Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Ibn Hishâm rapporte : « Al-Furʿul est le petit de la hyène.

ʿÂʾishah – qu’Allah l’agrée – se trouvait alors dans la forteresse des Banû Hârithah, accompagnée de la mère de Saʿd ibn Muʿâdh. Quant à Saʿd, il portait une cotte de mailles courte d’où son bras dépassait, tenant sa lance à la main et disant :

« Patiente un instant, le chameau rejoindra bientôt la mêlée ;
Point de mal à mourir lorsque vient l’échéance. »

Ce jour-là, Saʿd ibn Muʿâdh fut touché par une flèche qui lui coupa la veine de l’akhal. Les avis divergent quant à l’archer. On dit que ce fut Ḥibbân ibn Qays ibn al-ʿAriqah, des Banû ʿÂmir ibn Luʾayy ; après l’avoir atteint il lança : « Prends-la ! Je suis le fils d’al-ʿAriqah. » Saʿd répliqua : « Qu’Allah flétrisse ton visage dans le Feu. »

D’autres affirment que le tireur fut Khafâjah ibn ʿÂṣim ibn Ḥibbân, et d’autres encore : Abû Usâmah al-Jushamî, allié des Banû Makhzûm.

Ibn Isḥâq et d’autres rapportent à ce sujet une anecdote étonnante concernant Ḥassân et Ṣafiyyah bint ʿAbd al-Muṭṭalib – qu’Allah l’agrée.

Ṣafiyyah – qu’Allah l’agrée – raconte : « Le jour d’al-Aḥzâb nous étions dans le fort de Ḥassân ibn Thâbit. Ḥassân se trouvait avec nous, parmi les femmes et les enfants, tandis que le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – et ses Compagnons faisaient face à l’ennemi, incapables de revenir vers nous. Soudain, un Juif se mit à rôder autour du fort. Je dis alors à Ḥassân : “Descends et tue-le.” Il répondit : “Ce n’est pas mon rôle, ô fille d’Abd al-Muṭṭalib !” Je saisis un pieu, descendis et le tuai moi-même. Puis je dis : “Ô Ḥassân, descends le dépouiller.” Seul le fait qu’il fût un homme m’avait retenue de le faire. Il dit : “Je n’ai nul besoin de son butin, ô fille d’Abd al-Muṭṭalib.” Je descendis donc et le dépouillai. »

Abû ʿUmar ibn ʿAbd al-Barr ajoute : « Plusieurs spécialistes de la Sîrah ont contesté ce récit attribué à Ḥassân. Ils ont dit : si Ḥassân avait possédé la lâcheté que vous lui prêtez, ceux qu’il satirisait tant dans la Jâhiliyyah qu’après l’Islam ne l’auraient pas épargné sur ce point, pas plus que son fils ʿAbd al-Raḥmân, qui échangeait souvent des vers satiriques avec les poètes arabes tels al-Najjâshî et d’autres. »

Sixièmement : Nuʿaym ibn Masʿûd ibn ʿÂmir al-Ashjaʿî se présenta alors au Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – et dit : « Ô Messager d’Allah, je me suis converti à l’Islam sans que mon peuple ne le sache encore. Ordonne-moi donc ce qu’il te plaira. » Le Messager

قَالَ ابْنُ هِشَامٍ: فُرْعُلٌ صَغِيرُ الضِّبَاعِ. وَكَانَتْ عَائِشَةُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا فِي حِصْنِ بَنِي حَارِثَةَ، وَأُمُّ سَعْدِ بْنِ مُعَاذٍ مَعَهَا، وَعَلَى سَعْدٍ دِرْعٌ مُقَلِّصَةٌ «١» قَدْ خَرَجَتْ مِنْهَا ذِرَاعُهُ، وَفِي يَدِهِ حَرْبَتُهُ وَهُوَ يَقُولُ: لَبِّثْ قَلِيلًا يَلْحَقُ الْهَيْجَا جَمَلْ ... لَا بَأْسَ بِالْمَوْتِ إِذَا كَانَ الْأَجَلْ وَرُمِيَ يَوْمَئِذٍ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ بِسَهْمٍ فَقَطَعَ مِنْهُ الْأَكْحَلَ «٢» . وَاخْتُلِفَ فِيمَنْ رَمَاهُ، فَقِيلَ: رَمَاهُ حِبَّانُ بْنُ قَيْسٍ ابْنُ الْعَرِقَةِ «٣» ، أَحَدُ بَنِي عَامِرِ بْنِ لُؤَيٍّ، فَلَمَّا أَصَابَهُ قَالَ لَهُ: خُذْهَا وَأَنَا ابْنُ الْعَرِقَةِ. فَقَالَ لَهُ سَعْدٌ: عَرَّقَ اللَّهُ وَجْهَكَ فِي النَّارِ. وقيل: إن الذي رماه خفاجة ابن عَاصِمِ بْنِ حِبَّانٍ «٤» . وَقِيلَ: بَلِ الَّذِي رَمَاهُ أَبُو أُسَامَةَ الْجُشَمِيُّ، حَلِيفُ بَنِي مَخْزُومٍ. وَلِحَسَّانَ مَعَ صَفِيَّةَ بِنْتِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ خَبَرٌ طَرِيفٌ يَوْمَئِذٍ، ذَكَرَهُ ابْنُ إِسْحَاقَ وَغَيْرُهُ. قَالَتْ صَفِيَّةُ بِنْتُ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا: كُنَّا يوم الأحزاب في حصن حسان ابن ثَابِتٍ، وَحَسَّانُ مَعَنَا فِي النِّسَاءِ وَالصِّبْيَانِ، وَالنَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَصْحَابُهُ فِي نَحْرِ الْعَدُوِّ لَا يَسْتَطِيعُونَ الِانْصِرَافَ إِلَيْنَا، فَإِذَا يَهُودِيٌّ يَدُورُ، فَقُلْتُ لِحَسَّانَ: انْزِلْ إِلَيْهِ فَاقْتُلْهُ، فَقَالَ: ما أنا بصاحب هذا يا بنة عَبْدِ الْمُطَّلِبِ! فَأَخَذْتُ عَمُودًا وَنَزَلْتُ مِنَ الْحِصْنِ فَقَتَلْتُهُ، فَقُلْتُ: يَا حَسَّانُ، انْزِلْ فَاسْلُبْهُ، فَلَمْ يَمْنَعْنِي مِنْ سَلَبِهُ إِلَّا أَنَّهُ رَجُلٌ. فَقَالَ: ما لي بسلبه حاجة يا بنة عبد المطلب! قال: فَنَزَلْتُ فَسَلَبْتُهُ. قَالَ أَبُو عُمَرَ بْنُ عَبْدِ الْبَرِّ: وَقَدْ أَنْكَرَ هَذَا عَنْ حَسَّانَ جَمَاعَةُ مِنْ أَهْلِ السِّيَرِ وَقَالُوا: لَوْ كَانَ فِي حَسَّانَ مِنَ الْجُبْنِ مَا وَصَفْتُمْ لَهَجَاهُ بِذَلِكَ الَّذِينَ كَانَ يُهَاجِيهِمْ فِي الْجَاهِلِيَّةِ وَالْإِسْلَامِ، وَلَهُجِيَ بِذَلِكَ ابْنُهُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ، فَإِنَّهُ كَانَ كَثِيرًا مَا يُهَاجِي النَّاسَ مِنْ شُعَرَاءِ الْعَرَبِ، مِثْلَ النَّجَاشِيِّ وَغَيْرِهِ. السَّادِسَةُ- وَآتِي رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نُعَيْمُ بْنُ مَسْعُودِ بْنِ عَامِرٍ الْأَشْجَعِيُّ فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنِّي قَدْ أَسْلَمْتُ وَلَمْ يَعْلَمْ قَوْمِيِّ بِإِسْلَامِي، فَمُرْنِي بما شئت، فقال له رسول
(١). مقلصة: مجتمعة منضمة. (٢). الأكحل: عرق في وسط الذراع. (٣). العرقة (بفتح العين وكسر الراء): أم حبان واسمها قلابة بنت سعيد بن سعد تكنى أم فاطمة وسميت العرقة لطيب ريحها، وهي جدة خديجة. (٤). في الأصول: (جبارة) والتصويب عن سيرة ابن هشام وشرح المواهب.

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