Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Deuxièmement :
La consultation qu’un gouvernant doit tenir avec ses compagnons et ses proches conseillers au sujet du combat. Cela a déjà été traité dans les sourates “Âl ʿImrân” (3) et “An-Naml” (27).

Ce passage montre également la nécessité de se retrancher contre l’ennemi en recourant, autant que possible, aux moyens disponibles et en les mettant en œuvre ; plusieurs autres passages ont déjà abordé ce point. Il y ressort encore que le creusement du fossé doit être réparti entre les membres de la communauté : celui qui a terminé sa part aide celui qui ne l’a pas encore terminée, car les musulmans constituent un seul front face à tout autre groupe.

Al-Bukhârî et Muslim rapportent, d’après al-Barâʾ ibn ʿÂzib, qu’il dit : « Le jour des Coalisés, lorsque le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — creusait le fossé, je le vis transporter la terre du fossé ; la poussière avait découvert la peau de son ventre, qui était abondamment velu. Je l’entendis scander les vers de Ibn Rawâḥah en disant :

Seigneur ! Sans Toi jamais nous n’eussions été guidés,
Ni n’eussions fait l’aumône, ni n’eussions accompli la prière.
Répand donc sur nous la sérénité,
Affermis nos pas lorsque nous affronterons (l’ennemi). »

Quant aux signes miraculeux qui s’y produisirent, ils sont les suivants :

Troisièmement : an-Nassâʾî rapporte d’Abû Sukeinah — un homme parmi les affranchis — d’après l’un des Compagnons du Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — qu’il dit : « Lorsque le Prophète ordonna de creuser le fossé, un rocher barra leur progression. Le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — se leva, prit la pioche, déposa son manteau sur le bord du fossé, puis récita :

« Et la Parole de ton Seigneur s’accomplit en toute vérité… » (al-Anʿâm, 6 : 115).

Il en détacha alors le tiers du rocher ; Salmân al-Fârisî se tenait debout, observant, et un éclair jaillit au moment où le Prophète — paix et bénédictions sur lui — frappa.

Il frappa une deuxième fois en disant : « … Et (la Parole de ton Seigneur) s’accomplit… » (al-Anʿâm, 6 : 115) ; un autre tiers se détacha, et un éclair illumina, que Salmân vit également.

Puis il frappa la troisième fois, disant : « Et la Parole de ton Seigneur s’accomplit en toute vérité… » ; le dernier tiers se détacha. Le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — sortit alors, reprit son manteau et s’assit.

Salmân dit : « Ô Messager d’Allâh, je t’ai vu lorsque tu frappais ; à chaque coup, un éclair jaillissait ! »

Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — lui répondit : « As-tu vu cela, ô Salmân ? »
— « Oui, par Celui qui t’a envoyé avec la Vérité, ô Messager d’Allâh ! »
— « Lors du premier coup, dit-il, les cités de Chosroès et leurs alentours m’ont été montrées, nombreuses, au point que je les ai vues de mes propres yeux… »

Ceux de ses Compagnons qui étaient présents lui dirent alors : « Ô Messager d’Allâh…»

الثَّانِيَةُ: مُشَاوَرَةُ السُّلْطَانِ أَصْحَابَهُ وَخَاصَّتَهُ فِي أَمْرِ الْقِتَالِ، وَقَدْ مَضَى ذَلِكَ فِي " آلِ عِمْرَانَ «١» ، وَالنَّمْلِ" . وَفِيهِ التَّحَصُّنُ مِنَ الْعَدُوِّ بِمَا أَمْكَنَ مِنَ الْأَسْبَابِ وَاسْتِعْمَالُهَا، وَقَدْ مَضَى ذَلِكَ فِي غَيْرِ مَوْضِعٍ. وَفِيهِ أَنَّ حَفْرُ الْخَنْدَقِ يَكُونُ مَقْسُومًا عَلَى النَّاسِ، فَمَنْ فَرَغَ مِنْهُمْ عَاوَنَ مَنْ لَمْ يَفْرُغْ، فَالْمُسْلِمُونَ يَدٌ عَلَى مَنْ سِوَاهُمْ، وَفِي الْبُخَارِيِّ وَمُسْلِمٍ عَنِ الْبَرَاءِ بْنِ عَازِبٍ قَالَ: لَمَّا كَانَ يَوْمُ الْأَحْزَابِ وَخَنْدَقَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ رَأَيْتُهُ ينقل من تراب الخندق وَارَى عَنِّي الْغُبَارُ جِلْدَةَ بَطْنِهِ، وَكَانَ كَثِيرَ الشَّعْرِ، فَسَمِعْتُهُ يَرْتَجِزُ بِكَلِمَاتِ ابْنِ رَوَاحَةَ وَيَقُولُ: اللَّهُمَّ لَوْلَا أَنْتَ مَا اهْتَدَيْنَا ... وَلَا تَصَدَّقْنَا وَلَا صَلَّيْنَا فَأَنْزِلَنْ سَكِينَةً عَلَيْنَا ... وَثَبِّتِ الْأَقْدَامَ إِنْ لَاقَيْنَا وَأَمَّا مَا كَانَ فِيهِ مِنَ الْآيَاتِ وَهِيَ: الثَّالِثَةُ- فَرَوَى النَّسَائِيُّ عَنْ أَبِي سُكَيْنَةَ رَجُلٌ مِنَ الْمُحَرَّرِينَ «٢» عَنْ رَجُلٌ مِنْ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: لَمَّا أَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِحَفْرِ الْخَنْدَقِ عَرَضَتْ لَهُمْ صَخْرَةٌ حَالَتْ بَيْنَهُمْ وَبَيْنَ الْحَفْرِ، فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَخَذَ الْمِعْوَلَ وَوَضَعَ رِدَاءَهُ نَاحِيَةَ الْخَنْدَقِ وَقَالَ: " وَتَمَّتْ كَلِمَةُ رَبِّكَ صِدْقاً" «٣» [الانعام: ١١٥] الْآيَةَ، فَنَدَرَ «٤» ثُلُثُ الْحَجَرِ وَسَلْمَانُ الْفَارِسِيُّ قَائِمٌ يَنْظُرُ، فَبَرَقَ مَعَ ضَرْبَةِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَرْقَةً، ثُمَّ ضَرَبَ الثَّانِيَةَ وقال: " وَتَمَّتْ" [الانعام: ١١٥] الْآيَةَ، فَنَدَرَ الثُّلُثُ الْآخَرُ، فَبَرَقَتْ بَرْقَةً فَرَآهَا سَلْمَانُ، ثُمَّ ضَرَبَ الثَّالِثَةَ وَقَالَ: " وَتَمَّتْ كَلِمَةُ رَبِّكَ صِدْقاً" الْآيَةَ، فَنَدَرَ الثُّلُثُ الْبَاقِي، وَخَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَخَذَ رِدَاءَهُ وَجَلَسَ. قَالَ سَلْمَانُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، رَأَيْتُكَ حِينَ ضَرَبْتَ! مَا تَضْرِبُ ضَرْبَةً إِلَّا كَانَتْ مَعَهَا بَرْقَةٌ؟ قَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: (رَأَيْتَ ذَلِكَ يَا سَلْمَانُ) ؟ فَقَالَ: أَيْ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ يَا رَسُولَ اللَّهِ! قَالَ: (فَإِنِّي حِينَ ضَرَبْتُ الضَّرْبَةَ الْأُولَى رُفِعَتْ لِي مَدَائِنُ كِسْرَى وَمَا حَوْلَهَا وَمَدَائِنُ كَثِيرَةٌ حَتَّى رَأَيْتُهَا بِعَيْنَيَّ- قَالَ لَهُ مَنْ حَضَرَهُ مِنْ أَصْحَابِهِ: يَا رَسُول اللَّهِ،
(١). راجع ج ٤ ص ٢٤٩ فما بعد. وج ١٣ ص ١٩٤. (٢). أي المعتق من النار. (٣). راجع ج ٧ ص ٧١. [ ..... ] (٤). ندر: سقط.

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