Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Il trouva des hommes assis à la porte du Prophète – que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui –, sans qu’aucun d’eux n’eût encore reçu la permission d’entrer. On permit alors à Abou Bakr d’entrer, et il entra. Puis vint ‘Umar qui demanda la permission, et celle-ci lui fut accordée. Ils trouvèrent le Prophète – que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui – assis, entouré de ses épouses, le visage soucieux et silencieux.

‘Umar dit alors : « Par Allah, je vais prononcer une parole qui fera rire le Messager d’Allah. » Il déclara : « Ô Messager d’Allah, si tu voyais la fille de Khârijah qui me réclame des frais d’entretien, je me lèverais vers elle et lui donnerais un coup au cou. » Le Messager d’Allah – que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui – rit et dit : « Les voilà autour de moi, comme tu le vois, me demandant des dépenses. »

Abou Bakr se leva alors vers ‘Â’ishah et lui donna un coup au cou, tandis que ‘Umar se dirigea vers Hafsah et lui fit de même, tous deux disant : « Vous demandez au Messager d’Allah ce qu’il ne possède pas ! » Elles jurèrent : « Par Allah, nous ne demanderons plus jamais au Messager d’Allah quoi que ce soit qu’il ne possède pas. » Le Prophète se sépara ensuite d’elles durant un mois – ou vingt-neuf jours.

Puis fut révélé ce verset : « Ô Prophète ! Dis à tes épouses… » jusqu’à « … et Il a préparé pour celles d’entre vous qui font le bien une énorme récompense. »

Il commença par ‘Â’ishah et lui dit : « Ô ‘Â’ishah, je veux te proposer une affaire ; j’aimerais que tu ne te presses pas avant de consulter tes parents. » Elle demanda : « De quoi s’agit-il, ô Messager d’Allah ? » Il lui récita alors le verset. Elle répondit : « C’est auprès de toi, ô Messager d’Allah, que j’irais consulter mes parents ? Je choisis plutôt Allah, Son Messager et l’au-delà, et je te demande de ne rien dire à aucune de tes autres épouses de ce que je viens de dire. » Il répondit : « Aucune d’elles ne me questionnera sans que je ne le lui rapporte ; Allah ne m’a pas envoyé pour contraindre ou imposer des difficultés, mais Il m’a envoyé comme enseignant et facilitateur. »

At-Tirmidhî rapporte également de ‘Â’ishah – qu’Allah l’agrée – : « Le Messager d’Allah – que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui – ordonna de donner le choix à ses épouses. Il commença par moi et dit : “Ô ‘Â’ishah, je vais te mentionner une affaire ; il n’y a pas de mal à ce que tu prennes le temps de consulter tes parents.” – Il savait que mes parents ne me conseilleraient jamais de me séparer de lui. – Puis il récita : “Ô Prophète ! Dis à tes épouses : si vous désirez la vie d’ici-bas et ses parures…”, jusqu’à “… et Il a préparé pour celles d’entre vous qui font le bien une énorme récompense.” Je répondis : “Pour cela, irai-je consulter mes parents ? Je veux Allah, Son Messager et la Demeure dernière.” Les autres épouses du Prophète agirèrent de même. »

C’est un hadith bon et authentique.

Les savants ont expliqué : si le Prophète – que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui – demanda à ‘Â’ishah de consulter ses parents, c’est parce qu’il l’aimait et craignait que l’impétuosité de la jeunesse ne la pousse à opter pour la séparation ; il savait, de la part de ses parents, qu’ils ne lui conseilleraient jamais de se séparer de lui.

صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَوَجَدَ النَّاسَ جُلُوسًا بِبَابِهِ لَمْ يُؤْذَنْ لِأَحَدٍ مِنْهُمْ، قَالَ: فَأُذِنَ لِأَبِي بَكْرٍ فَدَخَلَ، ثُمَّ جَاءَ عُمَرُ فَاسْتَأْذَنَ فَأُذِنَ لَهُ، فَوَجَدَ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ جَالِسًا حَوْلَهُ نِسَاؤُهُ وَاجِمًا سَاكِتًا. قَالَ: - فَقَالَ وَاللَّهِ لَأَقُولَنَّ شَيْئًا أُضْحِكُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، لَوْ رَأَيْتَ بِنْتَ خَارِجَةَ سَأَلَتْنِي النَّفَقَةَ فَقُمْتُ إِلَيْهَا فَوَجَأْتُ عُنُقَهَا، فَضَحِكَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَقَالَ: " هُنَّ حَوْلِي كَمَا تَرَى يَسْأَلْنَنِي النَّفَقَةَ) فَقَامَ أَبُو بَكْرٍ إِلَى عَائِشَةَ يَجَأُ عُنُقَهَا، وَقَامَ عُمَرُ إِلَى حَفْصَةَ يَجَأُ عُنُقَهَا، كِلَاهُمَا يَقُولُ: تَسْأَلْنَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا لَيْسَ عِنْدَهُ!! فَقُلْنَ: وَاللَّهِ لَا نَسْأَلُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ شَيْئًا أَبَدًا لَيْسَ عِنْدَهُ. ثُمَّ اعْتَزَلَهُنَّ شَهْرًا أَوْ تِسْعًا وَعِشْرِينَ. ثُمَّ نَزَلَتْ عَلَيْهِ هَذِهِ الْآيَةُ: " يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ قُلْ لِأَزْواجِكَ "- حَتَّى بَلَغَ-" لِلْمُحْسِناتِ مِنْكُنَّ أَجْراً عَظِيماً ". قَالَ: فَبَدَأَ بِعَائِشَةَ فَقَالَ: (يَا عَائِشَةُ، إِنِّي أُرِيدُ أَنْ أَعْرِضَ عَلَيْكِ أَمْرًا أُحِبُّ أَلَّا تَعْجَلِي فِيهِ حَتَّى تَسْتَشِيرِي أَبَوَيْكِ) قَالَتْ: وَمَا هُوَ يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ فَتَلَا عَلَيْهَا الْآيَةَ. قَالَتْ: أَفِيكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَسْتَشِيرُ أَبَوَيَّ! بَلْ أَخْتَارُ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَالدَّارَ الْآخِرَةَ، وَأَسْأَلُكَ أَلَّا تُخْبِرَ أَمْرَأَةً مِنْ نِسَائِكَ بِالَّذِي قُلْتُ. قَالَ: (لَا تَسْأَلُنِي امْرَأَةٌ مِنْهُنَّ إِلَّا أَخْبَرْتُهَا، إِنَّ اللَّهَ لَمْ يَبْعَثْنِي مُعَنِّتًا وَلَا مُتَعَنِّتًا وَلَكِنْ بَعَثَنِي مُعَلِّمًا مُيَسِّرًا (. وَرَوَى التِّرْمِذِيُّ عَنْ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا قَالَتْ: أَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِتَخْيِيرِ أَزْوَاجِهِ بَدَأَ بِي فَقَالَ:) يَا عَائِشَةُ، إِنِّي ذَاكِرٌ لَكِ أَمْرًا فَلَا عَلَيْكِ أَلَّا تَسْتَعْجِلِي حَتَّى تَسْتَأْمِرِي أَبَوَيْكِ) قَالَتْ: وَقَدْ عَلِمَ أَنَّ أَبَوَيَّ لَمْ يَكُونَا لِيَأْمُرَانِي بِفِرَاقِهِ، قَالَتْ ثُمَّ قَالَ: (إِنَّ اللَّهَ يَقُولُ:" يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ قُلْ لِأَزْواجِكَ إِنْ كُنْتُنَّ تُرِدْنَ الْحَياةَ الدُّنْيا وَزِينَتَها فَتَعالَيْنَ أُمَتِّعْكُنَّ وَأُسَرِّحْكُنَّ سَراحاً جَمِيلًا- حَتَّى بَلَغَ- " لِلْمُحْسِناتِ مِنْكُنَّ أَجْراً عَظِيماً" فَقُلْتُ: أَفِي هَذَا أَسْتَأْمِرُ أَبَوَيَّ! فَإِنِّي أُرِيدُ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَالدَّارَ الْآخِرَةَ، وَفَعَلَ أَزْوَاجُ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مثل مَا فَعَلَتْ. قَالَ: هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ. قَالَ الْعُلَمَاءَ: وَأَمَّا أَمْرُ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَائِشَةَ أَنْ تُشَاوِرَ أَبَوَيْهَا لِأَنَّهُ كَانَ يُحِبُّهَا، وَكَانَ يَخَافُ أَنْ يَحْمِلَهَا فَرْطُ الشَّبَابِ عَلَى أَنْ تَخْتَارَ فِرَاقَهُ، وَيَعْلَمَ مِنْ أَبَوَيْهَا أَنَّهُمَا لَا يُشِيرَانِ عَلَيْهَا بِفِرَاقِهِ.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies