Et : « mouaddata baynikoum » – il (le réciteur) ne s’est pas arrêté à l’expression « al-awthân » (les idoles) mais a fait la pause sur « al-ḥayât ad-dunyâ » (la vie d’ici-bas). Le sens de l’ayah est : vous avez érigé les idoles en lien d’affection entre vous, vous vous aimez pour elles et pour leur adoration dans la vie d’ici-bas.
(Puis, le Jour de la Résurrection, les uns d’entre vous renieront les autres et les uns maudiront les autres) ; les idoles se désavoueront de leurs adorateurs, et les chefs se défausseront des subalternes, comme Allâh – Glorifié soit-Il – a dit : « Les amis intimes, ce Jour-là, seront ennemis les uns des autres, à l’exception des pieux. »
(Et votre refuge sera le Feu) : cette adresse vise les adorateurs des idoles, qu’il s’agisse des dirigeants ou de leurs suiveurs. D’autres ont dit : les idoles y seront également jetées, conformément à Sa parole, exalté soit-Il : « Vous, ainsi que ce que vous adorez en dehors d’Allâh, serez le combustible de la Géhenne. »
[Sourate al-ʿAnkabût (29) : versets 26-27]
« Lût crut en lui, et il dit : “Je vais émigrer vers mon Seigneur, car c’est Lui, certes, le Puissant, le Sage.” » (26) « Nous lui avons accordé Isḥâq et Yaʿqûb, Nous avons fait que la prophétie et l’Écriture demeurent dans sa descendance, Nous lui avons octroyé sa récompense en ce bas-monde, et dans l’au-delà, il sera assurément parmi les vertueux. » (27)
Parole du Très-Haut :
(« Lût crut en lui ») – Lût fut le premier à attester la véracité d’Ibrâhîm lorsqu’il le vit dans le feu devenu fraîcheur et salut pour lui. Ibn Isḥâq rapporte : Lût crut en Ibrâhîm – il était le fils de sa sœur –, et Sârah crut également en lui – elle était la fille de son oncle.
(« Et il dit : “Je vais émigrer vers mon Seigneur.” ») – Al-Naḫaʿî et Qatâdah expliquent que l’auteur de cette parole est Ibrâhîm عليه السلام. Qatâdah précise : il émigra de Kauthâ, village de la plaine de Koufa, vers Harrân, puis en Syrie, accompagné de son neveu Lût ibn Hârân ibn Târikh et de son épouse Sârah.
Al-Kalbî dit : il émigra de la terre de Harrân vers la Palestine ; il fut le premier à émigrer d’une terre de mécréance. Muqât il rapporte qu’Ibrâhîm émigra à l’âge de soixante-quinze ans.
Selon une autre opinion, l’auteur de la parole « Je vais émigrer vers mon Seigneur » est Lût عليه السلام.
Al-Bayhaqî rapporte, d’après Qatâdah : la première personne à avoir émigré vers Allâh, – exalté soit-Il – avec sa famille, est ʿUthmân ibn ʿAffân رضي الله عنه.
Qatâdah dit : j’ai entendu an-Naḍr ibn Anas dire, et j’ai entendu Abû Ḥamzah – c’est-à-dire Anas ibn Mâlik – dire : ʿUthmân ibn ʿAffân partit avec Ruqayyah, la fille du Messager d’Allâh ﷺ, vers la terre d’Abyssinie. La nouvelle de leur sort tarda à parvenir au Messager d’Allâh ﷺ. Une femme des Quraychites arriva et dit : « Ô Muḥammad, j’ai vu ton gendre accompagné de son épouse. » Il dit : « Dans quel état les as-tu vus ? » Elle répondit : « Je l’ai vu alors qu’il portait… »