Il a été rapporté de l’énoncé d’al-Mughîra sous forme mawqûf.
Muslim rapporte également d’après Abû Hurayra que le Messager d’Allah — paix et bénédictions d’Allah sur lui — a dit :
« Allah — Béni et Très-Haut — dit : “J’ai préparé pour Mes serviteurs vertueux ce qu’aucun œil n’a jamais vu, qu’aucune oreille n’a jamais entendu et qui n’a jamais effleuré le cœur d’un être humain, comme trésor ; et, à plus forte raison, ce dont Je vous ai déjà informés.” » Puis il récita :
« Nul ne sait ce qui leur est réservé comme fraîcheur des yeux. »
Ibn Sîrîn a dit : Il s’agit de la vision d’Allah — Exalté soit-Il.
Al-Ḥasan a dit : Les gens ont dissimulé des œuvres, et Allah — Très-Haut — leur a donc caché ce qu’aucun œil n’a vu, qu’aucune oreille n’a entendu.
[Sourate as-Sajda (32), verset 18]
« Celui qui était croyant est-il semblable à celui qui était pervers ? Ils ne sont pas égaux. »
Ce verset comporte trois questions.
Premièrement : La parole d’Allah — Très-Haut — : « Celui qui était croyant est-il semblable à celui qui était pervers ? Ils ne sont pas égaux », c’est-à-dire : le croyant n’est pas comparable au pervers ; c’est pour cela que Nous avons accordé à ces croyants une immense récompense.
Ibn ʿAbbâs et ʿAṭâ’ ibn Yasâr ont dit : le verset fut révélé au sujet de ʿAlî ibn Abî Tâlib et al-Walîd ibn ʿUqba ibn Abî Muʿayṭ, car ils se querellèrent. Al-Walîd lui dit : « Je suis plus éloquent que toi, ma lance est plus acérée, je suis celui qui abreuvera la cavalerie — et l’on a rapporté aussi : et j’ai la voix la plus haute dans la troupe — et j’ai un corps plus robuste. » ʿAlî lui répondit : « Tais-toi ! Car tu es un pervers. » Alors le verset fut révélé. Az-Zajjâj et an-Naḥḥâs ont également mentionné qu’il fut révélé au sujet de ʿAlî et ʿUqba ibn Abî Muʿayṭ.
Ibn ʿAṭiyya dit : Cela impliquerait que le verset soit mecquois, parce que ʿUqba ne se trouvait pas à Médine ; il fut plutôt tué sur la route de La Mecque, au retour du Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — après la bataille de Badr. L’opinion contraire est contestée par l’emploi du terme « pervers » à propos d’al-Walîd. Cela peut s’expliquer par le fait qu’au début de son islam il y avait quelque chose dans son for intérieur, ou parce qu’il a été rapporté qu’il avait transmis, au sujet des Banû al-Muṣṭaliq, une information erronée, jusqu’à ce qu’il soit révélé à son propos :
« Ô vous qui croyez ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, vérifiez-la. » [Al-Ḥujurât : 6] — ainsi que cela sera détaillé dans la sourate al-Ḥujurât. Il est également possible que la Loi l’ait qualifié ainsi parce qu’il était sur le point de commettre ce qu’il convoitait. C’est lui, en effet, qui but du vin à l’époque de