥasan ont déclaré : « Allah n’a jamais fait descendre sur Son Messager un verset qui lui fût plus éprouvant que celui-ci. »

Al-Ḥasan et ‘Â’ishah ont également dit : « Si le Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – avait voulu taire quelque chose de la Révélation, il aurait caché ce verset tant il lui était pénible. »

On rapporte qu’un soir Zayd se retira dans son lit. Zaynab dit : « Zayd n’a pas pu disposer de moi ; je ne me refuse à lui que par ce qu’Allah a rendu impossible, il n’a donc aucun pouvoir sur moi. » C’est là la version de Abû ‘Iṣmah Nûḥ ibn Abî Maryam, qui attribue ces propos à Zaynab.

Dans certains récits, il est mentionné que Zayd fut alors affecté au point d’enflure lorsqu’il voulut s’approcher d’elle ; récit proche du précédent.

Zayd vint ensuite trouver le Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – et dit : « Zaynab me blesse par ses paroles ; elle fait ceci et cela ! Je souhaite la divorcer. » Le Prophète lui répondit : « Garde pour toi ton épouse et crains Allah. »

Zayd finit néanmoins par la répudier, et fut alors révélé le verset : « Et lorsque tu disais à celui qu’Allah a comblé de bienfaits et que toi-même tu avais favorisé… »

Les exégètes ont divergé quant à l’interprétation de ce verset. Qatâdah, Ibn Zayd et un groupe de commentateurs – parmi lesquels at-Tabarî – ont soutenu que le Prophète, paix et bénédictions d’Allah sur lui, trouva Zaynab bint Jahsh agréable alors qu’elle était encore l’épouse de Zayd, et qu’il désirait vivement que Zayd la répudie afin de pouvoir l’épouser. Lorsque Zayd lui fit part de son intention de se séparer d’elle, se plaignant de la rudesse de ses propos, de sa désobéissance, de ses atteintes verbales et de l’importance qu’elle tirait de sa noblesse, le Prophète lui dit : « Crains Allah » – c’est-à-dire à propos de ce que tu dis d’elle – « et garde pour toi ton épouse », tout en dissimulant son désir que Zayd la divorce. C’est cela qu’il cachait dans son for intérieur, tout en se conformant à l’obligation d’ordonner le bien.

فُلَانٌ مَوْلَى فُلَانٍ، وَفُلَانٌ أَخُو فُلَانٍ، هُوَ أَقْسَطُ عِنْدَ اللَّهِ [يَعْنِي أَعْدَلَ «١» ]. قَالَ أَبُو عِيسَى: هَذَا حَدِيثٌ [غَرِيبٌ «٢» ] قَدْ رُوِيَ عَنْ دَاوُدَ بْنِ أَبِي هِنْدٍ عَنِ الشَّعْبِيِّ عَنْ مَسْرُوقٍ عَنْ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا. قَالَتْ: لَوْ كَانَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَاتِمًا شَيْئًا مِنَ الْوَحْيِ لَكَتَمَ هَذِهِ الْآيَةَ " وَإِذْ تَقُولُ لِلَّذِي أَنْعَمَ اللَّهُ عَلَيْهِ وَأَنْعَمْتَ عَلَيْهِ" هَذَا الْحَرْفُ لَمْ يُرْوَ بِطُولِهِ. قُلْتُ: هَذَا الْقَدْرُ هُوَ الَّذِي أَخْرَجَهُ مُسْلِمٌ فِي صَحِيحِهِ، وَهُوَ الَّذِي صَحَّحَهُ التِّرْمِذِيُّ فِي جَامِعِهِ. وَفِي الْبُخَارِيِّ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ أَنَّ هَذِهِ الْآيَةَ " وَتُخْفِي فِي نَفْسِكَ مَا اللَّهُ مُبْدِيهِ" نَزَلَتْ فِي شَأْنِ زَيْنَبَ بِنْتِ جَحْشٍ وزيد بن حارثة. وقال عمر وابن مَسْعُودٍ وَعَائِشَةُ وَالْحَسَنُ: مَا أَنْزَلَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ آيَةً أَشَدَّ عَلَيْهِ مِنْ هَذِهِ الْآيَةِ. وَقَالَ الْحَسَنُ وَعَائِشَةُ: لَوْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَاتِمًا شَيْئًا مِنَ الْوَحْيِ لَكَتَمَ هَذِهِ الْآيَةَ لِشِدَّتِهَا عَلَيْهِ. وَرُوِيَ فِي الْخَبَرِ أَنَّهُ: أَمْسَى زَيْدٌ فَأَوَى إِلَى فِرَاشِهِ، قَالَتْ زَيْنَبُ: وَلَمْ يَسْتَطِعْنِي زَيْدٌ، وَمَا أَمْتَنِعُ مِنْهُ غَيْرَ مَا مَنَعَهُ اللَّهُ مِنِّي، فَلَا يَقْدِرُ عَلَيَّ. هَذِهِ رِوَايَةُ أَبِي عِصْمَةَ نُوحِ بْنِ أَبِي مَرْيَمَ، رَفَعَ الْحَدِيثُ إِلَى زَيْنَبَ أَنَّهَا قَالَتْ ذَلِكَ. وَفِي بَعْضِ الرِّوَايَاتِ: أَنَّ زَيْدًا تَوَرَّمَ ذَلِكَ مِنْهُ حِينَ أَرَادَ أَنْ يَقْرَبَهَا، فَهَذَا قَرِيبٌ مِنْ ذَلِكَ. وَجَاءَ زَيْدٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ: إِنَّ زَيْنَبَ تُؤْذِينِي بِلِسَانِهَا وَتَفْعَلُ وَتَفْعَلُ! وَإِنِّي أُرِيدُ أَنْ أُطَلِّقَهَا، فَقَالَ لَهُ: (أَمْسِكْ عَلَيْكَ زَوْجَكَ وَاتَّقِ اللَّهَ) الْآيَةَ. فَطَلَّقَهَا زَيْدٌ فَنَزَلَتْ: " وَإِذْ تَقُولُ لِلَّذِي أَنْعَمَ اللَّهُ عَلَيْهِ وَأَنْعَمْتَ عَلَيْهِ" الْآيَةَ. وَاخْتَلَفَ النَّاسُ فِي تَأْوِيلِ هَذِهِ الْآيَةِ، فَذَهَبَ قَتَادَةُ وَابْنُ زَيْدٍ وَجَمَاعَةٌ مِنَ الْمُفَسِّرِينَ، مِنْهُمُ الطَّبَرِيُّ وَغَيْرُهُ- إِلَى أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَقَعَ مِنْهُ اسْتِحْسَانٌ لِزَيْنَبَ بِنْتِ جَحْشٍ، وَهِيَ فِي عِصْمَةِ زَيْدٍ، وَكَانَ حَرِيصًا عَلَى أَنْ يُطَلِّقَهَا زَيْدٌ فَيَتَزَوَّجَهَا هُوَ ثُمَّ إِنَّ زَيْدًا لَمَّا أَخْبَرَهُ بِأَنَّهُ يُرِيدُ فِرَاقَهَا، وَيَشْكُو مِنْهَا غِلْظَةَ قَوْلٍ وَعِصْيَانَ أَمْرٍ، وَأَذًى بِاللِّسَانِ وَتَعَظُّمًا. بِالشَّرَفِ، قَالَ لَهُ: (اتَّقِ اللَّهَ) أَيْ فِيمَا تَقُولُ عنها و (أَمْسِكْ عَلَيْكَ زَوْجَكَ) وَهُوَ يُخْفِي الْحِرْصَ عَلَى طَلَاقِ زَيْدٍ إِيَّاهَا. وَهَذَا الَّذِي كَانَ يُخْفِي فِي نَفْسِهِ، وَلَكِنَّهُ لَزِمَ مَا يَجِبُ مِنَ الْأَمْرِ بالمعروف.
(١). زيادة عن صحيح الترمذي. (٢). زيادة عن صحيح الترمذي.

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