Jusqu’au terme qui lui est fixé pour son lever comme pour son coucher ; il ne le devance pas et ne s’en écarte pas.
« Et Allah est parfaitement Informé de ce que vous faites. »
Autrement dit : Celui qui possède la puissance de créer de telles choses en connaît forcément tous les détails ; et Celui qui les connaît, connaît également vos actes. La récitation la plus répandue lit « taʿmalûna » avec le tā de l’interpellation (deuxième personne), tandis qu’as-Sulamî, Naṣr ibn ʿĀṣim et ad-Dûrî d’après Abû ʿAmr la lisent avec le yā du récit : « yaʿmalûna ».
« Cela (Il l’a fait) » : Allah – Exalté soit-Il – a accompli tout cela pour que vous sachiez et reconnaissiez « qu’Allah, Lui, est la Vérité, et que tout ce qu’ils invoquent en dehors de Lui est vanité », à savoir le démon, selon Mujâhid. D’autres ont dit : les idoles et les statues qu’ils associent à Allah.
« Et qu’Allah est le Très-Haut, le Très-Grand » : Très-Haut par Sa dignité, Très-Grand par Sa souveraineté.
[Sourate Luqmân, 31 : 31]
N’as-tu pas vu que les vaisseaux voguent sur la mer par la grâce d’Allah, afin qu’Il vous montre une partie de Ses signes ? Certes, il y a là des signes pour tout être extrêmement patient et reconnaissant.
Parole du Très-Haut :
« N’as-tu pas vu que les navires » – c’est-à-dire les bateaux – « voguent », verbe ici en position de prédicat, « sur la mer, par la faveur d’Allah », c’est-à-dire grâce à Sa bonté envers vous et Sa miséricorde en vous en faisant sortir sains et saufs.
Ibn Hurmuz a récité : « bi-niʿamâti-Llâh », pluriel de niʿma ; il s’agit d’un pluriel régulier, la voyelle de l’ʿayn était initialement mobile puis a été apaisée.
« Afin qu’Il vous fasse voir de Ses signes » : min exprime ici la partitive, c’est-à-dire pour vous montrer la navigation des navires, selon Yaḥyâ ibn Sallâm. Ibn Shajara a dit : « de Ses signes » : ce que vous observez en cela de la puissance d’Allah – Très-haut. An-Naqqâsh : ce qu’Il leur attribue comme subsistance. Al-Ḥasan a dit : la clef des mers, ce sont les vaisseaux ; la clef de la terre, ce sont les routes ; et la clef du ciel, c’est l’invocation.
« Il y a là, certes, des signes pour tout patient et reconnaissant » : autrement dit, pour celui qui endure Son décret et remercie Ses bienfaits.
Les spécialistes du sens disent : il vise tout croyant doté de cette qualité, car la patience et la gratitude comptent parmi les plus nobles vertus de la foi.
Le terme « âyah » signifie signe ; un signe ne devient manifeste dans le cœur de tout croyant que chez celui qui patiente face à l’épreuve et rend grâce dans l’aisance.
Ash-Shaʿbî a dit : « La patience est la moitié de la foi, la gratitude est la moitié de la foi, et la certitude est la foi tout entière. » N’as-tu pas entendu la parole du Très-Haut : « Il y a là des signes pour tout patient et reconnaissant » et Sa parole : « Et sur la terre il y a des signes pour les convaincus » (Adh-Dhâriyât, 20) ?
Et il – que la paix et le salut soient sur lui – a dit : « La foi est composée de deux moitiés : une moitié patience et une moitié gratitude. »