Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Au sujet de ces trois catégories de serviteurs, il est encore rapporté :
« Un homme prit part à une expédition militaire ; lorsqu’il rencontra l’ennemi, ses compagnons prirent la fuite tandis que lui demeura ferme jusqu’à ce qu’il fût tué ou qu’Allah leur accordât la victoire. Allah dit alors à Ses anges la même parole que dans le récit précédent. De même, un homme qui avait marché toute une nuit : à l’approche de la dernière partie de la nuit, il fit halte avec ses compagnons ; ceux-ci s’endormirent, tandis que lui se leva pour prier. Allah dit alors à Ses anges… » – et le narrateur rapporta l’ensemble de l’histoire.

Parole du Très-Haut : « Ils invoquent leur Seigneur… »
La locution est à l’accusatif, employée comme état, c’est-à-dire « en L’invoquant ». Il est toutefois possible d’y voir une proposition qualificative reprise, signifiant : « leurs flancs se détachent de leurs couchettes et, en toute circonstance, ils invoquent aussi leur Seigneur, de nuit comme de jour ».

« Par crainte » : il s’agit d’un complément exprimant la cause (maf‘ûl li-’ajlih) ; il peut également être pris comme un nom verbal.

« Et par désir » est de même nature : c’est-à-dire par crainte du châtiment et par espoir de la récompense.

« Et de ce que Nous leur avons attribué, ils dépensent » : le pronom relatif « ma » peut signifier « ce que » ou être un nom verbal ; dans les deux cas, il doit être séparé de la particule « min »¹.

Quant au verbe « ils dépensent », on a dit qu’il renvoie à l’aumône légale obligatoire (zakât) ; d’autres ont affirmé qu’il s’agit des aumônes surérogatoires, opinion qui est la plus méritoire.

[Sourate As-Sajdah, 32 : 17]
« Nulle âme ne sait ce qui leur est caché comme délices pour les yeux, en récompense de ce qu’ils œuvraient. »

Hamza a lu : « mâ ukhfiya lahum » en maintenant la yâ’ muette, tandis que les autres l’ont lue voyelle ouverte. Dans la lecture d’‘Abdullâh [ibn Mas‘ûd] : « mâ nukhfî » avec un nûn damma. Al-Mufaddal rapporte de l’A‘mash : « mâ yukhfâ lahum » avec un yâ’ damma et un fâ’ ouverte. Ibn Mas‘ûd et Abû Hurayrah lisaient : « min qurrâti a‘yunin ».

Celui qui fait le sukûn de la yâ’ dans « mâ ukhfiya » considère qu’il s’agit d’un futur, l’alif correspondant alors au pronom du locuteur. « Mâ » est à l’accusatif comme interrogatif, et la proposition tient lieu des deux compléments d’objet, le pronom qui y renvoie étant sous-entendu.

Celui qui ouvre la yâ’ le considère comme un passé construit à la forme passive : « mâ » est alors sujet, et le prédicat est « ukhfiya » avec ce qui le suit, le pronom de « ukhfiya » revenant à « mâ ».

Az-Zajjâj dit : on lit aussi « mâ akhfâ lahum » au sens de « ce qu’Allah leur a tenu caché » ; c’est la lecture de Muhammad ibn Ka‘b, et « mâ » y est à l’accusatif.

Al-Mahdawî : quant à la lecture « qurrâti a‘yunin », il s’agit du pluriel de qurratun ; l’usage du pluriel s’y justifie par l’addition à un pluriel, et le singulier par

فِي سَرِيَّةٍ فَلَقِيَ الْعَدُوَّ فَانْهَزَمَ أَصْحَابُهُ وَثَبَتَ هُوَ حَتَّى يُقْتَلَ أَوْ يَفْتَحَ اللَّهُ عَلَيْهِمْ، فَيَقُولُ اللَّهُ لِمَلَائِكَتِهِ مِثْلَ هَذِهِ الْقِصَّةِ. وَرَجُلٌ سَرَى فِي لَيْلَةٍ حَتَّى إِذَا كَانَ فِي آخِرِ اللَّيْلِ نَزَلَ هُوَ وَأَصْحَابُهُ، فَنَامَ أَصْحَابُهُ وَقَامَ هُوَ يُصَلِّي، فَيَقُولُ اللَّهُ لِمَلَائِكَتِهِ ... (وَذَكَرَ الْقِصَّةَ. قَوْلُهُ تَعَالَى: " يَدْعُونَ رَبَّهُمْ" فِي مَوْضِعِ نَصْبٍ عَلَى الْحَالِ، أَيْ دَاعِينَ. وَيُحْتَمَلُ أَنْ تَكُونَ صِفَةً مُسْتَأْنَفَةً، أَيْ تَتَجَافَى جُنُوبُهُمْ وَهُمْ أَيْضًا فِي كُلِّ حَالٍ يَدْعُونَ رَبَّهُمْ لَيْلَهُمْ وَنَهَارَهُمْ. وَ " خَوْفاً" مَفْعُولٌ مِنْ أَجْلِهِ. وَيَجُوزُ أن يكون مصدرا. " وَطَمَعاً" مِثْلُهُ، أَيْ خَوْفًا مِنَ الْعَذَابِ وَطَمَعًا فِي الثَّوَابِ. " وَمِمَّا رَزَقْناهُمْ يُنْفِقُونَ" تَكُونُ " مَا" بِمَعْنَى الَّذِي وَتَكُونُ مَصْدَرًا، وَفِي كِلَا الْوَجْهَيْنِ يَجِبُ أَنْ تَكُونَ مُنْفَصِلَةً «١» مِنْ " مِنْ" وَ " يُنْفِقُونَ" قِيلَ: مَعْنَاهُ الزَّكَاةُ الْمَفْرُوضَةُ. وَقِيلَ: النَّوَافِلُ، وَهَذَا القول أمدح. [[سورة السجده (٣٢) : آية ١٧]] فَلا تَعْلَمُ نَفْسٌ مَا أُخْفِيَ لَهُمْ مِنْ قُرَّةِ أَعْيُنٍ جَزاءً بِما كانُوا يَعْمَلُونَ (١٧) قَرَأَ حَمْزَةُ: " مَا أُخْفِيَ لَهُمْ" بِإِسْكَانِ الْيَاءِ. وَفَتَحَهَا الْبَاقُونَ. وَفِي قِرَاءَةِ عَبْدِ اللَّهِ " مَا نُخْفِي" بِالنُّونِ مَضْمُومَةً. وَرَوَى الْمُفَضَّلُ عَنِ الْأَعْمَشِ " مَا يُخْفَى لَهُمْ" بِالْيَاءِ الْمَضْمُومَةِ وَفَتْحِ الْفَاءِ. وَقَرَأَ ابْنُ مَسْعُودٍ وَأَبُو هُرَيْرَةَ: " مِنْ قُرَّاتِ أَعْيُنٍ" . فَمَنْ أَسْكَنَ الْيَاءَ مِنْ قَوْلِهِ: " مَا أُخْفِيَ" فَهُوَ مُسْتَقْبَلٌ وَأَلِفُهُ أَلِفُ الْمُتَكَلِّمِ. وَ " مَا" فِي مَوْضِعِ نَصْبٍ بِ "- أُخْفِيَ" وَهِيَ اسْتِفْهَامٌ، وَالْجُمْلَةُ فِي مَوْضِعِ نَصْبٍ لِوُقُوعِهَا مَوْقِعَ الْمَفْعُولَيْنِ، وَالضَّمِيرُ الْعَائِدُ عَلَى " مَا" مَحْذُوفٌ. وَمَنْ فَتَحَ الْيَاءَ فَهُوَ فِعْلٌ مَاضٍ مَبْنِيٌّ لِلْمَفْعُولِ. وَ " مَا" فِي مَوْضِعِ رَفْعٍ بِالِابْتِدَاءِ، وَالْخَبَرُ " أُخْفِيَ" وَمَا بَعْدَهُ، وَالضَّمِيرُ فِي " أُخْفِيَ" عَائِدٌ عَلَى " مَا" . قَالَ الزَّجَّاجُ: وَيُقْرَأُ " مَا أَخْفَى لَهُمْ" بِمَعْنَى مَا أَخْفَى اللَّهُ لَهُمْ، وَهِيَ قِرَاءَةُ مُحَمَّدِ بْنِ كَعْبٍ، وَ " مَا" فِي مَوْضِعِ نَصْبٍ. الْمَهْدَوِيُّ: وَمَنْ قَرَأَ: " قُرَّاتِ أَعْيُنٍ" فَهُوَ جَمْعُ قُرَّةٍ، وَحَسُنَ الْجَمْعُ فِيهِ لِإِضَافَتِهِ إِلَى جمع، والافراد لأنه
(١). الذي في كتب الاملاء أنه يجوز.

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