« … et ceux qui disent à leurs frères : “Venez donc !” »
À leur sujet, trois opinions ont été rapportées :
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Il s’agirait des hypocrites. Ils disaient aux musulmans : « Muhammad et ses compagnons ne sont qu’un petit groupe de “mangeurs d’une seule tête” — c’est-à-dire si peu nombreux qu’une seule tête (de mouton) suffirait à les rassasier — ; lui et ceux qui l’accompagnent vont périr, alors venez vers nous. »
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Il s’agirait des juifs Banû Qurayẓa. Ils dirent à leurs frères parmi les hypocrites : « Venez à nous, c’est-à-dire rejoignez-nous et abandonnez Muhammad, car il est voué à périr ; et si Abû Sufyân l’emporte, il n’épargnera aucun d’entre vous. »
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Selon le récit rapporté par Ibn Zayd : un Compagnon du Prophète — qu’Allâh prie sur lui et le salue — se trouvait au milieu des lances et des épées. Son propre frère — issu du même père et de la même mère — lui dit : « Viens vers moi ; on s’est déjà lancé à ta poursuite, à toi et à ton camarade, c’est-à-dire que l’ennemi vous a encerclés. » Il lui répondit : « Tu mens ! Par Allâh, je vais informer le Messager d’Allâh de ton attitude. » Il se rendit alors auprès du Messager d’Allâh — qu’Allâh prie sur lui et le salue — pour l’avertir, et le trouva tandis que l’ange Jibrîl — sur lui la paix — venait de lui révéler la Parole du Très-Haut : « Allâh connaît certes ceux parmi vous qui détournent les autres et ceux qui disent à leurs frères : “Venez à nous.” » Ce récit est également mentionné par al-Mâwardî et ath-Thaʿlabî.
Le texte d’Ibn Zayd est le suivant : « Cela eut lieu le jour des Coalisés (al-Aḥzâb). Un homme sortit de chez le Prophète — qu’Allâh prie sur lui et le salue — et trouva son frère devant du pain, de la viande rôtie et du nabîdh. Il lui dit : “Toi, tu es dans ce confort, alors que nous sommes au milieu des lances et des sabres ?” Son frère répondit : “Viens partager cela ; on en a déjà fini avec toi et tes compagnons. Par Celui par Qui tu jures, Muhammad ne s’en sortira jamais !” Il répliqua : “Tu mens.” Il alla donc trouver le Prophète pour l’informer, et le trouva alors que Jibrîl venait de descendre avec ce verset. »
« … et ils ne se rendent au combat qu’exceptionnellement », par crainte de la mort. D’autres ont dit : ils n’assistent au combat que pour se faire voir et entendre.
Parole du Très-Haut : « âpres à votre égard. Lorsque la crainte survient, tu les vois te regarder, leurs yeux tournant comme ceux de celui qui s’évanouit de peur de la mort ; puis, lorsque la crainte s’est éloignée, ils vous assaillent de leurs langues acérées, âpres à retenir le bien. Ceux-là n’ont pas cru, Allâh a donc rendu vaines leurs œuvres, et cela est chose facile pour Allâh. »
Sa Parole — exalté soit-Il : « âpres à votre égard » — signifie : avares envers vous quant au creusement du fossé et à la dépense dans la voie d’Allâh, comme l’ont dit Mujâhid et Qatâdah. Il est également dit : avares de combattre à vos côtés ; et l’on a encore dit : avares de subvenir aux besoins de vos pauvres et de vos nécessiteux.