d’enfants et de fils dépourvus de toute personne pour les prendre en charge, et de biens sans administrateur. La terre fut appelée « ḍayʿa » (propriété) parce qu’elle est exposée à la perte ; son pluriel est « ḍiyâʿ », avec la lettre ḍâd vocalisée par une kasra.
Troisièmement – Parole du Très-Haut :
« Et Ses épouses sont leurs mères. »
Allah – qu’Il soit exalté – a honoré les épouses de Son Prophète ﷺ en les élevant au rang de « Mères des croyants », c’est-à-dire qu’il est obligatoire de les vénérer, de les respecter, de les honorer et qu’il est interdit aux hommes de les épouser après le Prophète ﷺ. Elles doivent, de plus, être tenues derrière le voile, contrairement aux mères charnelles.
On a dit : du fait que leur sollicitude envers les croyants est comparable à celle des mères, elles ont été placées à leur rang. Toutefois, cette maternité n’entraîne aucun droit successoral, à l’instar de la maternité résultant de l’adoption. Il est permis d’épouser leurs filles, lesquelles ne sont pas considérées comme les sœurs des croyants. Le nombre des épouses du Prophète ﷺ sera exposé, si Allah le veut, dans le verset du « choix » (1).
Les savants ont divergé : sont-elles les mères des hommes et des femmes ou seulement des hommes ?
Il existe deux avis.
Le « shâʿbî » rapporte de Masrûq, d’après ʿÂʾisha – qu’Allah l’agrée – qu’une femme lui dit : « Ô ma mère ! » Elle répondit : « Je ne suis pas ta mère ; je ne suis la mère que de vos hommes. »
Ibn al-ʿArabî dit : « Tel est l’avis correct. »
Je dis : il n’y a aucun intérêt à réserver l’autorisation (d’appeler “mère”) aux hommes sans les femmes. Ce qui m’apparaît, c’est qu’elles sont les mères aussi bien des hommes que des femmes, afin de souligner leur droit à la vénération aussi bien de la part des hommes que des femmes.
Le début du verset l’indique clairement : « Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’eux-mêmes », ce qui englobe nécessairement hommes et femmes. Le hadith d’Abû Hurayra et de Jâbir l’atteste également ; ainsi la parole : « Et Ses épouses sont leurs mères » s’applique à l’ensemble.
En outre, on lit dans le muṣḥaf d’Ubayy b. Kaʿb : « … et Ses épouses sont leurs mères, et Il est pour eux un père » ; Ibn ʿAbbâs a récité : « … d’eux-mêmes, et Il est pour eux un père, et Ses épouses (sont) leurs mères. » Tout cela affaiblit le propos rapporté par Masrûq, si toutefois sa chaîne est authentique ; s’il ne l’est pas, l’argument tombe de lui-même, et il reste la règle originelle : la généralité qui s’impose d’emblée à l’entendement (2). Allah est plus savant.
Quatrièmement – Parole du Très-Haut :
« Les parents par le sang ont, selon le Livre d’Allah, priorité les uns sur les autres par rapport (aux liens) des croyants et des émigrés. »
On a dit : par « les croyants », Il désigne les Ansâr, et par « les émigrés », les Quraychites.
Sur ce point, deux avis existent