et ils aboutiront à Lui, c’est-à-dire au Jour de la Résurrection. Il y a là un rappel de l’anéantissement de toute chose, de l’existence d’un terme assigné à chaque créature, ainsi que de la rétribution réservée au bienfaiteur et du châtiment destiné au pécheur.
On a également dit que l’expression « et à un terme fixé » signifie : Il a créé ce qu’Il a créé à un moment qu’Il a Lui-même déterminé pour que cette chose fût créée à l’intérieur de ce laps de temps.
« Et certes, beaucoup de gens ne croient pas à la rencontre de leur Seigneur. »
La particule « lâm » (لَ) sert ici à l’insistance. Le sens sous-entendu est : « Ils nient la rencontre de leur Seigneur », selon un procédé d’inversion, c’est-à-dire : ils nient la résurrection après la mort.
Ainsi, l’on dit : « Inna Zaydan fî-d-dâri la-jâlisun » (Certes Zayd, dans la maison, est bel et bien assis). Si l’on dit : « Inna Zaydan la-fî-d-dâri la-jâlisun », c’est également correct. Mais si l’on dit : « Inna Zaydan jâlisun la-fî-d-dâri », cela n’est pas recevable, car le lâm n’est employé qu’en renforcement du nom de « inna » ou de son attribut ; une fois ces deux éléments énoncés, on ne peut plus y adjoindre le lâm. De même, la phrase : « Inna Zaydan la-jâlisun la-fî-d-dâri » est incorrecte.
N’ont-ils donc pas parcouru la terre afin de voir, avec leurs cœurs et leurs discernements, quelle fut la fin de ceux qui les ont précédés ? Ceux-ci étaient plus puissants qu’eux, ils remuaient la terre pour la cultiver – les habitants de La Mecque n’étant pas, eux, gens de labour, comme Allah – Très-haut – l’a dit : « … elle laboure la terre » (Coran 2 : 71) – et ils la peuplèrent bien davantage que ceux-ci ne l’ont fait ; pour eux, pourtant, ni leur mise en valeur de la terre ni la longueur de leur séjour ne furent d’aucune utilité.
Leurs messagers vinrent à eux avec des preuves éclatantes – c’est-à-dire des miracles, ou, selon une autre interprétation, des prescriptions – mais ils mécroirent et refusèrent de croire. Allah ne leur fit pas tort en les anéantissant sans péché, sans messagers et sans argument ; au contraire, ils se faisaient du tort à eux-mêmes par le polythéisme et la désobéissance.
« Puis la conséquence de ceux qui ont mal agi fut la pire [des conséquences] : parce qu’ils avaient traité de mensonges les signes d’Allah et qu’ils s’en moquaient. »