Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

« Parmi eux, il en est que saisit le Cri » : il s’agit de Thamûd et des habitants de Madyan.
« Parmi eux, il en est que Nous fîmes engloutir par la terre » : c’est Qârûn.
« Parmi eux, il en est que Nous noyâmes » : le peuple de Noé ainsi que le peuple de Pharaon.
« Allah n’était point tel qu’Il leur fît injustice », car Il les avait avertis, leur avait laissé un délai, leur avait dépêché des messagers et avait levé toute excuse.

[Sourate al-ʿAnkabût (29), versets 41-43]

« L’exemple de ceux qui ont pris en dehors d’Allah des alliés est semblable à celui de l’araignée : elle s’est bâti une maison ; or, la plus chancelante des maisons est bel et bien la maison de l’araignée, s’ils savaient.
Allah sait parfaitement ce qu’ils invoquent, en dehors de Lui, comme divinités ; et c’est Lui le Tout-Puissant, le Sage.
Tels sont les paraboles que Nous exposons aux gens ; nul ne les comprend sinon les savants. »

Paroles du Très-Haut :

« L’exemple de ceux qui ont pris en dehors d’Allah des alliés est semblable à celui de l’araignée… »

Al-Akhfash a dit : l’arrêt sur « … à celui de l’araignée » serait complet ; puis viendrait son histoire, à savoir : « … elle s’est bâti une maison ». Ibn al-Anbârî réfute cela : « elle s’est bâti une maison » est le complément relatif à « l’araignée » ; c’est comme s’il avait dit : « telle (qui) s’est bâti une maison ». Il n’est donc pas élégant de s’arrêter sur la relative sans son antécédent ; c’est identique à la parole : « tel l’âne qui porte des livres » ; « qui porte » est la relative de « l’âne », et l’on ne s’arrête pas sur « l’âne » en omettant « qui porte ».

Al-Farrâ’ déclare : c’est une parabole qu’Allah – qu’Il soit exalté – a frappée pour quiconque prend, en dehors de Lui, des divinités qui ne lui procurent ni profit ni nuisance ; de même que la maison de l’araignée ne la protège ni de la chaleur ni du froid. Dès lors, il n’est pas indiqué de s’arrêter sur « l’araignée » ; car l’intention du rapprochement porte sur sa maison qui ne la préserve de rien ; les divinités impuissantes ont donc été assimilées à celle-ci.

« Certes, la plus fragile des demeures » : c’est-à-dire la plus faible des maisons ; « est bel et bien la maison de l’araignée ».

Ad-Ḍaḥḥâk dit : Allah a frappé ce parallèle pour montrer la faiblesse et la fragilité de leurs idoles, en les comparant à la maison de l’araignée.

« S’ils savaient… » : la particule « si » se rattache à « la maison de l’araignée » ; autrement dit, s’ils avaient su que le culte des idoles est semblable au fait de se choisir la demeure de l’araignée, laquelle ne leur sert à rien, et que tel est leur exemple, jamais ils ne les auraient adorées ; il ne s’agit pas de leur faire savoir que la maison de l’araignée est faible en soi.

Les grammairiens précisent que le tā’ final du mot ʿankabût est supplémentaire, puisqu’elle disparaît dans le diminutif comme dans le pluriel, tout en demeurant un féminin. Al-Farrâ’ rapporte cependant qu’on peut le masculiniser et il cite ces vers :
« Sur leurs abondantes averses s’élèvent des maisons,
Comme si l’araignée elle-même les avait bâties. »

(وَمِنْهُمْ مَنْ أَخَذَتْهُ الصَّيْحَةُ) يَعْنِي ثَمُودًا وَأَهْلَ مَدْيَنَ. (وَمِنْهُمْ مَنْ خَسَفْنا بِهِ الْأَرْضَ) يَعْنِي قَارُونَ (وَمِنْهُمْ مَنْ أَغْرَقْنا) قَوْمَ نُوحٍ وَقَوْمَ فِرْعَوْنَ. (وَما كانَ اللَّهُ لِيَظْلِمَهُمْ) لِأَنَّهُ أَنْذَرَهُمْ وأمهلهم وبعث إليهم الرسل وأزاح العذر. [سورة العنكبوت (٢٩) : الآيات ٤١ الى ٤٣] مَثَلُ الَّذِينَ اتَّخَذُوا مِنْ دُونِ اللَّهِ أَوْلِياءَ كَمَثَلِ الْعَنْكَبُوتِ اتَّخَذَتْ بَيْتاً وَإِنَّ أَوْهَنَ الْبُيُوتِ لَبَيْتُ الْعَنْكَبُوتِ لَوْ كانُوا يَعْلَمُونَ (٤١) إِنَّ اللَّهَ يَعْلَمُ مَا يَدْعُونَ مِنْ دُونِهِ مِنْ شَيْءٍ وَهُوَ الْعَزِيزُ الْحَكِيمُ (٤٢) وَتِلْكَ الْأَمْثالُ نَضْرِبُها لِلنَّاسِ وَما يَعْقِلُها إِلاَّ الْعالِمُونَ (٤٣) قَوْلُهُ تَعَالَى: (مَثَلُ الَّذِينَ اتَّخَذُوا مِنْ دُونِ اللَّهِ أَوْلِياءَ كَمَثَلِ الْعَنْكَبُوتِ) قَالَ الْأَخْفَشُ: " كَمَثَلِ الْعَنْكَبُوتِ" وَقْفٌ تَامٌّ، ثم قِصَّتَهَا فَقَالَ: (اتَّخَذَتْ بَيْتًا) قَالَ ابْنُ الْأَنْبَارِيِّ: وَهَذَا غَلَطٌ، لِأَنَّ " اتَّخَذَتْ بَيْتًا" صِلَةٌ لِلْعَنْكَبُوتِ، كَأَنَّهُ قَالَ: كَمَثَلِ الَّتِي اتَّخَذَتْ بَيْتًا، فَلَا يَحْسُنُ الْوَقْفُ عَلَى الصِّلَةِ دُونَ الْمَوْصُولِ، وَهُوَ بمنزلة قوله: " كَمَثَلِ الْحِمارِ يَحْمِلُ أَسْفاراً" فيحمل صِلَةٌ لِلْحِمَارِ وَلَا يَحْسُنُ الْوَقْفُ عَلَى الْحِمَارِ دُونَ يَحْمِلُ. قَالَ الْفَرَّاءُ: هُوَ مَثَلٌ ضَرَبَهُ اللَّهُ سُبْحَانَهُ لِمَنِ اتَّخَذَ مِنْ دُونِهِ آلِهَةً لَا تَنْفَعُهُ وَلَا تَضُرُّهُ، كَمَا أَنَّ بَيْتَ الْعَنْكَبُوتِ لَا يَقِيهَا حَرًّا وَلَا بَرْدًا. وَلَا يَحْسُنُ الْوَقْفُ عَلَى الْعَنْكَبُوتِ، لِأَنَّهُ لَمَّا قَصَدَ بالتشبيه لبيتها الذي لا يقيها من شي، فَشُبِّهَتِ الْآلِهَةُ الَّتِي لَا تَنْفَعُ وَلَا تَضُرُّ بِهِ. (وَإِنَّ أَوْهَنَ الْبُيُوتِ) أَيْ أَضْعَفَ الْبُيُوتِ (لَبَيْتُ الْعَنْكَبُوتِ) . قَالَ الضَّحَّاكُ: ضَرَبَ مَثَلًا لِضَعْفِ آلِهَتِهِمْ وَوَهَنِهَا فَشَبَّهَهَا بِبَيْتِ الْعَنْكَبُوتِ. (لَوْ كَانُوا يعلمون) " لو" متعلقه ببيت الْعَنْكَبُوتِ. أَيْ لَوْ عَلِمُوا أَنَّ عِبَادَةَ الْأَوْثَانِ كَاتِّخَاذِ بَيْتِ الْعَنْكَبُوتِ الَّتِي لَا تُغْنِي عَنْهُمْ شيئا، وأن هذا مثلهم لما عبدوها، لا أنهم يَعْلَمُونَ أَنَّ بَيْتَ الْعَنْكَبُوتِ ضَعِيفٌ. وَقَالَ النُّحَاةُ: إِنَّ تَاءَ الْعَنْكَبُوتِ فِي آخِرِهَا مَزِيدَةٌ، لِأَنَّهَا تَسْقُطُ فِي التَّصْغِيرِ وَالْجَمْعِ وَهِيَ مُؤَنَّثَةٌ. وَحَكَى الْفَرَّاءُ تَذْكِيرَهَا وَأَنْشَدَ: عَلَى هَطَّالِهِمْ مِنْهُمْ بُيُوتٌ ... كأن العنكبوت قد ابتناها

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies