et la perfection de la certitude (yaqîn), ainsi que tout ce qu’Allah – Très-Haut – éloigne du serviteur comme fléaux. Al-Mâwardî a répertorié à ce sujet neuf avis, qui, au fond, reviennent tous à cette même idée.
Parole du Très-Haut :
« Parmi les hommes, il en est qui disputent au sujet d’Allah sans science… »
Nous en avons déjà exposé le sens dans la sourate « al-Hajj » et ailleurs.
Ce verset fut révélé au sujet d’un Juif qui se rendit auprès du Prophète – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – et lui dit : « Ô Mohammed, informe-moi de ton Seigneur : de quoi est-Il fait ? » Sur quoi, la foudre le frappa, rapporte Mujâhid. Cet évènement a été mentionné dans la sourate « ar-Raʿd ».
On a également dit qu’il a été révélé à propos d’an-Naḍr ibn al-Hârith ; celui-ci disait : « Les anges sont les filles d’Allah », selon Ibn ʿAbbâs.
« Il dispute » : autrement dit, il polémique « sans science », c’est-à-dire sans argument valable, « ni guidée ni Livre lumineux », c’est-à-dire clair et éclatant ; si ce n’est l’inspiration du démon :
« Les démons suggèrent à leurs alliés afin qu’ils discutent avec vous » (al-Anʿâm, 121),
ou l’imitation aveugle des ancêtres, comme l’indique le verset qui suit :
« Même si le diable les appelle au châtiment de la Fournaise embrasée », ils le suivent.
[Coran, sourate Luqmân (31), verset 22]
« Quiconque remet son visage à Allah tout en étant bienfaisant s’est certes agrippé à l’anse la plus solide. Et c’est vers Allah que l’issue des choses revient. »
Parole du Très-Haut :
« Et quiconque remet son visage à Allah » : c’est-à-dire voue exclusivement son adoration et son intention à Allah – Exalté soit-Il –.
« tout en étant bienfaisant » : car l’adoration sans ihsân – et sans la connaissance du cœur – ne profite pas ; semblable est Sa parole :
« Et quiconque accomplit des œuvres pies tout en étant croyant » (Tâhâ, 112).
Dans le ḥadîth de Jibrîl, il fut dit :
— « Informe-moi de l’ihsân. »
— « C’est que tu adores Allah comme si tu Le voyais ; et si tu ne Le vois pas, certes Il te voit. »
« Il s’est certes agrippé à l’anse la plus solide » : Ibn ʿAbbâs a dit : « Il s’agit de “Lâ ilâha illâ Allâh”. » Nous l’avons déjà expliqué dans la sourate « al-Baqarah ».
ʿAlî ibn Abî Tâlib – qu’Allah l’agrée –, as-Sulamî et ʿAbdullâh ibn Muslim ibn Yasâr ont lu : « wa man yuslim ».
An-Naḥḥâs dit : la forme « yuslim » est ici la plus connue, comme dans la parole du Très-Haut :
« Dis : “J’ai remis mon visage à Allah.” » (Âl ʿImrân, 20).
Le sens de « J’ai remis mon visage à Allah » est : j’ai dirigé mon adoration vers Allah, le Tout-Puissant. Quant à la forme « yusallim », elle relèverait d’une valeur fréquentative ; cependant, l’usage courant